Publié le 20 Nov 2020 - 19:24
SPOLIATION FONCIERE, LICENCIEMENT ABUSIF…

Le collectif Doyna étale les maux de la société 

 

Le collectif Doyna a tenu, hier, une conférence de presse aux allures de manifestation, à la place de la Nation, pour dénoncer les maux de la société.  

 

Le collectif Doyna a fait face à la presse, hier, à la place de la Nation. En abandonnant les hôtels et autres salons cossus pour ce haut lieu de lutte et de rassemblement, son objectif était de permettre à tous les partis membres de s’exprimer et de dénoncer les ‘’injustices’’ dont ils font objet. Ainsi, tour à tour, les différents orateurs ont exposé leurs doléances à l’air libre et debout sous un soleil de plomb. 

Les organisateurs, la plupart des jeunes, ont fait le link entre leurs situations et l’émigration clandestine. Le représentant du Cercle des étudiants orientés dans le privé a déclaré, en ce sens, que certains de leurs condisciples ont perdu la vie dans la mer.

Selon Ansou Faty, la jeunesse ne fait plus confiance aux autorités étatiques de ce pays et se demande, d’ailleurs, comment peut-on leur demander de rester encore au Sénégal, alors que toutes les ressources sont pillées par les étrangers ?  

Les 138 ouvriers de la société d’électrification Excellec, eux, dénoncent un licenciement abusif dont ils sont victimes. La faute, renseigne leur représentant, est d’avoir entrepris d’implanter un syndicat au sein de la boite. Il renseigne, en outre, que plusieurs tentatives de médiation ont été entreprises, sans succès.   

Les préparateurs en pharmacie de la promotion 2007-2015 décrient également leur chômage. D’après leur représentant, la situation est d’autant plus préoccupante que les officines de pharmacie sont gérées par des profanes qui, dit-il, n’ont aucune notion du métier. ‘’Nous sommes en chômage, alors que le personnel médical est déficient dans les structures. Personnellement, je suis prêt à embarquer dans les pirogues, à cause de cette situation’’, déclare-t-il en désespoir de cause.  

‘’Aquatech est une épine dans le pied du monde rural’’

Dans le lot des revendications, le monde rural n’est pas en reste. D’après le représentant de l’Union du monde rural, cette partie du pays fait face à un problème de gestion de l’eau pour les besoins des activités agricoles. A en croire leur porte-parole, les difficultés ont commencé avec l’octroi de la gestion de l’eau rurale à un privé qui, dit-il, les exploite. 

‘’Nos jeunes partent dans les pirogues, car ces privés n’ont respecté aucun point de leur cahier des charges. Aujourd’hui, il faut débourser une caution de 100 mille pour disposer d’eau et mener ses activités. Aquatech est une épine dans le pied du monde rural’’, dénonce-t-il.  

Dans la commune de Bargny, les habitants s’insurgent contre la floraison des industries polluantes, dont l’entreprise turque Tosyali est la dernière venue. D’après le représentant de la municipalité, l’Etat aurait octroyé à cette société 17 ha sur 100. Les habitants craignent d’ailleurs que l’espace restant soit occupé par d’autres industries polluantes. ‘’La commune vit une situation difficile ; Sococim est dans l’espace, la centrale à charbon également. Nous sommes confrontés à des problèmes de malformation et d’autres maladies respiratoires, depuis 1948‘’, dénonce-t-il.   

Cet habitant d’un village de pêcheurs ne comprend pas, lui, le renouvellement des accords des pêche avec l’Union européenne, au moment où l’émigration clandestine reprend de l’ampleur. ‘’L’Etat devrait créer les conditions pour soutenir la jeunesse. Les Sénégalais doivent se soulever pour faire face à ce problème. Nous ne pouvons pas attendre nos dirigeants’’. 

 La liste des orateurs s’est ainsi poursuivie avec son lot de récriminations.

Guy Marius Sagna est d’avis, lui, que le Sénégal marche à double vitesse. Il évoque, à ce propos, l’installation du nouveau président du Conseil économique, social et environnemental, dans la matinée d’hier, alors que, dans l’après-midi, une autre frange de la population s’est réunie pour exposer ses maux. Le leader du mouvement Frappa n’est, cependant, pas d’avis que le Conseil national pour l’insertion et l’emploi des jeunes (CNIEJ) nouvellement créé par le chef de l’Etat pour contrecarrer l’émigration clandestine, puisse être la solution à ce problème.  A l’en croire, cette énième institution ne pourra pas résoudre ce que l’Assemblée nationale, le HCCT ou le Cese n’ont pu faire.  

‘’Ce ne sont que des futilités pour caser une clientèle politique et profiter de nos ressources financières. Est-ce qu’on a besoin d’une nouvelle structure pour venir à bout des difficultés de ces jeunes ? Si le président veut résoudre le problème du chômage, qu’ils rencontrent ces jeunes et les recrutent’’, déclare-t-il. Il considère que ceux qui siègent dans certaines institutions n’ont aucun apport pour la société. ‘’Quand on en aura assez des marches et autres rencontres, on ira devant les entreprises et ministères concernés par nos problèmes, mais nous ne prendrons pas la mer. Nous lançons un appel au président pour résoudre nos problèmes. Nous n’accepterons pas les interdictions de marche’’.  

HABIBATOU TRAORE 

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