Publié le 23 Nov 2018 - 15:42
MALADIE RÉNALE CHRONIQUE

Les clignotants toujours orange

 

Le Sénégal est encore loin des conditions optimales pour la prise en charge de la maladie rénale chronique. La révélation a été faite au cours d’un séminaire des professionnels de néphrologie et de la dialyse à Saly.  

 

Si le Sénégal ne se prépare pas pour mettre des stratégies de prévention de lutte contre la dialyse, il ne pourra jamais prendre en charge ces maladies chroniques non transmissibles. C'est l'avis du Pr Abdou Niang, chef de service de néphrologie de l'hôpital Dalal Jamm, coordonnateur du centre de dialyse Habib Fall. Il s’exprimait au cours d'un séminaire de trois jours qui s'est ouvert, hier à Saly. ''C'est un véritable problème de santé publique. La société internationale de néphrologie a récemment alerté sur le fait que, dans le monde, il y a plus de 800 millions de personnes qui souffrent de la maladie rénale chronique.

C'est deux fois plus que le diabète. Malheureusement, la particularité de cette maladie c'est que les gens ignorent carrément leur état’’. Selon ce spécialiste, il y a près de 3 millions d’individus dans le monde qui sont dialysés. Le problème, avertit-il, c'est que cette petite proportion de personnes dialysées va crever le budget des Etats. ‘’En France, les 75 000 personnes traitées par dialyse ou transplantation consomment 250 milliards de francs CFA. Cela veut dire que nous pays pauvres, si nous ne nous préparons pas avec les stratégies de prévention, nous ne pourrons jamais prendre en charge ces maladies chroniques non transmissibles. C'est extrêmement sérieux'', alerte le professeur.

Au cours de ces trois jours, il s'agira de dresser une feuille de route qui devra indiquer les différents besoins du Sénégal pour assister les malades. En plus du coût excessivement cher des dialysés, le Sénégal est aussi confronté au problème de statistiques. Selon le professeur Niang, le Sénégal ne dispose pas de données précises. ''Aujourd'hui, nous devons être capables de savoir combien, avec exactitude, de Sénégalais souffrent de cette maladie. En plus des données, nous devons avoir des infrastructures qui sont au top, aussi bien en termes de fonctionnement, qu’en termes de maintenance'', soutient-il.

Hormis, les données et la qualité des infrastructures, le problème de la formation reste une équation. ''La formation des néphrologues pose réellement problème, parce que les besoins sont énormes et il n’y a pas eu de planification, comme ça devait l'être. Malheureusement, notre système ne répond pas à nos attentes. Le Sénégal, en dix ans, a formé 104 néphrologues. Mais, il a formé deux fois plus de néphrologues marocains que de néphrologues sénégalais. Est-ce que nous ne pouvons pas augmenter l'offre de formation pour le Sénégal ? '', s'est demandé le professeur.

KHADY NDOYE (MBOUR)

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