Publié le 10 Feb 2020 - 20:46
MENACES DE MORT ET INJURES PUBLIQUES

Il insulte, violente sa mère et va en prison pour 6 mois 

 

Ibrahima Diouf a été attrait devant le tribunal des flagrants délits par sa mère Ndèye Fatou Ciss, ce vendredi 7 février, pour menaces de mort, violences et voie de fait et injures publiques.

 

Ndèye F. Ciss avait convaincu son frère qui vit en Italie d'y amener son fils Ibrahima Diouf. Mais ce dernier n’y a passé que quelques semaines, puisqu'il n'arrivait pas à s'entendre avec son oncle. Ensuite, il a rejoint la Suisse où il a séjourné quelques années avant de revenir au Sénégal, les mains vides. Depuis son retour du pays helvétique, en mai 2019, Ibrahima mène la vie dure à sa mère et à ses neveux. Il terrorise sa famille et menace de mettre fin aux jours de sa maman qui s'est tournée vers la justice pour lui donner une leçon et le faire quitter la maison, afin de retrouver la quiétude.

Devant le tribunal des flagrants délits, Ndèye F. Ciss a raconté par le menu les misères causées par son fils. ‘’C’est mon fils et j'ai tout fait pour lui. Si je vais jusqu’à porter plainte contre lui, c'est que je n'en peux plus‘’, a-t-elle déploré. ‘’Il n’arrête pas de taper mes petits-fils. La dernière fois, il voulait tabasser ma femme de ménage et je me suis interposée entre eux. C'est là qu'il m'a bousculée et a juré qu'il allait me tuer, si j'avais été un homme comme lui. Il insulte et tabasse tout le monde. Même quand j'ai porté plainte et que la police m'a remis la convocation, je n'ai pas osé la lui remettre. Ils se sont déplacés eux-mêmes pour l’arrêter. Tout ce que je veux, c'est qu'il quitte ma maison‘’.

Pendant tout le temps que sa maman témoignait, le prévenu n’a eu de cesse de sourire. Lorsque le président lui a demandé ce qu'il y avait de drôle, il a répondu : ‘’’Dafay soss’ (elle ment). Elle ne dit pas la vérité. Elle ne raconte que des mensonges. Je me demande, si tout va bien dans sa tête.’’

Autant dire que cette tirade a choqué toute la salle, bouche-bée devant l’insolence d’Ibrahima Diouf.

Prévenu pour avoir proféré des injures publiques envers sa pauvre maman, de l'avoir malmenée et menacée de mort, I. Diouf a pourtant refusé les charges qui pèsent contre lui, soutenant qu’il s’agit d’une histoire montée de toutes pièces. Il a confié que pendant son séjour en Europe, il avait laissé libre accès à son compte au Crédit mutuel à sa maman et qu'il a beaucoup aidé ses frères. Mais sa maman lui rabâche tout le temps qu'il a raté sa vie. ‘’J'ai même acheté un terrain de 300 m2 à Sébikotane, mais elle me dit toujours que je n'ai rien foutu de ma vie. C'est ce qui a amené nos différends. Mais elle ne dit pas vrai, quand elle dit que je l'ai bousculée‘’, s'est-il défendu.

Maitre Babacar Mbaye, conseil de la partie civile, se demande si tout va bien dans la tête du prévenu, vu la manière indigne dont il se comportait avec sa mère et son insolence devant le tribunal. ‘’On ignore ce qui se passe dans sa tête. Est-ce qu'il ne serait pas en train de prendre des substances illicites ? Ma cliente est à la retraite et a besoin de repos‘’, a-t-il plaidé.

Maitre Mbaye n’a demandé que le franc symbolique et qu'il aille se chercher un autre toit. Dans le même sens, la représentante du parquet a demandé au tribunal de le déclarer coupable et a requis une peine ferme d'un an.

Au final, Ibrahima Diouf a été déclaré coupable et va en prison pour 6 mois.

FAMA TALL

Section: 
CONSEIL RÉGIONAL DE CONSOMMATION : Saint-Louis fixe les nouveaux prix plafonds du riz brisé ordinaire
PARUTION - QUATRIÈME BLESSURE : Mandiaye Diallo souligne l’urgence d’une indépendance technologique
HAMIDOU DIEDHIOU, SECRETAIRE GENERAL DU SELS, EN VISITE A LINGUERE « Nous continuerons toujours à mener d’autres plans d’action, si… »
APPEL DES LAYENE Seydina Issa Thiaw Laye plaide pour une solidarité islamique refondée
Actes contre nature
Dispositif de la police nationale
SEYDINA MOUHMADOU LAMINE LAYE (KHALIFE GÉNÉRAL DES LAYÈNES) “Cette solidarité ne doit pas rester théorique, elle doit se matérialiser de manière effective”
CHAVIREMENT D'UNE PIROGUE DANS LES EAUX MAURITANIENNES : Quatre pêcheurs portés disparus
LOTISSEMENT DE MBOUR 4 : Le gouvernement accélère la restructuration
FACULTÉ DE MÉDECINE UCAD : Le symbole de l’intégration
40 MILLE VICTIMES - 2,5 MILLIARDS FCFA DÉTOURNÉS : Une fraude géante mise à nu
MINUSCA : Un militaire sénégalais tué, sept autres blessés en Centrafrique
INTERPELLÉS HIER PAR LES LIMIERS DE GRAND YOFF : « Gendarme Sow » et « policier Diop » dépouillaient les commerçants
SOLIDARITÉ ISLAMIQUE : L’héritage unificateur de Seydina Limamou Lahi
TRAFIC DE DROGUE, BLANCHIMENT D’ARGENT, FINANCEMENT DU TERRORISEME… Les acteurs de la lutte contre le crime organisé peaufinent leur stratégie à Dakar
FACE AUX ATTAQUES ARMÉES DES VOLEURS DE BÉTAILS : Les éleveurs de Simbandi Brassou réclament justice et protection de leurs biens
SAINT-LOUIS : DÉMATÉRIALISATION DES COMMANDES PUBLIQUES : La plateforme “Appel” présentée aux acteurs de la zone Nord
COMMERCIALISATION DES PRODUITS SOFTCARE : La mission parlementaire entame les auditions
FONDEMENTS ÉTHIQUES : La solidarité comme projet de civilisation à Diamalaye
DIPLÔMES DES BACHELIERS DE 2018 RETENUS PAR DES ÉCOLES PRIVÉES : L’annonce de la fin du calvaire des étudiants