Publié le 6 Jul 2020 - 10:47

SYTJUST

 

Les citoyens sénégalais, usagés du service public de la justice, devront encore prendre leur mal en patience. En effet, le Bureau exécutif national (Ben) du Syndicat des travailleurs de la justice (Sytjust) a de nouveau décrété 72 heures de grève renouvelables couvrant les lundi 6, mardi 7 et mercredi 8 juillet 2020. Les syndicalistes continuent de reprocher au garde des Sceaux son ‘’impertinence historique’’ qui, regrettent-ils, à cause ‘’d’une fierté mal placée, essaie vainement de réprimer ce qu’il conçoit en toute subjectivité comme une outrecuidance de ceux qui ont osé le prendre à partie publiquement’’. Le Sytjust rappelle ainsi que depuis trois semaines, Me Malick Sall entretient une belligérance extrémiste à l’encontre des travailleurs de la justice.

Aux yeux des syndicalistes, Me Sall supporte mal les critiques publiques de ses vis-à-vis. Ces derniers estiment d’ailleurs que la tutelle a, après un délai de grâce de 14 mois, fini par décrier légitimement son incapacité flagrante et son manque de volonté caractérisé à mettre en œuvre des réformes portées par décrets déjà signés par le président de la République.  ‘’Le ministre de la Justice a mis en exergue des considérations crypto-personnelles sur les priorités de l’Etat.

Ce faisant, il s’est détourné de son devoir de répondre aux interpellations du syndicat du service public de la justice qui a dûment déposé un préavis de grève depuis le 6 février 2020. Il s’agit là d’une démission de M. Malick Sall face à ses responsabilités de ministre de la Justice dans une grave crise qui a pour conséquence un dysfonctionnement indescriptible du service public de la justice’’, indique la déclaration publique du Sytjust.

...Les travailleurs de la justice estiment ainsi que le dysfonctionnement très ressenti par les Sénégalais ne semble guère préoccuper le ministre de la Justice. Ce dernier, pensent- ils, ‘’est obnubilé par l’envie pressante de châtier ce qu’il voit comme une effronterie des travailleurs de la justice’’. Le Sytjust constate ainsi que Me Malick Sall a gravement failli à la mission qui lui a été assignée par le président de la République qui, rappelle-il, lors des conseils des ministres des 19 février et 17 juin 2020, a donné des instructions claires pour la mise en œuvre effective des décrets qu’il a signés depuis bientôt deux ans au bénéfice des travailleurs de la justice.

Ces derniers restent toutefois déterminés à faire mettre en œuvre les droits acquis à travers d’âpres luttes et ‘’feront bloc comme un seul homme face aux tentatives de sabotage du ministre de la Justice, des faucons du ministère de la Justice et des lobbies obscurs’’.

 

Section: 
DISCOURS DE LA HAINE AU SÉNÉGAL - ÉTUDE DE “TOURNONS LA PAGE” Les facteurs déclenchants, recommandations et impacts
"Terou JOJ"
MIGRATION EN MER VERS L'EUROPE : Unreculdeprèsde60%au premier semestre de 2026
NON-RESPECT DES ACCORDS DANS L’ÉDUCATION Le G7 annonce trois jours de grève
Affaire Nourah Ba
MARIE KHONE FAYE (PREMIÈRE DAME) : "Pourquoi je me suis engagée aux côtés des femmes et des filles"
Justice climatique
CORED : L’intelligence artificielle à l’épreuve de l’éthique journalistique
MENACES DE GREVE GENERALE - LE FSDT A MBOUR Mody Guiro hausse le ton face à l'État
Des comprimés de tapentadol saisis dans un bus à Koungheul
IA ET CYBERMENACES : Les États africains face à l’urgence d’une riposte continentale
Affaire Modou Ngom
PARUTION - « A LETTER TO MY YOUNGER SELF » Dix-sept femmes africaines écrivent à celles qu’elles étaient
RENTRÉE SCOLAIRE 2026-2027 À NOTTO DIOBASS : Vingt-trois millions pour les fournitures, des besoins en papier persistent
CONSEIL DES MINISTRES : Diomaye Faye en croisade contre les inondations
RENTRÉE SCOLAIRE 2026-2027 : Les cours reprennent, les inondations retardent encore certaines écoles
LUTTE CONTRE LES VBG : Quand le Sénégal s'inspire du modèle Béninois
EXÉCUTÉS À GIGNY EN 1940 Yali Fall et Souleymane Ly, la mémoire retrouvée
ACCUSATIONS SUR LE FINANCEMENT DES SALAIRES : Sen TV porte plainte contre Cheikh Bara Ndiaye
VIOLENCES CONTRE LES FEMMES ÂGÉES : Des abus encore largement invisibles