Publié le 26 Apr 2022 - 15:42
AFFAIRE CAPITAINE TOURÉ

Un vrai cas d’acharnement

 

Pincez-moi SVP et dites-moi que c’est un poisson d’avril. Car j’ai du mal, beaucoup de mal à y croire. L’Etat du Sénégal serait donc intervenu pour mettre fin aux fonctions de formateur à l’IAM de l’ex- Capitaine TOURE ?  Si tel est le cas, ce serait un vrai cas d’acharnement. Et on voudrait bien comprendre ce qui a bien pu pousser l’Etat du Sénégal à s’immiscer aussi grossièrement dans une affaire strictement privée ? Certes, le Monsieur a fauté pour avoir trahi son serment militaire dit-on. Il en a payé au plus fort degré le prix par une cascade de sanctions : arrestation-dégradation-exclusion des rangs de l’armée.

Il me semble que toute la gamme de sanctions possibles a été épuisée à son encontre. Fallait-il encore en rajouter avec cette persécution ad hominem jusque dans sa vie privée ? Depuis quand un Etat qui se respecte se rabaisse-t-il à traquer un citoyen avec toute l’armada lourde de ses moyens de coercition pour l’empêcher par TOUS les moyens de refaire autrement sa vie ? Notre Etat serait-il devenu si RANCUNIER si vindicatif qu’il lui faille déployer toute Sa Puissance pour traquer jusque dans ses derniers retranchements et écraser toute velléité « d’indépendance » d’un de ses fils en dehors de son giron officiel ? Si tel est le cas, cela devient INACCEPTABLE et INDIGNE d’un Etat responsable, protecteur et soucieux de ses fils, de TOUS ses fils. Car même les criminels les plus endurcis ont droit à la protection de l’Etat qui doit leur assurer un procès équitable et leur infliger des peines normées d’emprisonnement par exemple et dans des conditions acceptables. N’est-ce pas ?

Dès lors, le traitement fait à Touré devient un véritable cas d’acharnement qui ne grandit pas l’Etat et révulse tout citoyen de bonne foi. Et dans ce cas, Nous sommes TOUS en danger devant un Etat inquisiteur et répressif. Le sort fait au Capitaine Touré s’apparente-toutes proportions gardées-au traitement réservé, il y’a plus de dix ans, au commissaire Harouna Sy qui avait eu à subir les assauts furieux « de Droits de l’Hommiste » dans son rôle supposé néfaste dans la gestion des évènements de Juin 2011.

A l’époque, je m’étais fendu d’une contribution indignée, intitulée « l’affaire Harouna Su : un vrai cas d’acharnement » qui avait été publiée dans plusieurs médiats de l’époque.

Je vous en donne lecture ci-après pour parfaire votre information.

En effet, le 25/8/2012 j’écrivais textuellement ceci :

« Ce qu’on peut qualifier « d’affaire Harouna Sy » est devenue par les temps qui courent un vrai cas d’acharnement. Ah oui ! au risque de surprendre mon monde je persiste et signe « il s’agit d’un véritable acharnement sur la personne du Commissaire SY.

Que l’on se comprenne bien. Je ne connais Harouna SY ni d’Adam ni d’Eve. Je l’ai connu à travers la presse comme la plupart des sénégalais mais je suis outré par le zèle excessif déployé par certains de nos compatriotes pour vouer aux gémonies un citoyen qui –jusqu’à preuve du contraire – n’a eu qu’à faire son travail de maintien de l’ordre pour lequel il est payé. Le Commissaire SY a choisi d’être un policier comme ses contempteurs du moment ont choisi d’être des « défenseurs de Droits de l’Homme ». La Police a ceci de particulier que c’est un corps formidable dont tout le monde a besoin pour se protéger, se sécuriser, mais que personne n’aime. Ils (les policiers) doivent tout faire pour notre sécurité au risque parfois de leur vie mais ils n’ont pas Droit à notre simple reconnaissance. Tout débordement noté dans l’accomplissement de leurs missions est monté en épingle et caricaturé à l’extrême pour les faire passer pour des brutes avides de sang. Cela est injuste.

