Un déficit maîtrisé malgré des dépenses soutenues

Le gouvernement sénégalais affiche une exécution budgétaire globalement maîtrisée au terme de l’année 2025, marquée par une forte mobilisation des recettes et une progression contenue du déficit, selon le Rapport trimestriel d’exécution du budget arrêté au 31 décembre.
Les recettes du budget général se sont établies à 4.477,1 milliards de FCFA, soit un taux de réalisation de 98,8 % des prévisions. Cette performance repose principalement sur les recettes fiscales, qui atteignent 4.087,4 milliards de FCFA, en hausse de plus de 10 % sur un an, traduisant une bonne tenue des impôts directs et indirects. Les recettes non fiscales ont également dépassé leurs objectifs, avec 287,4 milliards mobilisés. En revanche, les dons extérieurs restent en deçà des attentes, avec un taux de réalisation limité à 60,2 %.
En parallèle, les dépenses publiques ont été exécutées à hauteur de 5.864,6 milliards de FCFA, représentant 93,9 % des crédits programmés. Cette exécution est tirée par les dépenses ordinaires, qui dépassent légèrement les prévisions et atteignent 4.392,9 milliards, portées notamment par les transferts courants et la masse salariale. Les investissements, quant à eux, s’établissent à 1.471,8 milliards de FCFA, avec une exécution plus modérée, en particulier pour les projets financés sur ressources extérieures.
Dans ce contexte, le déficit budgétaire s’est établi à 1.387,5 milliards de FCFA, soit 6,44 % du PIB, un niveau inférieur à la cible fixée dans la loi de finances rectificative (7,82 %). Cette évolution reflète, selon le rapport, « les efforts déployés en matière de mobilisation des ressources internes », combinés à une exécution des dépenses moins rapide que prévu.
L’État a également poursuivi l’apurement de ses arriérés, avec des paiements atteignant 474 milliards de FCFA, soit près de 95 % des montants programmés, renforçant ainsi la crédibilité de sa gestion budgétaire. Par ailleurs, la trésorerie a dégagé un léger excédent, les ressources mobilisées couvrant intégralement les charges.
Enfin, le Fonds national de retraite affiche un excédent de 38,9 milliards de FCFA, tandis que le secteur parapublic présente un taux d’exécution budgétaire de 65,2 %, avec des recettes mobilisées à hauteur de 1.758,6 milliards.
Au total, l’exercice 2025 s’inscrit dans une dynamique de consolidation budgétaire, caractérisée par une mobilisation efficace des ressources internes et une maîtrise relative des équilibres financiers, malgré des contraintes persistantes liées aux financements extérieurs.







