Publié le 22 May 2019 - 12:48

Thierno Bocoum

 

L’ancien député Thierno Bocoum a trouvé un moyen original de combattre les meurtres et les violences au Sénégal. Pour lui, c’est par le traitement du criminel d’aujourd’hui que l’on arrive à dissuader le potentiel criminel de demain.

Alors, en quoi faisant ? L’ancien parlementaire explique : ‘’Il est temps d’agir. Le meurtre doit être vulgarisé, commenté. Sa face hideuse et criminelle doit être plaquée sur les écrans de télé et commentée en boucle dans les émissions radiophoniques...’’ Le leader du mouvement Agir estime que les autorités ne doivent pas non plus être en reste. Elles doivent, selon lui, se prononcer et bander les muscles d’un appareil répressif. ‘’Que les auteurs des crimes soient vilipendés. Que tuer soit une catastrophe pour soi, pour sa famille, pour son quartier, pour ses proches. La dissuasion doit être la première arme contre les actes odieux…’’

...C’est que, souligne M. Bocoum, au Sénégal, la violence revêt un caractère tout à fait différent de ce qui se fait dans les autres pays. La plupart des actes criminels, constate-t-il, ne se font pas en plein jour, avec parfois des coups de feu échangés ou des courses-poursuites dans les rues. ‘’Nous n’avons pas une culture de violence ostentatoire et assumée, même si quelques actes, par-ci et par-là, se font de plus en plus en plein jour.

Nous avons globalement une culture de violence cachée. De jeunes filles sont violées dans les chambres et coins de nos maisons. Des meurtres surgissent par le fait de proches, voisins, parents sans qu’on ne s’y attende. Nous avons parmi nous des vicieux qui profitent de l’omerta des autorités et de la vulnérabilité des populations pour accomplir leur forfait’’, crie-t-il dans sa déclaration. Avant d’appeler autorités et populations, chacun pour ce qui le concerne, de combattre vigoureusement le fléau. ‘’Les criminels existeront toujours, mais ils devront se rendre compte qu’ils vivent dans une société qui ne ménagera aucun effort pour les mettre hors d’état de nuire’’. 

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