Publié le 1 Dec 2020 - 18:40
SÉNÉGAL

Une pol'éthique noyée dans une mare-àboue à la traversée cauchemardesque

 

Aucun sénégalais sérieux investi d'une mission patriotique avérée, ne s'engagera à prêter à son pays une posture béate d'un voeu pieux d'une quelconque lueur d'espoir d'ici l'horizon 2035. Face à ces kyrielles d'événements malheureux venus subrepticement s'abattre sur tout un peuple, contre toute attente, sans qu'aucune solution efficace ne soit prise, ne cesse de me laisser pantois et continue de tarauder mon esprit.

Il s'agit d'une des manières les plus ignominieuses avec laquelle ont été gérées la pandémie de la covid-19, les inondations, la distribution des semences et des intrants agricoles et "last but not least", les milliers de jeunes sénégalais dont la moyenne d'âge est comprise entre (15 et 40 ans) qui continuent de mourir entre le désert du Sahara et les côtes méditerranéennes et de l'Atlantique sans qu'aucune autorité n'ait eu à crier Gare ! Avec autant de pertes en vies humaines, aucune cérémonie de deuil national n'ait été réclamée puis exigée par le peuple sénégalais en guise d'hommage aux morts. C'est comme si au Sénégal, il ya des vies à préserver et des morts à banaliser. Ils sont tous tombés les armes, du courage, de l'honneur, de la dignité et de la résilience, à la main.

Leur volonté d'aider leur pays, leurs parents, leurs proches et leurs familles en bandoulière, même si leurs rêves n'auront pas pu se réaliser, ces gens-là auront été des héros face aux multiples défis qu'ils voulaient coûte que coûte relever et des hérauts annonciateurs de lendemains sombres dans un pays qui a tout pour décoller. Quel paradoxe ! Grâce à vos bonnes et nobles intentions, vos sacrifices ne resteront pas vains devant Dieu. D’autres veulent crier ; et leur voix défaillantes expirent de frayeur sur leurs lèvres béantes devant un tel désastre sans qu'un message à la nation n'ait été adressé aux familles éplorées et au peuple sénégalais.

Je me suis déjà perdu dans un pays où l'on est étranger chez soi. Quand tu as, tu es. Quand tu n'as pas, tu n'es pas. 

Toutes nos richesses rôdent autour d'une caste politico-religieuse qui ne dépasse pas dix mille personnes. Ce lobby constitué de politiques et de MARES-À-BOUE plus enclins dans leurs propres affaires que les préoccupations des citoyens lambdas. Ces citoyens à entière part qui continuent de prendre en otage dix sept millions de sénégalais qui souffrent le martyr d'une indigence structurelle extrême. Les Sénégalais n'ont même plus le droit de se laver, de boire faute de pénurie d'eau très fréquente. Ils n'ont même plus le droit de bénéficier d'un enseignement et d'une éducation de qualité. Ni le droit à l'emploi. Dans un pays où se soigner correctement devient un luxe. Même le droit à la sécurité des citoyens est loin d'être d'une effectivité absolue.

Entre la nuance, la ruse et l'intelligence, certains dealers politico-religieux se perdent et se trompent toujours lourdement de cible. Seulement, le peuple doit  apprendre à être lui-même et cesser d'être manipulé par cette pré-bande de plongeurs-experts constituée des politiques et de MARES-À-BOUE. 

Ndiapaly Guèye,

journaliste indépendant,

email : ndiapalygueye@yahoo.fr

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