Publié le 14 Jun 2014 - 01:43
JOUR DU COMBAT DE LUTTE BALLA GAYE 2 - BOMBARDIER

 Le rappeur Duggy Tee se fait dévaliser devant sa maison

 

Amadou Barry, plus connu sous le nom de Duggy Tee, n'oubliera pas de sitôt la date du 8 juin 2014. Le rappeur, qui était tranquillement devant sa maison, a reçu la visite d'un groupe d'agresseurs. Il s'est alors empressé d'ameuter le voisinage qui est venu à son secours, après que les malfaiteurs, armés de machettes, ont réussi à lui prendre sa montre, sa chaînette en or et son téléphone portable. Les assaillants sont parvenus à s'échapper, sauf M. Ndoye qui a été vite appréhendé par la foule. Il allait être lynché si le rappeur ne l'avait pas tiré des griffes des voisins pour le conduire à la police. Devant les enquêteurs, il a avoué son forfait.

Hier, à la barre du tribunal des flagrants délits, le présumé agresseur a changé de version. «Je n'étais pas au stade ce jour-là. Moi-même j'ai été victime de vol», a-t-il argué pour sa défense. Mais, Duggy Tee s'est inscrit en faux, en soutenant que M. Ndoye faisait bel et bien partie de la bande. Le rappeur a été réconforté par l'intervention du procureur : «Nous savons tous que quand il y a combat de lutte, personne n'est en sécurité», a-t-il martelé avant de demander au juge de faire application de la loi à l'endroit du prévenu. 

Le rappeur, très peiné d'avoir perdu ses biens, n'a pour sa part pas demandé de dommages et intérêts. Même s'il a reconnu que Ndoye et ses acolytes lui ont porté un grand préjudice. «S'il ne peut pas me rendre mon téléphone, je ne peux pas lui demander de l'argent, car je sais qu'il n'a pas les moyens de me payer. Sa maman est venue chez moi me demander pardon. Mais, dans ce téléphone, il y avait mes contacts professionnels que j'ai eus après plusieurs années de travail», a lancé Duggy Tee.

Me Babacar Mbaye, conseil du prévenu, a refusé de croire que son client faisait partie du groupe de voleurs. L'avocat a aussi souligné qu'aucune preuve n'a été apportée par le plaignant. «Mon client est un transitaire qui gagne bien sa vie. Il n'a pas besoin de prendre les biens d'autrui», a-t-il laissé entendre. Il a sollicité la relaxe de son client au bénéfice du doute. Le transitaire M. Ndoye sera fixé sur son sort le 19 juin prochain.

Ndèye Awa Bèye

 

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