Publié le 4 Mar 2021 - 08:46
AN COVID-19 A MBOUR

Il y a 661 cas positifs 

 

Un an après l’entrée du coronavirus dans le département, la Petite Côte est marquée par les zones les plus infectées du Sénégal. Un département composé de 16 communes réparties en trois districts sanitaires que sont Mbour, Thiadiaye et Popenguine. Dans le district de Mbour, qui a connu son premier infecté le 16 mars 2020, c’est un total de 661 cas positifs comptabilisés depuis lors.

 

Le coronavirus est entré au Sénégal le 2 mars 2020. Dans le département de Mbour le 16 mars 2020. Dans le district sanitaire de Mbour, un bilan est effectué. ‘’Nous avons actuellement 439 malades guéris et des perdus de vue ; c’est-à-dire des personnes malades qui n’ont pas été prises en charge et qui sont au nombre de 11. Pour les décès, il y en a 18. Actuellement, le district sanitaire de Mbour compte 202 malades qui sont suivis dont 5 au niveau des CTE et 197 à domicile’’. Sur 3107 tests virologiques réalisés, il y a 661 cas positifs. Parmi ces cas, sont répertoriés 7 importés et le reste réparti entre des cas contacts et des cas communautaires. Dix-huit décès ont été enregistrés. Ces statistiques démontrent à suffisance la situation épidémiologique de la Petite Côte, notamment du district sanitaire de Mbour.

‘’Actuellement, nous avons deux créneaux. Il y a des patients ou des personnes qui appellent directement au niveau des structures dédiées, notamment les services d’intervention pour se faire tester. Et il y a le système de santé qui, à travers ses activités de base au niveau des postes de santé, des cliniques, des cabinets et autres, détecte les cas et nous les envoie pour un prélèvement. On a un dispositif parallèle dédié aux voyageurs sortants’’, a déclaré le médecin-chef de district.

Selon Jean-Jacques Malomar, ‘’il est clair que la part des voyageurs sortants dépasse largement les 70 % des cas de malades testés à domicile, dans les structures de santé pour une symptomatologie bien précise ayant conduit à un respect de la définition de cas suspect. Et ayant aussi autorisé ou déclenché l’éligibilité au prélèvement’’.

Concernant la prise en charge, il informe qu’il y a trois mécanismes. ‘’Globalement, nous avons trois mécanismes. Le premier consiste à l’isolement après suspicion de la Covid-19. Cela veut dire que quand l’individu vient, on monitore, on fait le screening. Si les signes sont en faveur de la Covid-19, au moins dans les structures de santé, le patient est mis dans un service dédié et testé. En attendant les résultats, il y bénéficie d’une prise en charge symptomatique et d’une gestion, en attendant l’arrivée du résultat’’, renseigne-t-il.

‘’Quand le test revient positif, il faut l’évaluer. Les médecins chargés de la prise en charge complètent l’examen clinique, les informations liées à la maladie et les classent pour déterminer s’il s’agit d’un cas simple asymptomatique ou avec peu de signes, ou alors si c’est un cas qui est grave, pour lequel il y a un besoin de prise en charge. Conformément à cette classification, on voit si les conditions sont réunies pour une prise en charge à domicile pour les cas simples ou à peu symptomatiques’’, indique-t-il. Aussi,  ‘’pour ça, informe-t-il, il faut disposer au moins d’un environnement dédié qui doit être personnel et pouvoir réduire au grand maximum les contacts avec les autres membres de la famille pour éviter la propagation de la maladie’’.

En outre, le district de Mbour a moins de 1 % de taux de létalité, selon le Dr Malomar. Dans ce département placé dans la zone rouge, la cartographie de l’infection à coronavirus place la capitale de la Petite Côte en tête des communes les plus touchées. ‘’Une stratification avait été faite, il y a trois semaines et nous n’avons pas encore terminé le rapport annuel conséquent. Nous avons sélectionné les cinq premières communes les plus touchées, avec Mbour qui vient en tête avec 83 cas, suivi de Saly (67), Ngaparou (13), Somone (9), Malicounda (6), Nguékhokh (3), Mballing (1) et Sindia (1). Les autres cas nous provenant de Thiadiaye, notamment de Ndiaganiao et de Djilor. Il y a aussi les cas qui nous sont parvenus de Foundiougne et d’autres de Ngor et Palmarin’’, informe le docteur Jean-Jacques Malomar.

IDRISSA AMINATA NIANG

 

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