Publié le 21 Jan 2019 - 07:34

JAMRA dénonce la scandaleuse inauguration paganiste de la Grande Mosquée de Guédiawaye !

 

Lors de l'ouverture de la saison de lutte de 2013, JAMRA avait déploré l’usage profanatoire qui était régulièrement fait, au vu et au su de tous, dans les arènes de lutte, de pages arrachées du Saint Coran, lors des préparations mystiques de certains lutteurs. Malgré les sourdes désapprobations qui fusaient dans l'opinion, les plus téméraires de ces lutteurs continuaient de faire fi du caractère sacré des Saintes Ecritures, lesquelles continuaient de côtoyer dans leurs attirails mystiques toutes sortes d'impuretés et de souillures, allant des boyaux de volailles aux urines de chèvre!

 

Dans une déclaration publique, en date du 4 juillet 2013, JAMRA adressa ses vives félicitations au Président du Cng de Lutte, le Docteur Alioune Sarr, responsable morale de cet organe de régulation de ce sport traditionnel populaire, pour la promptitude de sa courageuse réaction de désapprobation. D'autant que celle-ci venait renforcer une précédente mesure du Cng de Lutte, qui avait mis un terme à la manie qu’avaient certains lutteurs de transformer insidieusement les arènes en champs de propagande confrérique, à travers l'exhibition de l'effigie de leurs guides religieux; ce qui pouvait constituer une source potentielle d'exacerbation de rivalités confrériques.

Mais JAMRA et MBAÑ GACCE étaient loin de s'imaginer que le Rubicon allait être allègrement franchi, ce vendredi 18 janvier 2019, à l'occasion de l'inauguration de la Grande Mosquée de Guédiawaye. Ce site, dont la haute sacralité est proclamée par Allah, dans la sourate «Djinni», verset 18: «Wa annal Massajida lilah» (Les Mosquées sont les demeures de Dieu), est en effet devenu, le temps d'une inauguration, de surcroît un jour saint de Vendredi, un haut lieu du paganisme! N'aurait-il pas été plus indiqué d'étrenner ce lieu de prière et d'adoration du Dieu Unique par des récitals publics du Saint Coran ou par la prestation d'une des chorales des nombreuses écoles coraniques de Guédiawaye? Ou encore d'y implorer la miséricorde divine, en psalmodiant de sublimes khassaïds de Bamba, de Maodo, de Baye Niasse, de Baye Laye ou de bien d'autres grandes figures de l'Islam qui reposent en terre sénégalaise? «Les croyants ne peuvent se réunir pour invoquer Dieu, sans que des anges bienveillants ne viennent les envelopper de leurs ailes protectrices, et que la Miséricorde Divine ne descende sur eux», enseigne un hadith du Messager d'Allah, rapporté par Abû Hurayra.

Mais, que nenni ! Pour la première fois au Sénégal, un lieu de culte, dont la première pierre a été posée en 1978 par le Khalife Abdou Aziz Sy Dabakh, censé être un haut lieu de glorification du Dieu Unique, fut étrenné dans une modalité inédite, en étant le théâtre d’un inadmissible concert de «sabars», de «tamas», et de sifflets stridents, ponctué de danses endiablées et de hurlements hystériques de célèbres thuriféraires experts en «taakhouraan». Le tout dans une atmosphère digne du folklore des cérémonies initiatiques des animistes de jadis! Le défunt Khalife, Dabakh Malick, a du se retourner dans sa tombe !

JAMRA et l'Observatoire de veille et de défense des valeurs culturelles et religieuses, MBAÑ GACCE, constants dans leur démarche face à toutes formes de profanation de lieux de culte et de déliquescence des valeurs de notre sublime Religion, condamnent énergiquement ces actes sacrilèges. Et invite le chef de l'État à ne plus cautionner par sa présence physique de telles dérives paganistes, qui auront (au vue des interpellations reçues par JAMRA) heurté de nombreux musulmans dans ce qu'ils ont de plus cher: leur Foi.

Le 19 janvier 2019

Les Bureaux exécutifs de

JAMRA & MBAÑ GACCE

ongjamra@hotmail.com

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