Publié le 5 Aug 2020 - 09:18

Guy Marius Sagna

 

Depuis quelques jours, des Sénégalais font le corollaire entre le nombre important de décès noté un peu partout dans le pays et la faiblesse du système de santé du pays. L’activiste et leader de Frapp/France dégage, Guy Marius Sagna, en fait partie et a partagé sa réflexion hier sur sa page Facebook.

‘’Il y a un an, j'étais en prison pour plusieurs raisons. L'une d'elles, avoir pointé du doigt le sabotage de notre système de santé. Pendant 60 ans, la santé publique a été sabotée. Les centres de santé, les hôpitaux, les postes d'infirmiers, de médecins, de gynécologues, de sages-femmes, le matériel médical... ont été mangés par nos élus.

Ils ont aussi été mangés par le FMI et la Banque mondiale avec la complicité de nos élus’’, a-t-il dénoncé. Il rappelle d’ailleurs une assertion de l’écrivain Aimé Césaire qui disait : ‘’C'est de votre maigreur que ces messieurs sont gras.’’ Il pointe du doigt la gestion des autorités actuelles.

‘’Regardons bien le président Macky Sall, ses ministres, ses députés, ses HCCT, ses Cese, ses CNDT, ses chargés de missions, ses surfacturations, ses signatures, ses fonds politiques... c'est de leur grosseur que nos hôpitaux sont vides, pauvres, malades, agonisants.’’

...Il a affirmé que c’est cela ‘’la raison pour laquelle il a fallu 10 ans pour réfectionner la maternité de Le Dantec, 15 ans pour construite le centre de santé de Jaxay toujours pas achevé’’. Il s’interroge et se demande ‘’qui accouchent et se soignent dans les centres de santé publics ?’’. Sans le dire, il pense que ce sont les pauvres.

‘’Si les frontières n'étaient pas fermées, si le Sénégal n'était pas mis à l'index, beaucoup parmi ceux qui sont morts cette année 2020 ne seraient pas morts’’, a-t-il analysé. Il est même sûr que ‘’si le Sénégal avait construit un système sanitaire national, démocratique, populaire, ils ne seraient pas morts. Pas autant’’. A cet effet, il a invité les autorités et les populations à un sursaut national. ‘’Voilà pourquoi il nous faut vite réaliser la révolution anti-impérialiste, populaire et panafricaine. Trop de morts évitables ! Trop de vies sacrifiées sur l'autel d'intérêts néocoloniaux, politiciens’’.

 

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