Publié le 22 Dec 2012 - 07:20
ACCUSÉE D’AVOIR ETRANGLÉ SON BÉBÉ

Fama Gadio écope du sursis, après près de 3 ans de détention préventive

 

Incarcérée depuis janvier 2010 pour infanticide, Fama Gadio a été finalement condamnée hier, à six mois assortis du sursis pour violation de la loi sur l’inhumation.

 

 

2 ans et 10 mois. C’est le temps que Fama Gadio a passé en prison, parce qu’elle voulait tout simplement éviter d’être la risée de ses parents et de ses voisins. Divorcée, elle a été par la suite mise enceinte par son amant et colocataire, nommé Senghor Sall. Ce dernier est retourné au Fouta avant même d’être informé de la grossesse. Après accouchement, Fama Gadio a, selon les mentions du procès-verbal d’enquête préliminaire, tout simplement étranglé son nouveau-né de sexe masculin, avant de jeter le corps dans la fosse septique.

 

C’était dans la nuit du 25 décembre 2009. L’accusée a été dénoncée par le fils de son oncle qui, la soupçonnant d’avoir commis un infanticide, a retrouvé le corps du bébé après des fouilles. Devant la Cour, Fama Gadio a clamé son innocence. Elle a soutenu avoir accouché au 5ème mois d’un bébé normal, mais qui n’a pas crié. C’est la raison pour laquelle elle a déposé le nouveau-né dans la fosse et non sur la dalle de la fosse. Elle a ajouté que sa tante était au courant de sa grossesse.

 

Toujours est-il que l’avocat général est convaincu que l’accusée a ôté la vie à son enfant. Le juge Salobé Gningue s’est basé sur le certificat de genre de mort qui fait état d’une fracture du rachis cervical. Mais également sur le fait que l’accusée ait caché sa grossesse à ses parents et ait accouché debout. Pour la répression, il a requis 10 ans de travaux forcés. L’avocat de la défense a demandé à la Cour d’appliquer les dispositions de l’article 50 arguant que sa cliente ne possédait pas ses esprits, au moment des faits.

 

A défaut d’un acquittement pur et simple, Me Fatou Sarr a plaidé l’acquittement au bénéfice du doute, soulignant que le nouveau-né est né avec une malformation. Après délibéré, la cour a disqualifié le crime d’infanticide en délit de violation de la loi sur l’inhumation. En détention préventive depuis le 6 janvier 2010, elle a écopé de six mois assortis du sursis.

 

FATOU SY

 

 

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