Publié le 10 May 2017 - 22:02
FOOT - ANGERS

Issa Cissokho raconte ses déboires en Italie

 

Titulaire actuellement à Angers SCO, le latéral droit des Lions, Issa Cissokho, relate sa mésaventure dans le championnat italien où il a évolué à Gênes la saison 2015-2016.

 

‘’Je suis allé à Gênes pour continuer sur ma lancée, en club comme en sélection.’’ Mais l’aventure italienne s’est transformée en long cauchemar pour Issa Cissokho. L’international sénégalais, qui avait quitté le FC Nantes en juillet 2015 pour rejoindre le Genoa (Serie A), a plutôt galéré. Dans un entretien accordé au site spécialisé Sofoot.com, le latéral droit des Lions est revenu sur ses déboires en Italie. ‘’J’ai fait sept matches d’entrée en tant que titulaire. Puis j’ai été appelé par le Sénégal mais mon coach, Gian Piero Gasperini, m’a dit qu’il ne voulait pas que j’y aille, pour diverses raisons’’, explique-t-il.

Malgré tout, Issa a décidé de rejoindre la sélection nationale, sans se douter que son acte patriotique allait lui causer des soucis. ‘’A mon retour, explique-t-il, je me suis retrouvé sur le banc. Je n’ai quasiment plus joué’’. Faute de temps de jeu, Cissokho est prêté, en janvier 2016, à Bari, en Serie B, où il ne joue pas non plus. Après ce bref passage, le natif de Paris, le 23 février 1985, a effectué son retour au Genoa, où il y avait un nouvel entraîneur. ‘’Je me suis donc dit que les choses pouvaient changer. J’ai beaucoup travaillé, mais je n’ai même pas été inscrit sur la liste des joueurs retenus pour le championnat’’, confie-t-il.

L’ancien nantais était donc obligé de trouver un point de rechute. ‘’Comme il ne jouait pas, les offres ne croulaient pas, ça a été dur de le sortir de là-bas’’, a fait savoir son grand frère, Mamadou Cissokho, sur le site Sofoot.com. A force de travailler dur, Issa entrevoit le bout du tunnel. C’est la porte d’Angers qui s’ouvre à lui. A 32 ans, l’ancien Canaris retrouve un second souffle dans un club qui luttait contre la relégation. Le SCO a fini par assurer sa relégation et à se qualifier pour la finale de la Coupe de France contre le PSG, en partie grâce à la ‘’motivation’’ de Issa Cissokho.

‘’J'étais un killer devant !’’  

Son talent est reconnu de tous, à l’image d’Adil, son meilleur ami, selon Sofoot.com. ‘’Tout le monde le voyait pro assez tôt. À la fin des tournois, des recruteurs lui donnaient leur numéro’’, informe-t-il. Pour la petite information, Issa évoluait à ses débuts en attaque. ‘’J'étais un killer devant ! Je n’arrêtais pas de marquer’’, confie-il. Mais très tôt, le gamin fut obligé de revoir sa position du fait des nombreux prétendants à ce secteur du jeu. ‘’En montant de niveau, raconte-il, j'ai reculé à chaque fois. Du coup, j'ai terminé derrière.’’ 

‘’Je n'arrêtais pas de frauder’’

A 17 ans, il signe son premier contrat pro à Louhans-Cuiseaux, en National, en 2003. L’année suivante, le latéral droit sénégalais tape dans l’œil de l’AE Guingamp (Ligue 1) où il accepte une place en tant que stagiaire. Malheureusement, Guingamp est relégué en Ligue 2. Il resta 3 saisons (jusqu’en 2006) sans avoir la possibilité de jouer avec l’équipe pro. C’est la grande déception. Issa est alors obligé de revoir ses ambitions à la baisse et signe à l'US Orléans, en CFA. Dans la dèche, il est obligé de se débrouiller pour joindre les deux bouts.

‘’Je gagnais 200 euros (environ 135 000 F Cfa) par mois. Tu fais quelques trajets en train et tu es à sec, je n'avais pas de voiture à l'époque. Je n'arrêtais pas de frauder, j'avais des amendes’’. Cissokho a même été renvoyé en national 2 à cause d’une histoire ‘’d’omelette’’ commandée dans un hôtel, qui a rendu furieux son entraîneur. Le joueur en est sorti blasé. ‘’J'avais fait une croix sur le football, je suis rentré auprès des miens, tranquille’’. Mais en 2010, le vent a tourné en faveur d’Issa Cissokho. Il signe un contrat amateur avec le FC Nantes. Un an après, il parapha un bail professionnel pour deux ans, avant de le prolonger jusqu’en 2016. Il a quitté les Canaris, à une année de la fin de son contrat, à destination de Genoa. La suite, on la connaît. 

LOUIS GEORGES DIATTA

 

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