Publié le 27 Apr 2026 - 09:42

Médecins prives du Sénégal

 

Le Syndicat des médecins privés du Sénégal (Sympes) a organisé avant-hier son assemblée générale. Après son élection, le nouveau président est revenu sur les priorités. Pour Dr El hadji Malick Niang, l'une de ses premières priorités, c'est d'unir les médecins privés pour faire face aux défis auxquels ils sont confrontés concernant la tarification, leur profession, et l'avancée de toutes les activités qu'ils mènent. "Notre première mission, c'est d'essayer d'unir nos confrères pour vraiment massifier, afin que nous puissions mener des luttes en masse. Nous, médecins privés, allons nous référer au ministère de la Santé et de l'Ordre, qui sont vraiment les premiers piliers pour la lutte contre l'exercice illégal de la médecine. Mais c'est dans l'Union des médecins privés qu'on peut combattre ce phénomène", a promis le nouveau président.

Concernant la fiscalité des cliniques privées, dit-il, ils vont négocier, parce que la fiscalité concerne toutes les entreprises. Mais, unis, ils pourront, assure-t-il, examiner toutes ces questions et discuter avec les pouvoirs en place à propos de ce problème. "Ça, c'est un problème crucial. Aujourd'hui, les cliniques prennent en charge énormément de personnes qu'on appelle les tiers payants, qui viennent des assurances et des IPM.

Ces personnes viennent se faire soigner dans les cliniques et nous devons nous faire rembourser ces prises en charge par les assurances et les IPM. Il se trouve que nos cliniques souffrent énormément de ces créances des IPM et des assurances qui ne sont pas remboursées. Donc, cela restera un cheval de bataille pour nous, afin que ce phénomène, qui constitue pour les cliniques un déficit énorme, soit réglé", a expliqué Dr Niang.

...En outre, pour rapprocher davantage les populations vulnérables à l'innovation, Dr El hadji Malick Niang préconise de rendre accessible la médecine aux populations. "Là où l'État n'est pas, nous devons essayer de nous installer et de rendre accessibles les soins 24h sur 24. C'est ce rôle que nous jouons pour que les populations puissent avoir accès aux soins partout au Sénégal.

Le syndicat travaille énormément sur la digitalisation aujourd'hui, qui est une nouveauté et qui nous permet d'être très efficaces et performants dans ce que nous faisons chaque jour (...) Depuis presque 25 ans, le tarif au niveau des structures privées de santé n'a pas bougé. Cela constitue un problème énorme et nous avons déjà travaillé sur la nomenclature, et nous espérons qu'il y aura vraiment des avancées pour que cette nomenclature puisse être signée", a souhaité le nouveau président du SYMPES.

 

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