Publié le 28 May 2018 - 22:33
ELECTION PRESIDENTIELLE DE 2019

Khalifa Sall officiellement investi par ses militants

 

Selon une déclaration parvenue hier à EnQuête, les responsables socialistes des 45 départements du pays ont décidé, ce week-end, de porter la candidature de Khalifa Sall à la Présidentielle de 2019. Cela, en dépit de sa condamnation à 5 ans de prison.

 

Choisi par certains de ses camarades pour porter les couleurs du Parti socialiste à la prochaine élection présidentielle, le maire de Dakar Khalifa Ababacar Sall a été officiellement investi candidat ce week-end. Selon une déclaration de son entourage parvenue hier à EnQuête, ce sont les responsables socialistes des 45 départements du pays qui en ont décidé ainsi, à l’issue d’une Assemblée générale tenue samedi dernier à Dakar. ‘’Les responsables socialistes des 45 départements, réunis à Dakar le samedi 26 mai 2018 sur convocation du Secrétaire national à la vie politique, à l’effet d’examiner la situation politique nationale, proposent la candidature de Khalifa Ababacar Sall à l’élection présidentielle de février 2019’’, déclarent, dans la note, les pro-Khalifa Sall. Pour porter cette candidature, ils proposent la mise en place de la plateforme ‘’Taxawu Senegaal-Khalifa Président’’. Ainsi, ils donnent mandat à leur candidat de discuter avec toutes les forces politiques et citoyennes qui partagent sa vision pour l’élargissement de la plateforme aussi bien au niveau national qu’international.

Pour vulgariser cette candidature, les partisans du maire de Dakar décident à cet effet, de l’organisation de tournées sur toute l’étendue du territoire national et dans la diaspora afin de mobiliser les camarades, sympathisants, soutiens et alliés autour du projet politique socialiste. Ils rappellent ainsi à l’opinion publique nationale et internationale que Khalifa Ababacar Sall reste en l’état électeur et éligible contrairement à ce que théorisent les tenants du pouvoir.

Auparavant, les camarades de Khalifa Sall ont déploré la ‘’gravité’’ de la situation nationale marquée, selon eux, par une crise généralisée notamment la crise du système universitaire, avec la répression aveugle des étudiants ayant abouti à la mort tragique de Mouhamadou Fallou Sène, étudiant à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis ; le forcing à l’occasion du vote de la loi sur le parrainage qui cache des desseins inavoués ; l’arrestation arbitraire de Barthélémy Dias, l’arrestation puis le procès politique de Khalifa Sall avec sa condamnation à cinq de prison, la crise du secteur de la santé et du secteur de l’éducation avec des grèves récurrentes. Mais aussi la situation d’insécurité alimentaire dans plusieurs zones du pays et une mauvaise campagne de commercialisation de l’arachide avec plusieurs dizaines de milliards de dettes aux opérateurs privés et aux producteurs agricoles. De même que les dettes auprès des bailleurs, du secteur privé, des universités privées et des exécutifs locaux, attestant une crise de trésorerie sans précédent de l’Etat du Sénégal. Ce qui, selon eux, ‘’explique le non-respect des engagements du gouvernement’’.

ASSANE MBAYE

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