Dans tout métier il y’a ce qu’on appelle « les risques du métier » et la police n’y échappe pas. Alors pourquoi toujours stigmatiser ces pères de familles, ces compatriotes, ces parents, amis et alliés policiers pour toujours les exposer à la vindicte publique ? C’est trop commode surtout pour certains pourfendeurs en mal d’argumentaire.  La verrue existe partout et la Police n’en a pas seule l’apanage.  Alors sachons toujours « raison garder »

Certes, dans l’affaire qui nous interpelle, il y a eu mort d’homme et cela est à déplorer mais peut-on raisonnablement accuser Harouna SY d’en être LE COUPABLE ? Rien ‘est moins sûr d’autant que la Justice n’a pas encore tranché.

Dès lors, comment peut- on comprendre que dans un pays qui se dit « de Droit » on en arrive à livrer une telle « chasse à l’Homme » contre un citoyen jouissant encore –jusqu’à plus ample information- de tous ses droits dont celui de la présomption d’innocence ? Il est quand même révoltant de voir que des compatriotes sous le manteau de défenseurs des « Droits de l’Homme » se parent des vertus de la probité morale pour s’acharner sur un autre compatriote toujours encore INNOCENT (au regard de la LOI) pour le discréditer et le traîner dans la boue de l’ignominie et de la délation. C’est malheureux. Et cela frise la méchanceté gratuite sous tendue par une jalousie morbide.

Oui !! Il faut oser le dire, le déploiement de toute cette armada épistolaire sous forme de plaidoyer pro-domo pour discréditer le dossier du Commissaire SY est malsain et très anti patriotique.

Voilà un compatriote vraiment méritant pour avoir remporté haut la main devant des ténors d’autres pays autrement plus cotés que le nôtre, un concours de recrutement de très haut niveau au sein d’une structure de l’ONU et qui, au lieu de recevoir les félicitations de ses compatriotes dont il devrait faire la fierté, récolte des philippiques injustes sous prétexte qu’il serait « mouillé » dans une affaire pendante devant la justice ?

NON NON, NON. Trois NON. Et la présomption d’innocence ? Qu’en fait-on ?

N’est-ce pas le DROIT qui dit qu’« il vaut mieux libérer un coupable que de condamner un innocent ? » Dès lors, pourquoi Harouna SY ne devrait-il pas être considéré INNOCENT jusqu’à preuve du contraire ? Ce n’est pas Juste. Et tous ceux qui s’agitent sur ce dossier avec des airs de preux chevaliers doivent oser se regarder dans la glace. Ils ne sont pas des parangons de la VERTU pour s’ériger en donneurs de leçons de bonne conduite à tout bout de champ. On les connaît tous.

Ils ne vivent – pour la majorité d’entre eux- que dans l’espoir d’émarger dans les livres des institutions onusiennes dont les prébendes et autres avantages sans commune mesure avec ce qui se fait au pays, les poussent à s’infiltrer dans les interstices des ONG pour « exister ».

On en connaît –professeur d’université de formation qui a préféré déserter les amphis sacrifiant la formation de l’élite nationale pour les lambris dorés de son organisme de défense des Droits de l’Homme qui lui sert de sésame pour côtoyer les « Grands » de ce monde ». On en connaît Avocat au barreau de Dakar qui s’agite dans les mêmes marigots pour bonifier son quotidien. Alors vous pensez !! Un commissaire de police de surcroît – « indexé » dans une affaire de mort d’homme qui irait jouir des largesses de l’ONU au Darfour ? Vous n’y pensez pas ! N’est-ce pas Messieurs ? Vous voyez comme il est facile de jeter l’anathème sur quelqu’un. Alors ressaisissez-vous et laissez le Grand Monsieur faire sa mission onusienne qu’il a gagnée haut la main et avec l’aval de sa Hiérarchie qui soit dit en passant est assez bien placée pour estimer si ce Commissaire-là est digne de confiance pour lui donner son onction. Tout le monde connaît les critères de sélection extrêmement rigoureux des organismes onusiens pour recruter leurs collaborateurs de très haut niveau. Pour avoir réussi à être l’ELU de ce concours, Harouna SY démontre ici, toute sa maîtrise des sciences policières et de l’art du maintien de l’ordre. Cela devrait d’ailleurs édifier plus d’un d’entre nous que ce Monsieur-là sait véritablement ce qu’il a fait durant les chaudes journées des 23 et 27 juin 2011.

