Publié le 9 Jun 2020 - 18:49
SOUPÇONS DE MAGOUILLE, FAVORITISME… DANS LA DISTRIBUTION DE L’AIDE ALIMENTAIRE

Des femmes sonnent la révolte

 

A Kolda, des femmes ont envahi, ce lundi 8 juin, l’arbre Moussa Baldé et la préfecture pour réclamer des vivres de secours. Elles dénoncent une magouille, du favoritisme, du clientélisme et une politisation de la distribution de l’aide alimentaire dans la commune de Kolda. Le souci est que les quotas sont faibles par rapport aux nécessiteux.

 

La tension était palpable, hier matin, dans les rues de la commune de Kolda, à cause de l’aide alimentaire initiée par le gouvernement, dans le cadre du Programme de résilience à la Covid-19. Aux quartiers Doumassou, Bel-Air, Zone Lycée, Gadapara, Saré Moussa, etc., l’aide a pollué l’atmosphère. D’autant plus que seuls quelques ménages sur 200 ont bénéficié des kits alloués. Ce qui est inacceptable, aux yeux de certaines femmes qui ont mis en place le collectif Mon riz, On ne ‘’riz’’ pas. ‘’Nous avons donné nos noms aux délégués de quartier. Nous avons souffert pendant ces trois mois de restriction. Au moment du partage des vivres, nous sommes zappées par les membres des commissions de distribution. Ce n’est pas normal. Nous voulons des vivres, rien que des vivres’’, ont exprimé ces femmes avec amertume. 

Elles fustigent la manière dont le ciblage a été fait dans certains quartiers. Partout dans la commune, la revendication est la même. Il a fallu la médiation du préfet de Kolda et certains délégués de quartier pour calmer les ardeurs. Une commission consensuelle sera mise en place pour voir si les non-bénéficiaires pourraient avoir satisfaction.

Ainsi, dans la commune de Kolda, la distribution des vivres fait grincer des dents. Les délégués de quartier rencontrés soulignent que le recensement des familles vulnérables éligibles à l’aide alimentaire destinée aux impactés de la Covid-19 est une patate chaude entre leurs mains. Ce recensement, soulignent-ils, fait naître des craintes chez ces populations pour la distribution.  ‘’Même si les critères d’éligibilité ont le mérite d’être clairs, il faut reconnaitre que ce recensement se heurte à des difficultés. La première, c’est que les quotas fixés par les autorités sont faibles par rapport aux ayants droit. Conséquence : les personnes préposées aux opérations de recensement ont du mal à faire l’arbitrage. Qui prendre et qui éliminer ? Une chose est sûre, on ne peut pas inscrire tout le monde’’, dit-on.

EMMANUEL BOUBA YANGA

Section: 
SENELEC - TENSIONS AUTOUR DE LA PRAB : Les syndicats lancent leur plan d’action lundi
GRÈVE GÉNÉRALE CE VENDREDI : Échec des négociations, le mot d’ordre maintenu
Conflits sociaux au Sénégal
Trafic de drogue
Ousmane Ibrahima dia prend les commandes du CORED
MORT D'ABDOULAYE BÂ À L'UCAD - 3 AGENTS DU COUD MIS EN EXAMEN : L'intersyndicale crie à l'injustice
JUSTICE – PROCÈS DE JÉRÔME BANDIAKY : Le parquet requiert cinq ans de prison ferme contre le "Sniper"
LUTTE CONTRE LE TRAFIC D’ÊTRE HUMAIN DANS 59 PAYS : 2 070 victimes identifiées et 1 024 suspects interpellés
INFRASTRUCTURES À THIÈS : Entre modernisation et défis de maintenance
AFFAIRE DU PRÉSUMÉ DÉTOURNEMENT À LA CAISSE DE SÉCURITÉ SOCIALE : Mame Thierno Birahim Bob veut un procès ou une liberté provisoire
RUMEURS D’UNE RENCONTRE AVEC LE CHEF DE L’ÉTAT : Le Codeps rejette toute participation à des discussions avec Diomaye Faye
Tentative de meurtre sur un vigile
MAINLEVÉE DES SUSPENSIONS SUR LES LOTISSEMENTS : L'URD salue une décision "d'équilibre" et appelle à plus de transparence
Gendarmerie mobile
VISITE DE TERRAIN AU MARCHÉ SANDAGA : La sécurité érigée en priorité par le ministre de l'Intérieur
RÉVISION CONSTITUTIONNELLE : Enjeux d’un recours “inédit”
FRONT SYNDICAL POUR LA DÉFENSE DU TRAVAIL : Le FSDT maintient la pression avec une grève générale le 10 juillet
Détention et usage de haschisch
Baccalauréat 2026 à Kaolack
Quinze kilos de chanvre indien saisis à Kaolack