Publié le 24 Dec 2012 - 23:45
SAER SECK, NOUVEAU PRÉSIDENT DE LA LSFP

''Ça ne sert à rien de se taper la poitrine''

 

 

Après son élection par consensus à la tête de la Ligue sénégalaise de football professionnel (LSFP), Saer Seck a décliné les axes de sa future mission.

 

Pourquoi tant de tractations pour élire un président ?

 

L’exercice démocratique accepte le consensus. Nos échanges longs, fraternels, sans concession, nous ont permis d’arriver à un accord. Il a fallu le temps de convaincre certains, de trouver une équipe homogène. Ce temps qu’on a consenti pour trouver les meilleures orientations est le prix du succès.

 

Saër Séck sera-t-il le président de la rupture ?

 

Ça ne sert à rien de se taper la poitrine et de dire que je suis le plus fort. Le succès du foot sénégalais ne peut être qu’une œuvre collective. Dans le bureau, nous agirons dans le sens de permettre à la ligue de faire un pas en avant. Il vous appartiendra, la presse, de le dire.

 

Allez-vous faire du problème du non paiement des salaires des joueurs et des arbitres une priorité ?

 

C’est des problèmes normaux dans un processus de professionnalisation. Il y a des salaires non payés mais également de salaires payés. Avec l’apport de la fédération, les salaires des arbitres ont été payés. En plus, nous avons tenu des rencontres, retenu des accords de principe avec les arbitres pour que les problèmes liés au manque d’expérience ne puissent se produire. Notre action va également à l’endroit des clubs qui ont des difficultés pour payer les salaires des joueurs pour trouver les meilleures solutions. Il nous appartient d’être en position de veille pour permettre à la ligue de fonctionner de la manière la plus normale et que ces questions ne soient que des souvenirs.

 

Quels sont les mécanismes que vous mettrez en place pour la maîtrise du calendrier des programmations de matchs ?

 

Il y a un travail important qui a été effectué dans ce sens. Nous avons, de manière consensuelle, décidé de mettre en place une administration autonome et neutre : une direction exécutive de la ligue, qui prendra en charge cette question de programmation des matchs. Le programme sera connu à l’avance. Notre objectif, c’est d’atteindre zéro déprogrammation. Aucun président ne sera impliqué dans cette administration.

 

Avez-vous obtenu des accords avec la Commission centrale des arbitres (CCA) qui menace de ne pas officier les matchs de championnat si le président Senghor reste à la tête de la Fédération sénégalaise de football ?

 

Je ne peux pas parler d’accords. Mais les discussions qu’on a menées avec la CCA nous laissent croire que le championnat pourra effectivement commencer le 12 janvier 2013 avec les arbitres. Et la présence d’un des leurs à nos séances de travail n’est pas fortuite.

 

 

Ibrahima Konaté, candidat qui s'est retiré  : ''Je ne suis pas déçu''

 

Je ne suis animé par aucun sentiment de déception. Je me suis inscrit dans une démarche consensuelle au bénéfice du football local. Pendant ''une période de la vie, tu devras faire face à tes responsabilités'' pour paraphraser Frantz Fanon. J’ai pris la décision de céder la place à mon frère aîné. Nous avons tous les 4 candidats des programmes plus ou moins similaires et il fallait en choisir un. Nous avons décidé de faire la symbiose de ces programmes. Nous avons décidé de nous retrouver autour de lui pour le développement du football sénégalais. Le consensus est un exercice démocratique. Au bout du compte, je me suis rendu compte que je pouvais me ranger derrière lui car c’est mon grand-frère et nous avons les mêmes programmes.

 

Oumar Guèye Ndiaye, candidat qui s'est retiré  : ''Je ne suis pas frustré''

 

Quand on est dans un groupe où les gens décident d’aller dans un sens, il est difficile de s’opposer infiniment. Il faut à un moment s’oublier et penser à l’intérêt général. Nous avons décidé de fusionner les quatre programmes des candidats. Je ne peux que féliciter le président Saër Seck qui est aussi mon aîné. Nos projets étaient plus ou moins similaires. Il fallait choisir quelqu’un à la tête de la ligue. J’ai accepté, étant le plus jeune des candidats, de me retirer en espérant que mon programme sera inséré dans le programme global. Il faut aussi dire que le président Saër est un homme compétent, il est à même de porter le programme global. Perdre devant Saër Seck n’est pas quelque chose de négatif. Je ne suis pas frustré.

 

 

 

 

Louis Georges DIATTA

 

 

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