Publié le 17 Sep 2019 - 03:26
DISTRIBUTION DES RECETTES DE LA SODAV - LE CRI DU CŒUR DE MAME J RAS SOUL

‘’Depuis 2004, je n’ai reçu que 8 000 F’’  

 

La Sodav (Société sénégalaise du droit d’auteur et droits voisins) a été mise en place depuis 2013, en continuation des activités du Bsda (Bureau sénégalais du droit d’auteur). Ses missions principales peuvent se résumer dans la perception, la gestion et la répartition des droits d’auteur et droits voisins aux créateurs sénégalais. Toutefois, parmi ces derniers, certains ne se retrouvent pas dans l’accomplissement de cette mission. Mame J Ras Soul, artiste reggaeman, a exprimé son écœurement face  au manque de clarté dans la répartition des recettes.

 

Se prononçant lors de l’inauguration de son studio de production Khidma Music Group Intertainment à Nianing, ce samedi, le raggeaman Mame J Ras Soul a déversé son venin sur la répartition des recettes de la Sodav. ‘’Je n’ai reçu que 8 000 F Cfa de cette société, depuis que j’ai commencé à faire de la musique en 1994’’, a-t-il martelé. Dans ce sens, il a précisé : ‘’Je suis adhérent de cette société depuis 2004 et depuis lors, quand je sors un album, j’achète des hologrammes, ensuite je fais des concerts. J’ai participé à des émissions, mes clips passent à la télé, mes sons passent à la radio et je suis en règle avec eux’’, fait savoir l’artiste-producteur. Avant de continuer : ‘’J’y suis allé plusieurs fois pour y voir plus clair, mais à chaque fois, on tourne en rond, on me demande de revenir, on me sert des bla-bla’’, tonne-t-il.

Sur la même lancée, il a indiqué que ces sommes réclamées ne font pas vivre l’artiste qu’il est. Mais, a-t-il pesté, ‘’au moins, nous avons besoin d’être informé. Et je le dis haut et fort, en tant que raggeaman, ce n’est pas normal !’’.

Et l’artiste d’attirer l’attention des autorités sur la différenciation qui existe entre ce qu’il appelle ‘’gros poissons’’ et ‘’petits poissons’’ : ‘’Le message que je veux lancer aux autorités, c’est juste leur dire que nous sommes des Sénégalais comme les autres artistes, surtout les grands. Parce qu’on a l’impression que là-bas, c’est une histoire de gros poissons et de petits poissons. Nous sommes les petits poissons et il faut que cela cesse. C’est tout’’, a indiqué l’ancien membre de Ndongo Yi.   

IDRISSA AMINATA NIANG

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