Les réponses de Mabouba Diagne

Saisi de quatre questions écrites du député Guy Marius Sagna, le ministre de l'Agriculture, de la Souveraineté Alimentaire et de l'Élevage, le Dr Mabouba Diagne, a apporté des éclaircissements sur des dossiers cruciaux allant de la sécurité des semences à la situation des volontaires agricoles.
Face aux inquiétudes sur la toxicité des intrants, le ministre a été catégorique. Il a précisé que le maïs hybride distribué est « effectivement enrobé, mais exclusivement avec un fongicide et un colorant alimentaire rouge », excluant ainsi l'usage de pesticides lourds ou d'OGM. De même, il a balayé l'idée d'un épuisement des sols par ces variétés, affirmant que le recours à l'urée toute l'année s'explique simplement par la « continuité des cycles de production ».
Le Dr Mabouba Diagne n'a pas occulté les difficultés du secteur maraîcher. Il a fait état d'une « estimation de 30 % de pertes post-récoltes » et a reconnu que certains producteurs font face à des prix « en dessous des coûts de production ».
Sur la question sensible des monopoles, le ministre a révélé une statistique frappante : si aucune entreprise ne domine le marché global, pour la banane et la pomme de terre, « deux entreprises (l’une nationale, l’autre étrangère) contrôlent plus de 50 % de la production ».
Le volet social a également été abordé, notamment le cas des volontaires agricoles dont les indemnités d'août à octobre ont été régularisées. Concernant les retards de livraison d'engrais à Bignona, où des producteurs avaient dû être remboursés, le ministère a plaidé la bonne foi en promettant de « faire mieux la prochaine fois ».
De son côté, Guy Marius Sagna continue de mobiliser les acteurs ruraux pour faire remonter leurs critiques au cœur de l'hémicycle.






