Publié le 8 Oct 2020 - 13:36
RELANCE POST-COVID

La BM annonce 160 milliards de dollars pour aider plus de 100 pays

 

Le Groupe de la Banque mondiale prévoit d’apporter jusqu'à 160 milliards de dollars de financements sur une période de 15 mois, afin d’aider plus de 100 pays à protéger les populations pauvres et vulnérables, soutenir les entreprises et favoriser le redressement de l’économie.

 

Le Groupe de la Banque mondiale, l’une des principales sources de financements et de connaissances pour les économies en développement, prend des ‘’mesures rapides et de grande envergure’’ en vue d’aider ces pays à renforcer leur action contre la pandémie de Covid-19. ‘’Nous nous attachons à appuyer les interventions de santé publique et à garantir la circulation de fournitures médicales de première nécessité, tout en soutenant le secteur privé pour permettre aux entreprises de poursuivre leurs activités et maintenir les emplois. Nous prévoyons d’apporter jusqu'à 160 milliards de dollars de financements sur une période de 15 mois, afin d’aider plus de 100 pays à protéger les populations pauvres et vulnérables, soutenir les entreprises et favoriser le redressement de l’économie. Ce montant comprend 50 milliards de dollars sous forme de nouveaux dons et crédits hautement concessionnels fournis par l’Ida’’, affirme le président du Groupe de la Banque mondiale, David Malpass, dans un communiqué de presse rendu public hier.

D’après lui, la perspective d'une croissance ‘’moins inclusive’’ est un ‘’net renversement’’ des tendances qui prévalaient jusqu'à présent. Monsieur Malpass rappelle que la prospérité partagée a augmenté dans 74 des 91 économies pour lesquelles des données étaient disponibles au cours de la période 2012-2017, signe que la croissance était inclusive et que le revenu des 40 % les plus pauvres de la population avait progressé. ‘’Dans 53 de ces pays, la croissance a davantage profité aux plus pauvres qu'à l'ensemble de la population. La croissance des revenus des 40 % les plus pauvres s'est établie à 2,3 % pour la période 2012-2017. En l’absence de mesures pour y remédier, la crise du coronavirus risque de déclencher un cycle d'appauvrissement alimenté par la hausse des inégalités de revenu, la baisse de la mobilité sociale dans la population vulnérable et le déclin de la résilience aux chocs futurs’’, dit-il.

L’extrême pauvreté risque de toucher entre 88 et 115 millions de personnes supplémentaires

Pour la première fois depuis plus de vingt ans, le taux mondial d'extrême pauvreté devrait augmenter en 2020, prévoit la Banque mondiale. Ceci, en mettant en lumière les conséquences aggravantes de la pandémie de coronavirus sur la réduction de la pauvreté déjà freinée par les conflits et le changement climatique.

Selon le rapport bisannuel sur la pauvreté et la prospérité partagée publié hier, la pandémie risque d’entraîner entre 88 et 115 millions de personnes supplémentaires dans l'extrême pauvreté, cette année, et jusqu’à 150 millions d’ici à 2021, en fonction de la gravité de la récession économique. La même source révèle que l'extrême pauvreté, dont le seuil est fixé à moins de 1,90 dollar par jour, devrait ainsi toucher entre 9,1 % et 9,4 % de la population mondiale en 2020, soit un retour en arrière de l’ordre du taux de 9,2 % enregistré en 2017. Sans les bouleversements induits par la pandémie à travers le monde, ce chiffre aurait dû tomber à 7,9 % en 2020.

‘’La pandémie et la récession mondiale qui l’accompagne vont faire basculer plus de 1 % de la population mondiale dans l'extrême pauvreté. Afin de remédier à un recul qui nuit gravement aux progrès du développement et à la réduction de la pauvreté, les pays devront se préparer à une nouvelle économie dans l’après-Covid, en faisant en sorte d’orienter les capitaux, la main-d’œuvre, les compétences et l’innovation vers de nouveaux secteurs d’activité et de nouvelles entreprises. À travers la Bird, l’Ida, l’IFC et la Miga, le soutien du Groupe de la Banque mondiale aidera les pays à renouer avec la croissance et à faire face aux conséquences sanitaires, sociales et économiques de la pandémie, tout en œuvrant à un redressement durable et sans exclus’’, souligne le président de la BM.

La BM indique que si moins d'un dixième de la population mondiale vit avec moins de 1,90 dollar par jour, près d'un quart est en dessous du seuil de 3,20 dollars et plus de 40 % de la population, soit près de 3,3 milliards de personnes, vivent avec moins de 5,50 dollars par jour.

MARIAMA DIEME

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