Publié le 26 Feb 2015 - 22:17
ENQUETE DEMOGRAPHIQUE ET DE SANTE CONTINUE

La pratique contraceptive passe de 16 à 20%

 

La mortalité infanto-juvénile a baissé  de 54 pour mille, de même que le paludisme chez les enfants de moins 5 ans. La planification familiale est passée de 16% à 20%. Ce sont les résultats de l’Enquête démographique et de santé continue de 2014 au Sénégal.

 

Le ministère de la Santé et de l’Action sociale (MSAS) et l’Agence nationale de la statistique et de la démographie  (ANSD) ont procédé hier à la restitution des résultats de l’enquête continue du Sénégal de 2014. Réalisée par l’ANSD, cette étude a été faite dans les zones Ouest, Nord, Sud et Centre. Elle est composée de deux enquêtes : une sur la démographie et la santé continue, et une autre sur la prestation des services de soins de santé.

L’étude révèle qu’au niveau de la prévalence contraceptive, on est arrivé à 20% contre 16% en 2013. ‘’En l’espace d’un an, on a gagné 4 points. Avant, c’était sur 5 ans qu’on gagnait un point ou 0,5 point. Pour dire que de gros efforts ont été déployés pour arriver à ce stade’’, a expliqué Fatou Bintou Niang de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie. Malgré cette hausse, la pratique contraceptive reste relativement faible chez les femmes. A peine plus d’une femme sur 5 a recours à la contraception. Mais l’utilisation des contraceptions chez les femmes en union continue d’augmenter. L’étude révèle aussi que l’utilisation des méthodes modernes reste essentiellement le fait des femmes urbaines.

5 enfants par femme, depuis 2005

Par ailleurs, l’étude renseigne que 64% des femmes peuvent être considérées comme candidates potentielles à la planification familiale, car elles ne veulent plus d’enfants ou désirent espacer la naissance de leurs prochains enfants, pour une période d’au moins deux ans. Elle révèle en outre que le niveau de fécondité des femmes sénégalaises reste encore relativement élevé. La tendance à la stagnation semble se confirmer : 5 enfants par femme, depuis 2005. Des différences très nettes de fécondité apparaissent entre milieux de résidence. Une femme urbaine a un niveau de fécondité nettement plus faible (4 enfants par femme) qu’une femme rurale (6,3 enfants).

Réduction de la mortalité infanto-juvénile à 54/1000

Cependant, la santé des enfants s’améliore. De plus en plus, des enfants survivent après leur cinquième anniversaire. L’enquête démographique constate une réduction de la mortalité infanto-juvénile qui est passée de 65/1000 à 54/1000, soit environ un enfant sur 19. Parmi ces enfants, ceux qui n’atteignent pas leur 1er anniversaire sont au nombre de 33/1000. Après un an, les enfants ne survivant pas au-delà de leur 5e anniversaire sont de 22/1000.

Autre enseignement, la parasitoïde chez les enfants de moins 5 ans, en ce qui concerne le paludisme, a connu également une baisse. Il est à 1,2% contre 2,8 %. Environ neuf femmes enceintes sur dix ont pris des antipaludéens à titre préventif au cours de leur dernière grossesse. Mais seulement, 40% ont reçu au moins deux doses ou plus de SP/Fansidar dont, au moins une, pendant une visite prénatale. Tel que recommandé, dans le cadre du traitement préventif intermittent.

Prestation des services de soins

L’autre volet de l’enquête a concerné la prestation des services de soins au Sénégal. Les résultats révèlent une disponibilité satisfaisante des services de base, avec 74% quelles que soient les caractéristiques. Elle montre que 94% des structures sont capables de procéder à l’élimination finale et en toute sécurité des déchets piquants, coupants, ou tranchants.

Toutefois, il y a une faiblesse des capacités des structures sanitaires publiques comme privées à effectuer les tests de diagnostic de laboratoire de base et avancés, contrairement aux tests pour le paludisme 94% et le VIH 89%. Parmi les structures qui offrent les services de vaccination infantile et stockent des vaccins en routine, la disponibilité est de 86% contre 71% en 2013. Le diagnostic par microscopie de la tuberculose est réalisé dans seulement 15% des structures.

VIVIANE DIATTA

 

 

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