Publié le 5 Feb 2019 - 08:55
SUITE AUX PROPOS DE MOUSTAPHA CISSE LO

Les cadres casamançais plaident pour un jeu politique républicain

 

Le Collectif des cadres casamançais (Ccc) a du mal à digérer les propos de Moustapha Cissé Lô tenus à la suite du meeting du candidat Ousmane Sonko organisé le 26 janvier dernier à Ziguinchor. Le parlementaire a taxé de ‘’rebelles’’ ceux qui ont participé à la manifestation politique. ‘’Ces propos malencontreux, qui n’ont pas fini d’émouvoir les Sénégalais épris de paix et de justice, ont fait l’objet, de notre part, d’une analyse responsable, réfléchie et sans passion, pour en relever la gravité, les dangers et ensuite étayer la position du collectif dans cette affaire’’, fustigent les cadres qui estiment que le contexte électoral ne saurait justifier l’attitude du parlementaire.

‘’Est-il pertinent et responsable de faire feu de tout bois en usant de propos incendiaires pour convaincre du bien-fondé, de la légitimité et de la crédibilité de son camp politique ou de son candidat ?’’, s’interroge le Ccc. Lequel juge ‘’qu’aucune ambition politique - quelle que légitime soit-elle - ne devrait primer sur la paix, la stabilité sociopolitique du Sénégal au point de justifier toutes les dérives tendant à stigmatiser des citoyens’’.

Par ailleurs, compte tenu ‘’des efforts fournis sans relâche depuis plus de trois décennies pour le retour de la paix et la consolidation de l’unité nationale, et ce en synergie avec d’autres acteurs tout aussi engagés et déterminés’’, le Ccc ‘’déplore et condamne avec la dernière énergie les propos stigmatisant proférés par Moustapha Cissé Lô, hélas  coutumier de propos et de comportements aux antipodes de la bienséance, de la courtoisie républicaine  et de la convivialité’’.

Aussi, les cadres appellent-ils la classe politique, les candidats aux prochaines élections, en particulier, à la sérénité et à la retenue. C’est dans cette dynamique qu’ils ont lancé le plaidoyer pour une campagne électorale ‘’républicaine,  respectueuse et promotrice’’ d’une plus grande concorde nationale. Car, pour le conseiller Atab Bodian, ‘’au nom du principe de précaution, de la paix et de la concorde nationale’’, il incombe aux acteurs politiques ‘’de séparer des questions aussi sensibles que la crise casamançaise du jeu électoral, s’ils ne sont pas capables de jouer le double rôle de pacificateur et de garant de la stabilité  du pays’’. Les cadres invitent également les acteurs politiques à faire leur, “la qualité démocratique de notre vie collective dépend non seulement de notre capacité à juger le discours, mais aussi de la justesse de nos propres paroles”.

 

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