Publié le 2 Nov 2024 - 12:09

HOMMAGE AU PRESIDENT MAR DIOUF

 

Les habitants de la ville multiséculaire de Rufisque et de Bargny, toutes obédiences confondues, pleurent à chaudes larmes, la perte subite du président Mar Diouf. A l’annonce de sa disparation, la vieille ville avait retenu un instant son souffle, tellement ce leader charismatique, était profondément ancré dans le cœur de ses populations; Ce conducteur de troupes hors du commun, toujours en première ligne à la tête de son contingent, portait un amour viscéral  envers  la ville de Coumba Lamba , de Bargny et de ses habitants dont il fut le maire pendant plusieurs décennies .L’humanisme exceptionnel qui caractérisait l’ancien président du conseil régional de Dakar et député du peuple , justifiaient les nombreuses actions quotidiennes d’assistance aux populations de toutes les couches sociales qu’il n’a cessé d’entretenir toute sa vie  , sans jamais fuir aux nombreuses sollicitations.  

Le président Mar Diouf était un homme digne, un homme  de conviction,  un homme qui était l’incarnation même de la grandeur d’âme, de l’honneur, de l’élégance et du bon gout,  de la fidélité.

Nous venons en effet de perdre un illustre fils du Sénégal, un patriote et homme prodige d’une grandeur exceptionnelle, pétri de valeurs cardinales de diom, de mùn et de kersa. Le président El hadji  Mar Diouf s’en est allé furtivement, sur la pointe des pieds, sans crier gare, après avoir rempli son devoir sacerdotal jusqu’au bout, sans faillir un instant !

Homme affable, nous n’avons jamais décelé chez lui, durant de nombreuses années, lors de multiples séances de travail, de réflexion, de débats, de projections, de contact avec les populations de base, la moindre parcelle de fatigue physique ou intellectuelle, la moindre protestation ou contestation , si ce n’est l’amabilité, la courtoisie, la pédagogie, l’écoute, la patience, le culte du devoir accompli, la volonté immuable de développer l’homme, de tout l’homme et de tous les hommes.
Jusqu’au dernier moment de sa vie, parmi les grands rendez-vous politiques de l’histoire de notre pays dont le dernier fut la commémoration de la disparition  du président Ousmane Tanor Dieng le 15 Juiillet dernier, à la suite de la commémoration de la disparition du président Songhor le 25 Décembre denier dont il aura présidé les cérémonies , il aura rempli totalement ses devoirs et missions, dans la plus grande dignité et humilité, sans la moindre faiblesse, comme s’il attendait  cette dernière apparition publique pour aller se reposer en paix.

Dirigeant politique hors pair, sa sociabilité légendaire et son sens du devoir accompli au service de la communauté, sont contés partout dans tous les coins à travers le Sénégal, l’Afrique et le  monde. Parmi ses nombreuses œuvres, nous pouvons citer le grand lycée  moderne d’excellence de Rufisque réalisée sous son propre entregent grâce à la coopération décentralisée, des routes, des mosquées et multiples écoles  et centres de santé à Bargny.

A ces funérailles au cimetière de Bargny, une foule  immense à la dimension de l’homme, jamais observée de mémoire de sénégalais, l’avait accompagné à sa dernière demeure, auprès de ses proches parents où il repose en paix. Birago Diop disait  «  les morts ne sont pas morts» ; Le président Mar Diouf est parmi nous et nous regarde, pour que sa famille  politique  entretienne à leur tour la flamme qu’il a reçue de Senghor dont il fut son chef de cabinet, afin qu’elle soit plus vivace par la perpétuation de leurs  œuvres

Kadialy Gassama

Rue Faidherbe X Pierre Verger

Rufisque

 

Section: 
PROPOSITIONS DE RÉFORME-DIVORCE : Mettez juste un trait d’union
Saisine du conseil constitutionnel et dispersion de la classe politique
Commentaires sur l’avant-projet de loi portant révision de la Constitution
LA RUE COMME MUSÉE : Pour une esthétique populaire de la ville africaine
Hommage à Mame Less Camara (3 ans déjà....)
YAKAAR-TERANGA : Les véritables pertes de l’État du Sénégal et les conséquences dévastatrices
YAKAAR-TERANGA : Les deux raisons du départ de kosmos
MÉMOIRE - TROIS ANS DÉJÀ : Malick Ndiaye, le veilleur de l’éthique Ceddo
REVALORISATION DE LA FORMATION DES JOURNALISTES DANS LE CADRE DU FADP ET RÔLE PIONNIER DU CESTI : Le pari de la qualité
DU TEXTE AU GESTE : L’ordre de préséance et la valorisation des élus à la lumière du décret n°99 252 du 19 mars 1999
AU SENEGAL, LES PAUVRES PAIENT PLUS POUR SE SOIGNER : Le paradoxe de notre système de santé
DE LA SUPRÉMATIE PRÉSIDENTIELLE : Entre conflits et primauté
Analyse de la décision n° 2/C/2026 du Conseil Constitutionnel
De grâce ne nous faites pas ça !
SONKO MOY DIOMAYE - DIOMAYE MOY SONKO : C’est le difficile qui est le chemin
Vous n’avez même pas honte : récit d’une fraternité trahie
Refus de l’intangibilité absolue du titre foncier et fondement juridique d’une politique de récupération des biens publics irrégulièrement appropriés
CULTURE AU SÉNÉGAL : Une puissance créative entravée par ses propres failles
Les mineurs artisanaux africains méritent le développement, pas l’effacement
LE SÉNÉGAL DEVANT UN DÉTROIT D’ORMUZ FINANCIER : Explication métaphorique des TRS