Huit victimes, dont quatre morts dénombrés

Un drame d’une rare violence s’est produit dans la nuit du dimanche 14 au lundi 15 juin à Saint-Louis. Un bâtiment de type R+2 à usage d’habitation s’est totalement effondré au quartier Pikine 15 mètres, causant la mort de quatre personnes et faisant quatre blessés. Parmi les victimes décédées figurent deux élèves, enfants du propriétaire de la maison, dont l’un préparait les épreuves du BFEM. Une enquête a été ouverte pour déterminer les causes exactes de la catastrophe.
La ville de Saint-Louis s’est réveillée sous le choc ce lundi après l’effondrement d’un immeuble survenu peu après minuit dans le quartier de Pikine 15 mètres. Le drame, qui a mobilisé d’importants moyens de secours durant plusieurs heures, a fait au moins quatre morts et quatre blessés, selon un bilan provisoire communiqué par les autorités sanitaires et les sapeurs-pompiers.
L’alerte a été donnée à 00 h 25. Les premiers éléments des secours sont arrivés sur les lieux à 00 h 44. À leur arrivée, les équipes ont constaté l’effondrement total d’un bâtiment de type R+2 utilisé comme habitation familiale.
« Les secours de Saint-Louis ont été alertés ce jour, 15 juin 2026, à 0 h 25 pour l’effondrement d’un bâtiment à Pikine 15 mètres. Nous nous sommes portés sur les lieux à 0 h 44 et la situation présentait un effondrement total d’un bâtiment R+2 à usage d’habitation », a expliqué le commandant Mouhamadou Bobo Diallo, chargé de l’expédition des affaires courantes du Groupement d’incendie et de secours n° 5.
Les premières opérations de sauvetage ont permis d’extraire quatre victimes vivantes des décombres. Parmi elles, deux personnes grièvement blessées ont été évacuées en urgence vers l’hôpital régional de Saint-Louis. Les autres blessés ont également été pris en charge par les services médicaux et transportés vers les structures sanitaires de la ville.
Cependant, au fur et à mesure de l’avancée des recherches, les secouristes ont appris que d’autres occupants se trouvaient encore sous les gravats. Des renforts dépêchés sur place environ trente minutes après le début des opérations ont permis d’élargir le périmètre de fouille.
« Les renseignements complémentaires recueillis sur place nous ont permis de savoir qu’il y avait quatre autres victimes sous les décombres. Malheureusement, ces victimes ont été extraites sans vie et déposées à la morgue de l’hôpital de Saint-Louis », a précisé le commandant Diallo.
Parmi les personnes décédées figurent deux élèves, enfants du propriétaire de la maison. L’un d’eux était candidat au Brevet de fin d’études moyennes (BFEM), un détail qui renforce l’émotion suscitée par cette tragédie dans la capitale du Nord.
L’intervention a mobilisé d’importants moyens humains et matériels. Selon les services de secours, 39 agents des sapeurs-pompiers, dont deux officiers, ont été engagés sur le terrain. Neuf engins spécialisés ont été déployés pour les opérations de déblaiement et de recherche. Le Service d’assistance médicale d’urgence (SAMU) a également participé à l’intervention avec deux ambulances.
Les secours ont bénéficié de l’appui de plusieurs structures techniques ainsi que du soutien des autorités administratives et locales. Le maire de Saint-Louis, Mansour Faye, et le préfet du département de Saint-Louis se sont rendus sur les lieux du sinistre pour constater l’ampleur des dégâts et apporter leur soutien aux familles endeuillées.
Au-delà de l’émotion, de nombreuses interrogations demeurent sur les causes de l’effondrement. Si certains riverains évoquent la vétusté du bâtiment, aucune conclusion officielle n’a encore été établie. Les autorités administratives et techniques ont annoncé l’ouverture d’une enquête afin de déterminer les circonstances exactes du drame et d’identifier d’éventuelles responsabilités.
En attendant les résultats de ces investigations, l’heure est au recueillement pour les familles touchées et les habitants du quartier Pikine 15 mètres. Ce nouvel effondrement relance également le débat sur la sécurité des constructions et le contrôle de l’état des bâtiments dans les zones urbaines, où la croissance démographique et l’urbanisation rapide mettent souvent à rude épreuve les normes de construction et de sécurité.
IBRAHIMA BOCAR SENE SAINT-LOUIS






