Publié le 25 Dec 2013 - 12:25
LENDEMAIN DE MAGAL A DAKAR

 Le travail a globalement repris dans l'administration

 

Le lendemain du Magal de Touba, la plupart des services de l'administration ont fonctionné, avec leurs employés présents sur les lieux hier. Mais difficile de savoir si les fonctionnaires qui s'étaient rendus à Touba ont vraiment repris le travail ce lundi matin. 

 

Les lendemains du Magal de Touba, les activités sont au ralenti à Dakar. Travailleurs de l’administration et du secteur informel prolongent leurs absences. Une situation qui a poussé les autorités sénégalaises à faire de ce jour une journée chômée et payée.

Cette année, l'événement est tombé un dimanche. Ce lundi, tout le monde devait retourner au travail, avait tenu à rappeler le ministre de la Fonction publique, du Travail et du Dialogue social, Mansour Sy.

Cet appel du ministre a été entendue au ministère de l’Éducation nationale. Sur place, les agents de sécurité veillent, et il faut montrer patte blanche pour accéder à l’intérieur. De nombreuses voitures sont garées ça et là, ce qui indiquerait que le travail a repris. Pour en savoir plus, cap sur la direction de l’Enseignement élémentaire, bureau du secrétaire. ''Tout le monde est là'', rassure l'agent.

Juste à la sortie, dans un autre couloir, se trouve la Comptabilité. La comptable est sur place. Pour nous rassurer, elle nous indique le bureau du directeur adjoint de l’Enseignement élémentaire. Brèves présentations et ce dernier entame une plaisanterie. ''Vous voyez que tout le monde est au travail. Le Magal, c’était hier, aujourd’hui, c’est un jour de travail''.

Situation identique à la direction des Ressources humaines. Secrétaires, directrice des Ressources humaines, tout le monde s’active sur les dossiers, classés sur les bureaux. Selon la patronne des lieux, Khady Ndiaye Bèye, ''tout le monde est arrivé à l’heure compte tenu des difficultés de transport qu’ils ont'', dit-elle.

''Nous sommes venus depuis 9h. Beaucoup de gens étaient à Touba mais ils sont revenus. Le jour du Magal a été déclaré chômé et payé, mais malheureusement, cette année, il a coïncidé avec le dimanche. Donc le lundi, tout le monde doit reprendre le travail’’, explique-t-elle.

''Au niveau du ministère, nous avons une idée très élevée de la responsabilité, surtout pour la Direction des ressources humaines. Les lendemains de la Korité et de la Tabaski (de cette année) nous avions déjà travaillé'', renchérit-il.

Dans son bureau, Mme Khady Ndiaye Bèye est en compagnie de Marie Sy Faye, conseillère technique chargée du genre. ''Nous gérons plus de 8500 enseignants et nous avons beaucoup de dossiers à régler. Donc on ne peut même pas calculer le coût économique de la perte d’une journée de travail'', poursuit la directrice des RH.

Au ministère des Affaires étrangères, impossible d’entrer dans le bâtiment. ''Il faut passer par l’autre porte qui se trouve derrière. Seuls les autorités passent par ici'',, souligne le chargé de la sécurité. A l'endroit indiqué, son collègue nous renvoie à là d'où nous venons, la devanture sur la place de l'indépendance. Néanmoins, il nous dira que ''tout le monde est au travail depuis ce matin''. 

Sandaga attend ses clients

A Sandaga, les clients se font rares. Le marché, jadis grouillant de monde, de sons et d'activités, a changé de décor, notamment depuis l'opération effectuée par la mairie. Mais certains commerçants semblent avoir repris leurs business, même si plusieurs cantines restent hermétiquement closes.

''La majeure partie de notre clientèle est à Touba. Certains qui ne sont pas véhiculés ne peuvent pas revenir le même jour. C’est pourquoi, il y a très peu de clients à Sandaga'', explique Massamba, vendeur de vêtements. Les rares vendeurs sont sur l’avenue Peytavin : ils proposent journaux du jour, cartes de crédits, Seddo…

ALIOU NGAMBY NDIAYE

L’Ucad au travail

À l'image de l'administration, l'Ucad a aussi travaillé, ce lundi, lendemain de magal, même s'il est vrai que vers 17 heures, il n'y avait presque plus personne. Au Rectorat, nous trouvons deux gardiens, l'un finissant sa journée, l'autre devant prendre le relais. Selon Mbaye Diouf, l'un d'eux, ''le recteur et tous les autres employés ont repris normalement le travail mais ils ont fini depuis 16 heures.

C'est normal, on est en jour ouvrable''. Son collègue, Ibrahima Thior, prêt pour la soirée, ajoute : ''moi-même, je suis allé au Magal de Touba et je suis revenu à 4h du matin aujourd'hui (lundi), j'ai dormi jusqu'à 14 h et là je prends mon service pour toute la nuit''.

A la faculté de Droit, nous vons trouvé sur place la secrétaire du Doyen. ''Comm nous sommes en période de vacances, nous travaillons par permanence et le groupe qui devait travailler aujourd'hui est venu. Personne n'a manqué à l'appel''.

Même constat à la Faculté des sciences et techniques ainsi qu'à la Faculté des lettres. ''La scolarité et tous les autres services sont là chaque jour, regardez la feuille d'émargement, ici il n'y a pas eu férié. Mais ils ont fini leur service à 16 heures'', renseigne le vigile des lieux.

KHADY FAYE

 

 

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