Publié le 19 Oct 2024 - 14:28

RÉPONDRE À SONKO DEPUIS L’ÉTRANGER N’INTÉRESSE POINT LES SÉNÉGALAIS

 

Les combats politiques se gagnent sur le terrain politique et non sur les plateaux de télévision, volontairement utilisés comme des béquilles, pour de vaines tentatives de déstabilisation du Pouvoir actuel, de manœuvre inélégante et de promotion personnelle. De même, l’on ne peut se terrer dans des salons douillets, soigneusement ornés, pour prétendre apporter une réplique à un adversaire déjà debout dans l’arène. Quand on a des arguments et des choses à dire aux sénégalais, il faut avoir le courage de leur faire face et de les affronter in situ. C’est un leurre que de penser pouvoir exister à partir du néant. Oui, et que cela soit bien noté, le règne de Macky SALL a été définitivement anéanti, le 24 mars 2024. Plus rien, provenant de lui, ne peut intéresser aujourd’hui le vaillant peuple, qu’il a tant malmené, harcelé et bastonné à coups de matraque et de gourdins. Nous n’avons rien oublié.

 D’ailleurs est-il possible d’oublier ? Non, pour la simple raison que les séquelles du traumatisme enduré pendant plus d’une décennie font toujours froid dans le dos. Entre autres, des pertes en vies humaines, des emprisonnements tous azimuts, des radiations et licenciements abusifs, la politisation de l’administration, l’instrumentalisation de la Justice, la prédation économique, la boulimie foncière, la privation des libertés, le recul démocratique et caetera. Toutes choses dont il faudra impérativement répondre devant Dieu et les Hommes. En attendant, le candidat de la coalition, de bric et de broc, accidentelle et hétéroclite, a de nouveau raté l’occasion de s’éclipser du débat public, qui est devenu trop sérieux. Eh oui! Il est désormais question d’un nouveau Référentiel pour ériger le Sénégal au rang de pays souverain, juste et prospère à l’horizon 2050. C’est de cela qu’il sied d’entretenir les populations mais pas de faits divers dont le but est de divertir et de tenter d’occulter les ambitions avérées du Président Bassirou Diomaye Diakhar FAYE. De ce fait, soyons sérieux dans la méthode et la démarche. À ce titre, le soi-disant mémoire en réplique de la tête de liste du consortium d’intérêts privés, à savoir, la Société « Takku Wallu », n’est ni convaincant ni suffisant, à la limite, c’est une copie qui n’honore pas un ancien Chef d’État.

Partant de ce constat, sa réponse reste sans objet pour bon nombre de citoyens. En effet, les résultats, issus d’un diagnostic sans complaisance des symptômes du marasme économique, sont si graves et si ahurissants qu’une simple interview ne saurait suffire comme argumentaire de défense. C’est pour signifier que Macky SALL a, certes, donné un avis mais pas produit un travail complet, qui puisse constituer une base solide permettant de rejeter les révélations de Monsieur le Premier Ministre, Ousmane SONKO. Les adeptes de la pédagogie reprocheraient au chef de file de l’ex « Benno-APR » un manque de profondeur dans l’élaboration de sa production intellectuelle mais aussi une absence de preuves tangibles et palpables pour étayer ses propos. Exprimer son point de vue est une chose, pouvoir convaincre le public par des éléments concrets et factuels en est une autre. Quoiqu’il en soit et au seuil de l’ouverture de la campagne électorale, cette sortie semble ouvrir la boîte de Pandore. Du coup, il faut s’attendre à une série de péripéties et d’actes qui ne tiendront plus compte des honneurs dus à un ancien Président de la République mais qui viseront plutôt le candidat aux élections législatives, du 17 novembre 2024. En tout état de cause, et in fine, Macky SALL avait-il intérêt à répondre à Ousmane SONKO ? That’s the question.

 

Par Mohamed GASSAMA

Section: 
Promotion des séries scientifiques dans nos lycées, ma position sur la décision ministérielle
Guerre Pastef contre Kiiraay : alea jacta est
Merci, Inspecteur Oumar !
Financement de l’État sénégalais sur le marché régional*
DU “JOB AK THIOP” AU “MBURU AK SOOW” : Le grand roman politique d’Idrissa Seck
La visite avortée Macron au cœur des fractures du pouvoir sénégalais
Lecture croisée des mesures fiscales du PRES et des orientations fiscales du PLFR 2026, une rupture paradigmatique non assumée
Commissions d’enquête parlementaires : quelle rupture ?
Dakar, vitrine ou capharnaüm ?
DE L’OPACITÉ À LA REDDITION DES COMPTES : Le Parlement reprend l’initiative
DU PACTE RÉPUBLICAIN : Contribution au débat sur la recomposition politique et les enjeux institutionnels du Sénégal
Face au chaos, redéfinir les missions de nos Armées ?
LUTTE CONTRE LA FRAUDE À LA SENELEC : Une solution que la Senelec peut et doit mener
DAKAR EN DANGER : Où est l'AGEROUTE, où est l'État ?
L’OPPOSITION SÉNÉGALAISE INTERPELLÉE : “Construire une nouvelle majorité pour faire émerger le Sénégal du XXIe siècle”
ASSEMBLÉE NATIONALE : Les pratiques néfastes traduisent véritablement une législature de déception !
BAATU BËL BI - La Voix de l'Estuaire DES CADRES SANS CADRE 339 partis, des milliers de cadres. Et pas de cadre.
Immobilier au Sénégal en 2026
COALITION DES ORGANISATIONS EN SYNERGIE POUR LA DÉFENSE DE L’ÉDUCATION PUBLIQUE (COSYDEP) : Note de contribution (résumé)
DE LA PELOUSE À LA TERRE : Sadio Mané et le pari de la souveraineté agro-industrielle