Publié le 23 Jan 2021 - 22:57
PELERINAGE A LA MECQUE 2021

Le vaccin pose l’incertitude

 

Les acteurs de l’organisation du pèlerinage à La Mecque ont rencontré le ministre des Affaires étrangères, hier. La question du vaccin et la rationalisation du nombre de voyagistes étaient au cœur des discussions.

 

Il n’est pas encore certain que les pèlerins sénégalais pourront effectuer le hajj, cette année. La pandémie de la Covid-19 rend encore une fois le voyage hypothétique. Hier, le ministre des Affaires étrangères, Maitre Aïssata Tall Sall, rencontrait les voyagistes à cet effet. Apres deux heures de réunion à huis clos avec les acteurs, le ministre informe que rien n’est encore décidé. ‘’Nous n’avons pas, à l’heure actuelle, à cause de la Covid-19, la confirmation que le hajj aura lieu. Mais nous avons bon espoir’’, fait-elle savoir. Une des questions fondamentales, souligne le ministre, autour de laquelle cette rencontre avec le délégué général au Pèlerinage et les voyagistes est axée, est celle du vaccin.

Selon elle, la nécessité de s’accommoder du choix du vaccin des autorités saoudiennes s’impose, pour éviter d’éventuels problèmes dans ce sens. ‘’Si le Sénégal a deux ou trois types de vaccin qui ne sont pas ceux qui sont préconisés par le royaume d’Arabie saoudite, qu’allons-nous faire ?’’, s’interroge-t-elle.

Donc, d’après elle, il faut déjà poser ces préalables, essayer de les régler à un niveau diplomatique, entre Etats, pour ‘’voir comment aplanir les difficultés à venir, dans ce contexte particulier de Covid-19’’.

Même si le coronavirus et la question des vaccins peuvent compromettre le pèlerinage, Aïssatou Tall Sall fait savoir qu’avec les voyagistes, ils sont en train de prendre toutes les précautions pour que si ‘’le hajj à lieu, toutes les dispositions soient prises au préalable pour l’organiser dans les meilleures conditions’’.

Elle informe que leur entrevue a d’ailleurs pour vocation de ‘’s’assurer qu’ils sont dans les conditions matérielles, financières et professionnelles avec les organisations saoudiennes’’ pour pouvoir accueillir les pèlerins et les ‘’mettre dans de bonnes conditions’’.

‘’On ne peut pas encaisser l’argent des pèlerins’’

L’édition de cette année, informent le ministre des Affaires étrangères et le représentant des voyagistes privés Palla Mbengue, dépend de la situation en Arabie saoudite. Face donc à cette incertitude, M. Mbengue prévient certains de ses pairs ‘’malintentionnés’’ qui pourraient encaisser l’argent des candidats au pèlerinage alors que, précise-t-il, pour le moment, on ne peut pas affirmer que le pèlerinage aura lieu.

Un autre point essentiel sur lequel le ministre et les voyagistes ont insisté, est la rationalisation des voyagistes. Car, pour Aïssata Tall Sall, l’on ne peut pas, dans un pays comme le Sénégal, où il y a un nombre ‘’certes important, mais pas trop (élevé) de pèlerins’’ par rapport à d’autres pays comme le Nigeria, avoir 300 voyagistes’’.

Ainsi, elle a souhaité que tous les désagréments qui ont été vécus puissent être évités. Elle fait référence à ces voyagistes sans garanti qui ont encaissé des billets d’avion et des frais de séjour et n’ont pas pu convoyer les pèlerins à La Mecque.

Ainsi, à en croire le ministre, il y a bien nécessité d’anticiper sur une question ‘’privée’’ entre le voyagiste et le pèlerin. Et, souligne-t-elle, l’Etat ne peut pas être absent de ces choses-là. ‘’Nous allons mettre en place un véritable cahier des charges qui va imposer des obligations et des conditions aux voyagistes que l’Etat aussi va sécuriser en apportant sa part de responsabilité en tant que pouvoir public, pour que tout se passe bien’’, déclare Aïssata Tall Sall.

Concernant ce cahier des charges, Palla Mbengue rappelle que tous les acteurs sont d’accord sur sa validité. Mais, prévient-il, cela ne veut pas dire aujourd’hui que le pèlerinage aura lieu. ‘’Aujourd’hui, on ne peut pas encaisser l’argent des pèlerins, parce que rien n’est sûr. Ça ne dépend ni de nous ni de l’Etat du Sénégal, mais plutôt de l’Arabie saoudite’’, précise le voyagiste.

IBRAHIMA MINTHE (STAGIAIRE)

 

Section: 
Wakhinane Nimzatt
COURSES DE CHEVAUX ET D’ÂNES À TOUBA : Le rappel à l’ordre du khalife
LEVÉES DE FONDS POUR BÉBÉS MALADES ET DÉNONCIATION DG DGPJS : Ndella Madior Diouf attendue à la Sûreté urbaine
SAINT-LOUIS : DON DE MOTOPOMPES : Les quartiers inondables soulagés
SECURITE SANITAIRE DES ALIMENTS AU SENEGAL, BURKINA ET MALI : La restauration de rue au cœur des préoccupations
CRISE DE L’ÉLECTRICITÉ Thierno Alassane Sall met en cause la gestion du secteur et écarte la thèse du sabotage
PÉNURIE DE SANG : La Présidence répond à l’appel du CNTS et vise la pérennité
JOURNEE INTERNATIONALE DES LANGUES DES SIGNES : Les chantiers de l'inclusion
RENSEIGNEMENT EXTÉRIEUR : Le Général Souleymane Kandé prend la tête de LA DGRE
COOPÉRATION EURO-AFRICAINE : L’Europe face à l’urgence de repenser son modèle de coopération
AFFAIRE KHADIM BA - TRANSACTION AVEC LA DOUANE : Me Massokhna Kane évoque un accord à un milliard
Marché de Thiaroye
Trafic de drogue
DÉSENCOMBREMENT DES VOIES PUBLIQUES : Makhtar Cissé veut briser le cycle du recommencement
RETOUR DES DELESTAGES : De l'électricité dans l'air
Détournement de mineure
GRÂCE PRÉSIDENTIELLE : 984 détenus bénéficient d’une grâce exceptionnelle
ME MOUSSA SARR A LA CONFERENCE DE LA COUR DE JUSTICE DE LA CEDEAO : « L’autorité de la justice réside aussi dans son effectivité »
LITIGE FONCIER À KEUR MOUSSA : 22,5 hectares au cœur d’un bras de fer
DÉLESTAGES - SORTIE DU DG DE SENELEC À LA RTS Senelec promet un retour à la normale jeudi