Publié le 25 Nov 2020 - 01:42
BAGARRE DANS LA MOSQUEE DE SARE MOUSSA NDOUROU

20 fidèles arrêtés par la gendarmerie

 

 
La gendarmerie de Kolda a procédé, hier, à l’arrestation de 20 villageois ayant occasionné des blessures aux talibés et parents de l’imam de la mosquée de Saré Moussa Ndourou. Ils vont être présentés, ce mardi, au procureur de la République près le tribunal de grande instance de Kolda.
 
 
 
Le vendredi 20 novembre dernier, vers 14 h, lors de la prière, la mosquée de Saré Moussa Ndourou a été le théâtre d’une violente bagarre entre le camp de l’imam et celui du chef de village. Le chef du village et ses partisans reprochent au religieux de créer des conflits entre les habitants, ‘’de traiter avec mépris les gens et de n’avoir aucune considération pour les populations’’. L’adjoint du chef du village, Demba Kandé, explique que les habitants du village avaient refusé que l’imam actuel, Thierno Mouhamadou Seydou Seydi, ne prenne la succession de son père décédé.
 
‘’Mon grand frère, qui est le chef du village, m’avait appelé au téléphone pour m’en parler. Je lui ai dit : laissons-le gérer le poste. C’est ainsi qu’il a été nommé imam de la mosquée du village. Je l’ai fait parce qu’il y avait du respect, de la considération et de la confiance envers sa personne. Mais, au bout de quelque temps, il a complètement changé de visage. Il ne respecte plus personne, ni les personnes âgées ni les fidèles, encore moins les notables du village. Nous avons informé le maire de notre commune, le sous-préfet, la gendarmerie et la BMS. Toutes ces autorités compétentes ont été saisies de la question. Parce que nous déclarons l’imam Thierno Mouhamadou Seydou Seydi persona non grata. Nous ne voulons plus de lui à la tête de cette mosquée’’.
 
Selon les dires de Demba Kandé, la crise couve depuis 11 mois. ‘’Moi et ceux qui sont avec nous, nous ne prions plus à la mosquée, à cause de l’imam. Comme les autorités compétentes n’ont pas réglé cette question, nous nous sommes levés, aujourd’hui, pour dire que nous sommes contre l’imam Thierno Mouhamadou Seydou Seydi’’. 
 
L’imam rejette les accusations faites à son encontre
 
Interrogé, l’imam Thierno Mohammadou Seydou Seydi balaie d’un revers de main toutes les accusations faites à son encontre. Il explique : ‘’Demba Kandé, petit frère du chef du village, veut me faire faire des choses que la religion ne me permet pas. C’est ce qui est à l’origine de la mésentente entre moi et ses partisans. Il montait les habitants de notre village contre moi, en les poussant à ne pas prier à la mosquée. Malgré tout, les fidèles continuent de venir prier à la mosquée. Ils lui l’ont dit que je n’ai pas commis une faute qui mérite qu’on m’enlève de ce poste. Non satisfait, Demba Kandé et ses éléments ont fait irruption dans la mosquée pour empêcher les fidèles de prier.’’
 
N’eût été l’intervention rapide de la gendarmerie, le pire allait se produire. Mais, poursuit-il, lorsque les gendarmes sont partis, ‘’Demba Kandé et ses éléments ont battu certains de mes proches et ont blessé beaucoup parmi eux. Face à cette situation, j’ai conduit les blessés à l’hôpital régional de Kolda, avant de porter plainte contre les auteurs que nous connaissons bien’’.
 
Pour l’heure, la tension est toujours perceptible dans le village, avec deux camps qui se regardent en chiens de faïence.  Le chef du village et ses hommes restent catégoriques : ‘’Thierno Seydou Seydi ne va plus diriger la prière dans la mosquée.’’ Les partisans de l’imam soutiennent le contraire.
 
NFALY MANSALY
Section: 
CONSEIL RÉGIONAL DE CONSOMMATION : Saint-Louis fixe les nouveaux prix plafonds du riz brisé ordinaire
PARUTION - QUATRIÈME BLESSURE : Mandiaye Diallo souligne l’urgence d’une indépendance technologique
HAMIDOU DIEDHIOU, SECRETAIRE GENERAL DU SELS, EN VISITE A LINGUERE « Nous continuerons toujours à mener d’autres plans d’action, si… »
APPEL DES LAYENE Seydina Issa Thiaw Laye plaide pour une solidarité islamique refondée
Actes contre nature
Dispositif de la police nationale
SEYDINA MOUHMADOU LAMINE LAYE (KHALIFE GÉNÉRAL DES LAYÈNES) “Cette solidarité ne doit pas rester théorique, elle doit se matérialiser de manière effective”
CHAVIREMENT D'UNE PIROGUE DANS LES EAUX MAURITANIENNES : Quatre pêcheurs portés disparus
LOTISSEMENT DE MBOUR 4 : Le gouvernement accélère la restructuration
FACULTÉ DE MÉDECINE UCAD : Le symbole de l’intégration
40 MILLE VICTIMES - 2,5 MILLIARDS FCFA DÉTOURNÉS : Une fraude géante mise à nu
MINUSCA : Un militaire sénégalais tué, sept autres blessés en Centrafrique
INTERPELLÉS HIER PAR LES LIMIERS DE GRAND YOFF : « Gendarme Sow » et « policier Diop » dépouillaient les commerçants
SOLIDARITÉ ISLAMIQUE : L’héritage unificateur de Seydina Limamou Lahi
TRAFIC DE DROGUE, BLANCHIMENT D’ARGENT, FINANCEMENT DU TERRORISEME… Les acteurs de la lutte contre le crime organisé peaufinent leur stratégie à Dakar
FACE AUX ATTAQUES ARMÉES DES VOLEURS DE BÉTAILS : Les éleveurs de Simbandi Brassou réclament justice et protection de leurs biens
SAINT-LOUIS : DÉMATÉRIALISATION DES COMMANDES PUBLIQUES : La plateforme “Appel” présentée aux acteurs de la zone Nord
COMMERCIALISATION DES PRODUITS SOFTCARE : La mission parlementaire entame les auditions
FONDEMENTS ÉTHIQUES : La solidarité comme projet de civilisation à Diamalaye
DIPLÔMES DES BACHELIERS DE 2018 RETENUS PAR DES ÉCOLES PRIVÉES : L’annonce de la fin du calvaire des étudiants