Publié le 12 Nov 2020 - 03:14
REMANIEMENT MINISTERIEL

Le PDS dénonce des "marchandages politiciens"

 

Les démocrates estiment que le récent remaniement ministériel découle de "calculs politiques" en vue d'un éventuel troisième mandat du président Macky Sall. Pour arriver à une réelle rupture, ils invitent les Sénégalais à rejoindre le parti.

 

La nouvelle équipe gouvernementale n'est pas à la hauteur des défis auxquels est confronté le Sénégal. C'est en tout cas ce que pense le Parti démocratique sénégalais (PDS). L'urgence, selon le PDS, réside dans l'accès à l'eau, à l'école et aux soins ainsi que dans la maitrise de la sécurité alimentaire. Les priorités sont également la prise en charge "sérieuse" de l'émigration clandestine, l'établissement d'une justice indépendante et équitable, et la transparence dans le processus électoral.

Les démocrates rappellent au chef de l'État que, sous la deuxième alternance, la mauvaise gouvernance s'est accentuée par "une déperdition budgétaire sans précédent, des détournements de deniers publics, des marchés fictifs et des surfacturations". Ils ajoutent à la liste un affaissement dangereux et inacceptable des corps de contrôle. Ils dénoncent, en outre, le népotisme et le partage indécent du patrimoine foncier, immobilier et matériel du Sénégal.

 "Cette coalition politicienne, fruit de négociations secrètes guidées par des intérêts personnels, est aux antipodes des préoccupations de nos compatriotes'', déclare le porte-parole du parti.

Par ailleurs, le PDS est convaincu que ce nouveau gouvernement n'a d'autre fin que d'imposer aux Sénégalais un éventuel troisième mandat. En d'autres termes "une vaste tromperie destinée à détourner l'attention des Sénégalais", tout comme le dialogue national.

Estimant que la nouvelle équipe gouvernementale n'est porteuse d'aucune rupture, le Parti démocratique sénégalais tend la main aux Sénégalais ambitieux de se mettre au service du Sénégal, en vue de restaurer fierté et espoir chez la jeunesse. "Cet appel s'adresse également à tous les patriotes soucieux de la restauration de notre démocratie, du respect, de la défense et de la promotion des libertés. Le PDS les invite à les rejoindre dans un large front commun pour faire face aux dérives incessantes et intolérables du régime, et pour que le fichier électoral, le Code électoral et ses textes subséquents garantissent le plein exercice de la démocratie", indique la formation politique dans un communiqué.

Elle exhorte ses militants et sympathisants à s'impliquer "activement" dans la préparation des prochaines élections.

EMMANUELLA MARAME FAYE

Section: 
AUDITIONS D'ABDOU AZIZ DIOUF ET D'ABOUBAKRY NIANE : Destins croisés de deux universitaires
COMMISSION D’ENQUÊTE « UN ÉTUDIANT, UN ORDINATEUR » : Moussa Baldé refuse de se présenter à l’audition du 16 octobre
… Abdoulaye Daouda Diallo non plus
COMMISSION D’ENQUÊTE « UN ÉTUDIANT, UN ORDINATEUR » Moussa Baldé refuse de se présenter à l’audition du 16 octobre
PÉTROLE - FONDS SPÉCIAUX - INONDATIONS : Pastef réclame de nouvelles enquêtes
MASSIFICATION DU PARTI AU POUVOIR : Le MNAS-KIIRAAY s’engage
CEP SUR LE “PATRIMOINE BÂTI DE L’ÉTAT” : Abdou Karim Fofana se lave à grande eau
« UN ÉTUDIANT, UN ORDINATEUR » : Cheikh Oumar Anne conteste l’enquête et décline l’invitation
Assemblée nationale
Mouvement DKA
LICENCES DE PÊCHE : Les zones d’ombre de la chaîne décisionnelle
Commissions d’enquête parlementaire
LICENCES DE PÊCHE : La CEP remonte la chaîne des décisions
ENQUETE PARLEMNATIRE/PATRIMOINE BÂTI DE L’ÉTAT : Baux emphytéotiques, données incomplètes, actifs récupérés : les zones d’ombre d’un patrimoine mal maîtrisé
ENQUÊTES PARLEMENTAIRES : Le Forum Civil veut étendre le contrôle aux véhicules de l’Assemblée et de l’ONRAC
ÉLECTIONS EN GUINÉE-BISSAU : Dakar demande des garanties sur la fin de la transition
“UN ÉTUDIANT, UN ORDINATEUR” : La chaîne de passation des marchés sous le microscope
“UN ÉTUDIANT, UN ORDINATEUR” : Radioscopie d’une politique publique
CÉRÉMONIES DE PASSATION DE SERVICE : La Primature exige la « sobriété la plus stricte »
AFFAIRE SOFTCARE : L’Assemblée nationale pointe les failles du contrôle sanitaire