Publié le 14 Feb 2018 - 07:58

Hommage à mon frère Hamidou Ciré Dia

 

Ce dimanche, 4 février 2018, restera une date gravée à jamais dans nos mémoires.  Une date dont se souviendront ta famille, tes amis, tes collaborateurs, l’intelligentsia, les hommes de lettres et de culture, les philosophes, entre autres. Comme notre Papa décédé, à l’âge de 55 ans, en 1954, tu es parti toi aussi un 4 février, à 65 ans. Un père parti très tôt pour toi alors que tu étais juste âgé de trois mois.

Ce 4 février 2018, nous avons pleuré ‘’Djinné Diaranguel’’, surnom que t’avaient donné tes grands-parents au village de Thikité, quand, tout petit, tu échappais régulièrement à leur vigilance, traversant le fleuve Doué et les marres pour rejoindre la localité de Diaranguel à des dizaines de kilomètres.

Tes collaborateurs, tes étudiants, l’intelligentsia, les hommes de lettres et de culture, les philosophes  t’ont rendu hommage. Je veux citer, entre autres, le président de la République Macky Sall  dont tu étais le conseiller spécial pour la Culture et pour qui tu étais ‘’le grand frère’’,  ‘’l’homme incapable de méchanceté’’.

Pour le président de  l’Association des écrivains du Sénégal, Alioune Badara Bèye, ‘’tu étais le relais infatigable entre la communauté des écrivains et le président de la République’’. Je n’oublierai pas l’ancien ministre de la Culture, Amadou Tidiane Wone,  pleurant ‘’les sanglots de l’espoir’’, titre de ton œuvre poétique.

El Hadji Hamidou Kassé, ministre-conseiller à la présidence de la République en charge de la communication, Racine Talla, directeur général de la RTS, Abdou Latif Coulibaly, ministre de la Culture, Souleymane Jules Diop, ministre en chargé du PUDC, l’écrivain Momar Guèye t’ont rendu un vibrant hommage. Sans oublier le doyen Cheikh Hamidou Kane, Amadou Kane Diallo, ancien Maire de N'dioum et l’artiste Baaba Maal, des amis de jeunesse. Ils ont tous salué ’’l’humaniste, l’homme de culture, le philosophe, l’homme de lettres, l’écrivain fécond et talentueux, le grand esprit, l’homme généreux’’ que tu étais. Merci pour ces mots.

Tu nous auras marqué par ta capacité d’écoute, ton ouverture d’esprit qui te permettait d’échanger avec tout le monde même avec des enfants.

Pour moi, tu as été le petit frère, le confident de tous les jours. Tu as été un conseiller dans mon combat politique et syndical en France d’abord, et au Sénégal par la suite lorsque je suis rentré définitivement au pays. Ce qui fut très précieux pour moi, l’autodidacte.

Comme disent les Hal pulaar ‘’a wirni kono a maddiaani’’ autrement dit ‘’l’homme passe, mais les souvenirs restent’’. Tu nous laisses un grand vide. Il nous reste à prier pour le repos de ton âme, à préserver cet immense héritage que tu laisses à la postérité et à veiller sur tes enfants qui avaient encore tant besoin de leur Papa. 

 

 

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