Protection sociale - stratégie 2026-2035

La Délégation générale à la Protection sociale et à la Solidarité nationale (DGPSN) a tenu, hier, une réunion du comité technique de la Stratégie nationale de protection sociale (SNPS), consacrée à la définition du périmètre du système de protection sociale au Sénégal.
Cette rencontre s’inscrit dans un contexte de refonte des politiques sociales, alors que le pays s’engage dans l’élaboration d’une nouvelle stratégie couvrant la période 2026-2035. À cette occasion, Abdou Mbow, conseiller technique chargé des questions sociales au sein de la DGPSN, a salué les avancées réalisées ces dernières années. Il a notamment mis en avant les dispositifs phares mis en place dans le cadre de la SNPS 2016-2023, tels que le Registre national unique (RNU), la Couverture sanitaire universelle (CSU), le Programme national de bourses de sécurité familiale (PNBSF) ou encore la Carte d’égalité des chances, qui ont, selon lui, contribué à améliorer les conditions de vie de nombreuses populations. Malgré ces progrès, des insuffisances persistent. Le système reste confronté à une fragmentation des interventions, à un sous-financement structurel et à une forte dépendance aux ressources extérieures. À cela s’ajoute un manque de lisibilité qui complique son pilotage.
Dans cette perspective, les autorités entendent bâtir une stratégie « plus cohérente, plus intégrée et plus soutenable », alignée sur les grandes orientations nationales, notamment la Stratégie nationale de développement 2024-2029 et la vision « Sénégal 2050 ». La protection sociale y est envisagée comme un levier central du capital humain, de la résilience territoriale et de la cohésion sociale. Au cœur des discussions figure la question du périmètre de la protection sociale, jugée déterminante pour assurer l’efficacité des politiques publiques. « Savoir distinguer ce qui relève de la protection sociale de ce qui ne l’est pas est un préalable pour le pilotage et le financement », a souligné Abdou Mbow.
Dans un contexte marqué par l’extension du secteur informel et la multiplication des chocs climatiques, sanitaires et économiques, les autorités ambitionnent de renforcer la capacité du système à protéger les populations les plus vulnérables. Pour le responsable, la définition de ce périmètre dépasse le cadre technique. Elle constitue un enjeu politique majeur, engageant la capacité de l’État à réduire les inégalités et à garantir une protection effective à tous les citoyens. « Il s’agit de construire un Sénégal où nul ne soit laissé pour compte », a-t-il insisté.







