Publié le 26 Mar 2013 - 23:04
FONDS POLITIQUES ET FORTUNE PERSONNELLE

Idy d'hier à aujourd'hui...

 

 

L’ex-Premier ministre Idrissa Seck s’est prononcé sur l’origine de sa fortune. Invité par le Groupe futurs médias (Gfm) dans le cadre de l’an 1 de Macky Sall au pouvoir, le président du parti Rewmi a, en effet, déclaré s'être enrichi grâce aux activités de consultance qu’il exerçait étant opposant, et non des fonds politiques.

 

«Quand on est créatif, inventif, on est investisseur et on a des dividendes ; et le mien (mon argent) est intégralement compris de cette catégorie. Pas un centime de fonds politiques n’intègre ma fortune personnelle», a-t-il affirmé avec force et clarté. Pour l'ex-Sherpa d'Abdoulaye Wade, «les fonds politiques sont faits pour les interventions sociales et mis à la disposition de tous les ministres (et) premiers ministres» et «ne doivent pas intégrer le patrimoine personnel, même si la loi ne l’interdit pas par ailleurs».

 

Toutefois, cette sortie de Idrissa Seck tranche d’avance d’avec ses déclarations tenues le 29 octobre 2006 à l’émission Grand Jury de la Rfm. À cette occasion, l’ancien Premier ministre déclarait : «Je ne me suis pas enrichi à la faveur du pouvoir. Les seules ressources que mon passage au pouvoir a mises à ma disposition et qui renforcent mes moyens d’intervention politique et sociale, ce sont les fonds politiques que le président de la République lui-même m’a alloués de façon discrétionnaire.»

 

Mieux, l’ancien Directeur de cabinet du président avait soutenu avoir gardé par devers lui les traces de tous les bénéficiaires desdits fonds politiques. Des révélations qui avaient d’ailleurs poussé le Forum civil à rendre public un communiqué dans lequel il invitait Idrissa Seck à publier la comptabilité des fonds qu’il affirmait alors détenir.

 

DAOUDA GBAYA

 

 

 

AVERTISSEMENT!

Il est strictement interdit aux sites d'information établis ou non au Sénégal de copier-coller les articles d' EnQuête+ sans autorisation express. Les contrevenants à cette interdiction feront l'objet de poursuites judiciaires immédiates.

 

 

Section: 
RÉVISION CONSTITUTIONNELLE-AMANDEMENTS DE LA MAJORITÉ PARLEMENTAIRE : Le gouvernement pour une concertation avec les acteurs politiques et de la société civile
RENVOI CODES DU TRAVAIL, CONDITIONS POUR LA RÉVISION DE LA CONSTITUTION : L’Assemblée déclenche la guerre
RÉVISION DE LA CONSTITUTION : Pastef dans un engrenage
THIES - REFORMES INSTITUTIONNELLES L’APR dénonce une « dérive »
POLITIQUE : Juan Branco, l’allié encombrant du Pastef
RECONFIGURATION POLITIQUE : Une drôle d'opposition
APRÈS LA DÉCISION DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL SUR OUSMANE SONKO Le FDR appelle à la constitution d’un large front contre le pouvoir
RÉINTÉGRATION OUSMANE SONKO Le Conseil Constitutionnel clôt le débat
CANDIDATURE À L'ONU : Macky Sall poursuit sa campagne diplomatique en Europe
POUVOIRS DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE Entre fantasmes et réalité
TENSIONS EXPLOSIVES AU PARTI SOCIALISTES : Une motion de confiance sur fond de violents affrontements
CRISE AU PARTI SOCIALISTE Des lendemains incertains dans la maison de Senghor
NOMINATION DE SUPERVISEURS ADJOINTS : Diomaye Faye muscle son appareil politique
POLITIQUE : Suspicions généralisées au sommet de l’État
L'AFFAIRE ASER OCCUPE LE DEVANT DE LA SCÈNE Du livre de Bachir Fofana à la conférence de Thierno Alassane Sall
ASSEMBLEE GÉNÉRALE PS DEMAIN : L’Union régionale de Dakar dénonce des appels à la violence
Alain Diouf remplace Aminou Lo…
Pastef-Les Patriotes
RÉINTÉGRATION D’OUSMANE SONKO : La compétence du Conseil constitutionnel à l’épreuve
DAKAR ARENA : Ousmane Sonko scelle sa rupture avec Diomaye Faye