Publié le 22 Feb 2020 - 15:51
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Hier, le maitre coranique Abdoulatif Cissé a passé sa première nuit en prison. Il a été placé sous mandat de dépôt pour coups et blessures volontaires ayant entrainé la mort d’une personne mineure âgée de moins de 15 ans. L’Association des maitres coraniques de Louga a apporté, hier, une autre version de cette affaire.

 

La réaction de l’Association des maitres coraniques de Louga ne s’est pas fait attendre. En effet, après avoir obtenu les résultats de l’autopsie qui ont révélé que le talibé Abiboulaye Camara a été victime d’un traumatisme crânien par coups et blessures sans fracture crânienne avec hémorragie occipitale causée par un objet contondant, l’Association des maitres coraniques de Louga a organisé une conférence de presse à l’école coranique Sokhna Mbayang sise à Thiokhna. Elle voulait éclairer la lanterne de l’opinion nationale et internationale.

Dans un exercice de lavage à grande eau, les maitres coraniques ont raconté une autre version de la mort du jeune apprenant et soutenu qu’il a rendu l’âme de mort naturelle. ‘’L’enfant souffrait de maux de tête, depuis le samedi 15 février 2020, veille du décès du jeune talibé Abiboulaye Camara’’, a déclaré leur porte-parole Wahab Cissé, par ailleurs parent proche du mis en cause. Ce dernier a été placé sous mandat de dépôt, hier, après un retour de parquet, la veille. Son dossier est confié au juge d’instruction du 1er cabinet.

Toutefois, le maitre coranique Abdoulatif Cissé peut compter sur ses collègues qui ont sensiblement haussé le ton, se considérant victimes de lynchage médiatique. ‘’Depuis quelques jours, les maitres coraniques sont victimes de lynchage médiatique à travers les réseaux sociaux. C’est pourquoi nous avons jugé utile de retracer les faits’’, a déclaré Wahab Cissé.

Selon lui, ‘’tout a commencé le mercredi 12 février 2020, au niveau du «daara». Le jeune Abiboulaye Camara se plaignait de maux de tête qui l’ont empêché de faire cours, ce jour-là’’. Il ajoute que ‘’le pauvre enfant a même demandé à une des maitresses coraniques une natte pour s’étaler dans un coin du «daara» pour se reposer. Ça, c’est important à noter. Le samedi 15 février, vers 9 h, Abiboulaye Camara ne maitrisait pas sa leçon du jour, d’après sa maitresse coranique, parce que je précise qu’Abdoulatif Cissé n’est pas son maitre coranique, parce qu’ici le «daara» est composé de classes. Il est dans une classe dirigée par une maitresse. Celle-ci s’en est ouvert à Abdoulatif Cissé qui est venu lui donner trois coups d’un morceau de corde dans le dos, avant d’aller vaquer à ses occupations’’.

‘’Le médecin de Louga a conclu à une mort naturelle’’

Le porte-parole assure qu’Abiboulaye Camara a continué à faire cours jusqu’à 17 h. ‘’Pendant la récréation, il est allé jouer avec ses camarades au terrain de football, jusqu’à 19 h. Il est revenu dans le «daara», après la prière du «timis», pour continuer son cours jusqu’à «guéwé». Après la prière, il est rentré à pied à Montagne extension. Arrivé à la maison, son oncle maternel, dit-on, lui a fait cette remarque : «Mais boy, tu es très fatigué.» L’enfant lui a répondu : «Je jouais au football.» Le soir du samedi 15 février vers la nuit, d’après la famille, il s’est plaint de maux de tête et on l’a acheminé à l’hôpital où le médecin l’a consulté et lui a prescrit une ordonnance de 2 000 F. Le dimanche matin, le gardien du «daara», qui se trouve être un des oncles maternels de l’enfant, est venu signaler que le jeune Abiboulaye Camara ne viendrait pas faire cours, car il est malade. C’est dans la soirée qu’on a appris son décès’’.

Wahab Cissé poursuit qu’on a fait une autopsie à l’hôpital régional de Louga. ‘’Le médecin a conclu à une mort naturelle. Apparemment, la famille n’était pas d’accord avec ces résultats. Ils ont préféré amener l’enfant à Dakar pour une contre-expertise. Au «daara», il n’y a pas d’objet contondant, il n’y a que deux morceaux de corde qui ont été réquisitionnés par la police pour les besoins de l’enquête’’, termine-t-il.

MAMADOU NDIAYE (LINGUERE)

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