Publié le 24 Nov 2018 - 17:33
PÉDOPHILIE

Un père de famille devant la barre

 

10 ans. C'est la peine requise par le procureur contre E. M. Ce dernier est accusé d'avoir fait des attouchements sur sa fille de 2 ans.

 

Dans son pull et son bas de couleur rose, la petite E. G. M. se tortille sur le banc des avocats. Elle est accompagnée de sa mère qui, de temps à autre, le rappelle à l'ordre, afin qu'elle reste tranquille. Rien à faire, elle semble prise de bougeotte. L'innocence se lit dans ses yeux et dans ses gestes. Tantôt, elle s'agrippe au jupe de sa mère, tantôt, elle se couche sur le banc. Elle ne comprend pas, la gravité de la situation, avec son papa jugé devant le tribunal de grande instance de Mbour pour pédophilie. 

Selon Dieynaba Diallo, qui est une voisine du prévenu, il y a quelque temps, ce dernier lui a demandé de laver et de sécher les cheveux de sa fille. ''Comme le temps était pluvieux, je suis allée le voir pour lui dire que je ne peux pas travailler avec ce temps, car, je suis drépanocytaire. J'ai tapé deux fois à sa porte, il m'a répondu, mais, je ne savais pas ce qu'il disait. J'ai ouvert alors la porte et j'ai vu son sexe dans la bouche de sa fille à qui elle enlevait les tresses. J'ai crié, avant de faire marche arrière. Il m'a appelée et m'a menacée. Il m'a dit : si tu en parles, je te tue, ainsi que ton mari’’. Des accusations niées par le prévenu. Qui a été chargé par Sadio Touré, un autre témoin.

''J'entends souvent la petite, pendant la nuit, pleurer. Et je l'entends dire : papa ne fais pas ça. Je ne veux pas ça. Le jour de la tamkharit les cris ont repris. J'ai entendu l'enfant dire papa : je ne veux pas ça. Ça fait mal. Je suis allé saisir un de ses compatriotes ivoiriens. Je lui en ai parlé''. Mais, E. M. s'est défendu en soutenant que sa fille avait été blessée par la porte. Il a ajouté : ''Quand elle regarde la télé et que je l'éteins, elle crie''. Mais Sadio Touré a raconté devant la cour que les cris sont fréquents. Que le prévenu ne laisse pas sa fille jouer avec les autres enfants. ‘’Elle est toujours enfermée dans la chambre avec son père’’, a conclu le témoin.

Yolande Aya, une compatriote ivoirienne, appelée aussi à témoigner, a expliqué que sa nièce fréquente la fille du prévenu. ''Quand, il y a eu des soupçons, mon frère a amené sa fille à l'hôpital pour faire des examens et voir si elle aussi a été victime d’abus sexuels. Mais, les résultats n'ont rien donné.''

Me Ndior : ''Il y a des incohérences dans les témoignages’’

Dans un certificat médical, il est noté que la fille du prévenu présente des éraflures au niveau de l'hymen. Ce que conteste l'avocat du prévenu Mr Moïse Ndior. Selon qui, un autre certificat médical a été présenté devant le tribunal. Sur ce document, il est écrit que l'hymen de la petite E. G. M. est intact et ne présente aucune éraflure. ''Il y a des incohérences dans les témoignages.

Parce que, dans le procès-verbal, Dieynaba Diallo dit qu'elle a vu le sexe de mon client entre les mains de sa fille. Alors que devant la barre elle atteste que le sexe de mon client était dans sa bouche'', a poursuivi l'avocat. Pour qui cette accusation est une entente entre les témoins. ''Car, elles reprochent à mon client d'être homme au foyer. Je me méfie des témoins. Si on constate ces choses-là, la moindre des choses est de saisir les autorités compétentes. C'est une entente entre femmes qui ne peuvent pas tolérer qu'un homme soit au foyer et prenne soin de sa fille. Il lui donne son bain et à manger '', a plaidé Mr Ndior.

Il faut noter que bien que présente à l’audience, la maman de la fillette n’a pas été entendue. Celle-ci s’absente de la maison les semaines et ne rentre que les week-ends. Sûrement à cause de son travail.

Ainsi, le maître des poursuites a requis 10 ans ferme. E. M. sera fixé sur son sort le 30 novembre.

KHADY NDOYE (MBOUR)

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