Publié le 14 Feb 2021 - 03:23
MENACES DE MORT ENVERS UN AGENT DE LA POLICE A TRAVERS LES RESEAUX SOCIAUX

Sadio Traoré a écopé d’une peine de 3 mois de prison ferme

 

Escroqué par le nommé Ousmane Ndiaye, Sadio Traoré a tenté de se faire justice via les réseaux sociaux. Pis, il a accusé le frère de son bourreau, un policier de surcroit, de complicité et proféré des menaces de mort à son endroit.  

 

Voulant se faire justice lui-même, Sadio Traoré s’est mis dans le pétrin. La juge du tribunal des flagrants délits de Dakar lui a infligé trois mois de prison ferme pour outrage à agent de la Fonction publique, collecte illicite de données à caractères personnels, diffusion de données à caractères personnels et menaces de mort. 

Courtier de son état, Sadio Traoré, né en 1974, a utilisé les réseaux sociaux pour traquer Ousmane Ndiaye. A l’en croire, celui-ci l’a escroqué. Plus grave, il s’est attaqué, via Facebook, à la famille de son bourreau, en leur proférant des menaces de mort.  ‘’Aidez-nous à arrêter ce grand escroc Ousmane Ndiaye, en complicité avec son frère, un agent dans un commissariat au nord du pays (Dagana). Sa famille a déménagé à Ouest-Foire. Forte récompense à celui qui le retrouve’’, a-t-il écrit, en postant la photo d’Ousmane et de sa sœur. Informé, le policier Cheikh Tidiane Ndiaye, qui a été visé dans l’annonce, a introduit une plainte contre Sadio Traoré à la Division de la cybercriminalité. D’après le plaignant, en l’espace de 24 heures, 97 personnes ont partagé la publication. 

Interrogé, Sadio Traoré a reconnu être l’auteur de la publication d’images appartenant à autrui et nié les menaces de mort que lui reproche Cheikh Tidiane Ndiaye. Même si, dans un message sur Messenger échangé avec une connaissance qui l’a transféré à la sœur de la partie civile, il écrit : ‘’Il va se faire tuer.’’ Confronté à cette publication, il a déclaré : ‘’En proférant les menaces de mort, je faisais allusion à Ousmane. Quand j’ai reçu la convocation de la cybercriminalité, j’ai retiré la publication.’’

La représentante du ministère public, pour qui les faits sont constants, a requis trois mois d’emprisonnement ferme contre le prévenu. De son côté, le conseil de la défense, Me Fadel Diack, a sollicité une application bienveillante de la loi pénale.

Mais son client, reconnu coupable, a finalement été condamné. 

MAGUETTE NDAO

 

Section: 
CORED : L’intelligence artificielle à l’épreuve de l’éthique journalistique
MENACES DE GREVE GENERALE - LE FSDT A MBOUR Mody Guiro hausse le ton face à l'État
Des comprimés de tapentadol saisis dans un bus à Koungheul
IA ET CYBERMENACES : Les États africains face à l’urgence d’une riposte continentale
Affaire Modou Ngom
PARUTION - « A LETTER TO MY YOUNGER SELF » Dix-sept femmes africaines écrivent à celles qu’elles étaient
RENTRÉE SCOLAIRE 2026-2027 À NOTTO DIOBASS : Vingt-trois millions pour les fournitures, des besoins en papier persistent
CONSEIL DES MINISTRES : Diomaye Faye en croisade contre les inondations
RENTRÉE SCOLAIRE 2026-2027 : Les cours reprennent, les inondations retardent encore certaines écoles
LUTTE CONTRE LES VBG : Quand le Sénégal s'inspire du modèle Béninois
EXÉCUTÉS À GIGNY EN 1940 Yali Fall et Souleymane Ly, la mémoire retrouvée
ACCUSATIONS SUR LE FINANCEMENT DES SALAIRES : Sen TV porte plainte contre Cheikh Bara Ndiaye
VIOLENCES CONTRE LES FEMMES ÂGÉES : Des abus encore largement invisibles
Droits de l’homme
DAKAR DEM DIKK : Les syndicats menacent de paralyser le réseau pendant trois jours
AFFAIRE MBAYANG DIOP : Dix ans après, la société civile plaide pour la grâce royale
TRAFIC DE FAUX BILLETS DAKAR, MBOUR, THIÈS ET LOUGA : Le grand coup de la gendarmerie
ÉDUCATION - RSE : LES ICS au chevet des écoles de Tivaouane et Méouane
LA SITUATION DU CHÔMAGE AU SÉNÉGAL : Le marché de l’emploi sous tension au deuxième trimestre 2026
Journée mondiale de la vue