Publié le 30 Apr 2015 - 11:32
AFFAIRE AZIZ NDIAYE

Mandat d’arrêt lancé contre Abdou Konté

 

Rebondissement dans l’affaire du détournement de riz impliquant le promoteur de lutte Aziz Ndiaye, son père El Hadj Alé et son frère Massata Ndiaye. D’après nos sources, le juge d’instruction a lancé un mandat d’arrêt contre Abdou Konté. Le gus était mandaté pour convoyer au Mali du riz d’une valeur de 100 millions pour le compte du commerçant Mamadou Kébé. La marchandise s’était retrouvée curieusement dans les locaux de la société du promoteur de lutte ''Aziz Business Company'' (ABC) qui s'active dans le commerce, le transport, l'import, l'export et l’événementiel. C’est la raison pour laquelle le juge avait inculpé Aziz Ndiaye et son père pour complicité de recel. Ils sont placés sous contrôle judiciaire contrairement à Massata qui a passé des mois en prison avant d’être libéré provisoirement par la Chambre d’accusation.

En poussant ses investigations, le juge Samba Sall a découvert des éléments à charge contre le transporteur Konté. Une délégation judiciaire avait été faite à la Section de recherches, surtout que la Division des investigations criminelles (DIC) a joint dans le dossier un procès-verbal de recherches infructueuses. L’arrestation de Konté va certainement éclairer le juge qui a buté sur les dénégations de la famille Ndiaye. Lors de son audition au fond, le patron d’Aziz Productions a déclaré qu’il ignorait même que le riz était stocké dans leur magasin. Son père Baye Allé Ndiaye a soutenu qu’il ignorait l’origine illicite du riz et qu’il ne pouvait en douter, dans la mesure où le riz a été déchargé en plein jour et Massata lui a présenté des factures.

Quant à Massata Ndiaye, son argument de défense consiste à dire qu’il n’avait pas acheté à un prix dérisoire, car son bénéfice s’est chiffré à 500 francs par sac de riz. A l’enquête, il aurait reconnu avoir acheté 84 tonnes de riz à 21 millions de francs CFA. A propos de ce dernier, nos sources renseignent qu’il a intérêt à honorer ses arriérés, car il n’a pas respecté sa promesse de rembourser la partie civile. Promesse paraphée et prise au moment de sa mise en liberté provisoire. 

 

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