Et personnellement je demeure persuadé que compte tenu de sa position, de sa formation, de son expérience et certainement de son éducation (on n’est pas homonyme du Prophète Haroun et porter un patronyme SY pour rien) que s’il avait ne serait-ce qu’un soupçon de doute sur le bien-fondé des actes qu’il a posés ces jours-là, il serait le premier à rendre le tablier.  Alors Messieurs Arrêtez vos jeux de massacre et laissez l’Homme vivre sa vie en attendant que la Justice se prononce. Qui disait que « tuer quelqu’un pour défendre une idée, ce n’est pas défendre une idée mais c’est TUER un HOMME » ? Alors de grâce, ne nous tuez pas notre Harouna National… » Fin de citation.

Les mêmes faits similaires de persécution inadmissible de citoyens libres m’amènent à exprimer à l’endroit du sort du Capitaine Touré que je ne connais pas du tout sauf par médias interposés, toute mon indignation et ma frayeur devant les dérives totalitaires d’un Etat rancunier et vengeur. TERRIBLE. Est-ce le fait d’un zélote transi qui veut entrer dans les bonnes grâces du Maître des Céans ou est-ce une action concertée au plus haut niveau ? Dans tous les cas, la démarche fait GRAND DESORDRE. Et les arguments avancés par le Ministère de l’enseignement supérieur pour justifier une telle mesure inique sont irrecevables pour parler comme les juristes dans la mesure où « qui se justifie, s’accuse ». Le motif léonin de « la formation est une vocation mais pas un refuge » est faux totalement faux au regard de la cartographie des enseignants qui exercent ce métier au Sénégal.

Les enseignants Vrais qui ont véritablement le profil de l’emploi et la vocation du sacerdoce sont une grande minorité dans le magma de ceux qui exercent ce noble métier. La vocation d’enseignement est passée de mode depuis l’instauration des quotas politiques dans le recrutement des enseignants et maîtres d’écoles. Et cela perdure à ce jour, expliquant le faible niveau de nombre d’enseignants et leur manque de vocation réelle, motivés qu’ils sont pour la plupart, par le souci de survivre à leurs difficiles conditions existentielles. Ensuite, l’argument des deux mille doctorants chômeurs est une grosse pierre dans le jardin des pouvoirs publics quant à leur incapacité avouée d’absorber autant de profils pointus dans divers domaines du développement national, privilégiant les recrutements politiques qui ont fini d’encombrer toutes les structures de la fonction publique de « bras cassés » incultes, inutiles et budgétivores.

Et comble d’incohérence, on use d’artifices de chantage scabreux pour menacer le privé qui veut aider -en partenariat- à absorber ces compétences délaissées en les utilisant. Même pas HONTE. Quelle cruauté ! C’est cela faire de la politique ?  Autant dire alors que cela devient proprement DEGUEULASSE. On n’y comprend rien du tout. Si ce n’est pas de la méchanceté gratuite, ça y ressemble fort. Et cela est INDIGNE d’un Etat responsable et respectable. Notre pays n’avait pas besoin de telles postures d’inquisition. L’ostracisme et la persécution d’Etat ne font que créer des HEROS adulés par le peuple.  Maître Wade en sait quelque chose. L’actuel président en sait quelque chose. Nous vivons le cas SONKO auquel vient s’ajouter le cas TOURE qui vont continuer à gagner en sympathie au détriment des pouvoirs publics. N’a-t-il pas engrangé dit-on, plus de vingt millions de Francs CFA en levées de fonds juste en 48 Heures ? Car le peuple n’est pas dupe et sait reconnaitre ses fils, TOUS ses fils. Les bons comme les moins bons.

Plaise donc à DIEU que la Raison visite les uns, les autres pour que la tolérance, l’estime réciproque et le sens du pardon et du partage soient érigés en VALEURS HAUTES pour un Sénégal en paix avec lui-même et entre TOUS ses enfants pour un commun vouloir de vie commune harmonieuse et partagée.  AMINE, AMINE, AMINE.

Dieu Nous garde et garde le Sénégal et les Sénégalais

Dakar le 17/04/2022

Guimba KONATE

DAKAR

guimba.konate@gmail.com

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