Publié le 20 Feb 2014 - 05:29
COULISSES

A propos de Cheikh Tidiane Gadio 

 

Restons avec la Diplomatie pour dire qu'après la sortie de l’ancien ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, Cheikh Tidiane Gadio qui s’en est pris à la diplomatie sénégalaise, après la tenue en Mauritanie du sommet de pays du Sahel regroupant le pays hôte, le Mali, le Niger, le Burkina Faso, et le Tchad, les réactions fusent de partout. Gadio s’offusquait du fait que le Sénégal n’ait pas pris part au sommet qui s’est tenu récemment en Mauritanie et regroupant outre ce pays, le Mali, le Niger, le Burkina Faso, mais aussi le Tchad.

Un sommet qui a abouti à la création du Groupe des 5 (G5) du Sahel. Ces pays entendent coordonner leurs forces pour faire face au sous développement qui les frappe, mais également lutter contre les menaces terroristes qui les menacent, venant surtout de groupes islamistes. Pour ce faire, ils ont même eu à bénéficier d’appuis financiers conséquents provenant de la communauté internationale.

Cheikh Tidiane Gadio dénonçait la non-participation du Sénégal à ce sommet sahélien. De hauts responsables qui ont eu à servir au niveau de la diplomatie sénégalaise, ne manquent de lui reprocher de n’avoir pas tenu compte de son statut d’ancien ministre des Affaires étrangères pour s’abstenir de se prononcer sur des questions touchant la diplomatie sénégalaise.

D’autant plus question que sous les Présidents Léopold Sédar Senghor, Abdou Diouf et Me Abdoulaye Wade, jamais un ancien ministre des Affaires étrangères n’a eu à se prononcer sur des affaires délicates ayant trait à la diplomatie sénégalaise. ''Un ministre des Affaires étrangères ne s'attaque jamais à la politique de son successeur.

C'est une tradition bien assise au Sénégal.'' Ils  lui reprochent également le fait, s’il avait des critiques à faire au Sénégal de n’avoir pas pris part à ce sommet en Mauritanie, de ne pas s’en être ouvert au Chef de l’Etat, Macky Sall. Pourtant, soutiennent-ils, c’est ce même Cheikh Tidiane Gadio qui avait directement pris langue avec le Chef de l’Etat pour obtenir son onction afin que son Institut puisse bénéficier d'un siège et d'un parrainnage au moment de son lancement.

En fait, selon ces diplomates, ce sommet auquel le Sénégal n'a pas été convié regroupait uniquement des pays du Sahel qui font face en ce moment aux menaces de terroristes islamiques. Et le Sénégal ne fait pas face à un tel péril présentement, même s’il ne doit pas dormir sur ses lauriers. Le Burkina Faso par exemple qui serait installé dans l'oeil du Cyclone, est loin d'être dans la même situation que le Sénégal, constatent ces diplomates...

 

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