Publié le 15 Dec 2019 - 17:19
MALADIES CARDIOVASCULAIRES

A l’épreuve du diagnostic précoce

 

La Société sénégalaise de cardiologie (Sosecar) a lancé, hier, la première édition de Cardiotech sur le thème ‘’L’imagerie des cardiomyopathies et de l’insuffisance cardiaque’’. C’est pour faire le point sur les avancées technologiques.

 

Les apports de la technologie à tous les niveaux de la prise en charge des maladies cardiovasculaires, depuis l’aide au diagnostic jusqu’au traitement curatif. C’est l’objet de la première édition de Cardiotech. Une rencontre de 2 jours initiée par la Société sénégalaise de cardiologie (Sosecar) qui regroupe, depuis hier, les cardiologues, à Dakar. Les spécialistes considèrent que la cardiologie enregistre de formidables avancées technologiques qui méritent d’être connues et devant s’inscrire résolument dans la dynamique actuelle qu’exige leur spécialité.

L’idée est que les cardiologues sénégalais et africains s’inscrivent dans cette dynamique, pour ne pas être en reste. Ce qui fait dire au président de la Sosecar, Pr. Abdoul Kane, que la cardiologie fait partie des spécialités qui connaissent les plus fulgurantes avancées technologiques.

‘’Il nous a paru important de nous inscrire dans cette dynamique moderne, pour faire le point sur toutes les avancées technologiques concernant la cardiologie. Ce concept annuel ‘Cardiotech’ va prendre un sujet précis sur un aspect technologique de la cardiologie moderne et va parcourir les différentes avancées. Pour ce faire, la (Sosecar) a fait appel à des spécialistes mondiaux reconnus dans le domaine. Cela va se faire de façon parallèle au Congrès national’’.

Professeur Abdoul Kane note que toutes les maladies du cœur peuvent amener à une atteinte du muscle cardiaque. ‘’C’est pour cela que nous avons voulu passer par-là. Quand on parle de l’imagerie du muscle cardiaque, on parle de tout ce qui fait la cardiologie moderne dans tous ses aspects d’exploration et de prise en charge thérapeutique’’, dit-il.

Le président de la Sosecar demande, ainsi, à la population d’être à l’écoute des facteurs de risque, de se faire dépister et d’écouter leur corps, et de voir s’il y a des symptômes. Et, également, voir s’il y a de l’essoufflement, les jambes qui gonflent, douleur dans la poitrine qui sont la traduction possible d’une atteinte à un muscle cardiaque. ‘’Si ces signes se présentent, c’est parce qu’on est déjà au stade de complications’’, prévient-il.

L’idée Cardiotech est de faire une échographie, un électrocardiogramme, avant d’en arriver là. Avec les nouvelles techniques, avant même que l’échographie classique ne montre des choses qui peuvent être des complications, des choses très fines permettent d’anticiper. Une sorte de médecine préventive, prédictive.

‘’Le Sénégal très en retard’’

 Le Sénégal, dit-il, fait partie des pays les mieux dotés, comparé à l’environnement africain, car il commence à s’équiper grâce aux efforts des uns et des autres. Par contre, ajoute-t-il, au niveau national, le pays est très en retard par rapport aux différentes techniques. ‘’L’imagerie par résonnance magnétique nucléaire est très importante pour la cardiologie. Nous n’avons qu’une seule machine pour l’ensemble du Sénégal, afin d’examiner le cœur. Regarder le cœur nécessite un scanner très évolué. Le Sénégal n’en dispose que trois, l’échographie qui a connu des progrès fulgurants et n’a pas suffisamment d’appareils. ‘’Nous avançons, mais nous voudrions que la cardiologie soit à un niveau supérieur. Nous avons les ressources humaines qu’il faut. Sur la technologie, nous voudrions être dans les standards internationaux, à un niveau supérieur’’, lance-t-il.

L’Etat est interpellé pour équiper le service public et que les jeunes soient formés sur la technologie du troisième millénaire, afin d’être aptes pour rivaliser. 

Les débats ont tourné autour des atteintes du muscle cardiaque, de l’imagerie cardiovasculaire, notamment les différentes méthodes d’exploration permettant de visualiser le cœur et les vaisseaux, et d’en apprécier le fonctionnement, des cardiomyopathies qui constituent un grand groupe de maladies touchant le muscle du cœur, responsables d’un dysfonctionnement du cœur et qui provoquent de multiples complications graves, parmi lesquelles l’insuffisance cardiaque qui est une incapacité du cœur à nourrir les différents organes du corps humain.

AIDA DIENE

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