Deux Sénégalaises arrêtées avec 14,8 kg de cocaïne

Interpellées mercredi 6 mai à l’aéroport international Mohammed V de Casablanca, deux femmes en provenance d’Afrique subsaharienne ont été trouvées en possession de 14,8 kilogrammes de cocaïne dissimulés dans leurs effets personnels. Selon les informations recueillies par EnQuête, il s’agit de deux ressortissantes sénégalaises, identifiées par les initiales V.G et N.K.N, domiciliées à la Zone B de Dakar et recrutées sous couvert d’une promesse d’embauche dans un restaurant.
En effet, cette saisie s’inscrit dans la longue liste des coups de filet opérés sur l’axe ouest-africain de la cocaïne. Mercredi 6 mai 2026, les agents de la police judiciaire de l’aéroport international Mohammed V de Casablanca ont interpellé deux femmes à leur descente d’avion. Selon les autorités marocaines, les deux suspectes, âgées de 40 et 52 ans, arrivaient d’un aéroport d’Afrique subsaharienne dont l’identité n’a pas été officiellement communiquée. Les contrôles douaniers ont permis de découvrir 14,8 kilogrammes de cocaïne dissimulés dans leurs effets personnels.
L’unité de police judiciaire de l’aéroport a aussitôt ouvert une enquête sous la supervision du procureur compétent, en vue d’identifier les ramifications du réseau de trafiquants.
Deux Dakaroises de la Zone B
Selon nos informations, les deux femmes interpellées auraient été recrutées au Sénégal sur la base d’une promesse d’emploi dans un restaurant — un modus operandi désormais classique des réseaux internationaux qui ciblent prioritairement des profils féminins en situation de précarité économique pour les transformer en mules.
L’enquête, toujours selon nos sources, cherche à reconstituer l’itinéraire exact emprunté par les deux Sénégalaises avant leur arrivée à Casablanca. Deux hypothèses retiennent l’attention des enquêteurs : un embarquement depuis Cap Skirring, en Casamance, ou depuis Bissau, capitale de la Guinée-Bissau, pays régulièrement pointé du doigt comme plaque tournante du narcotrafic en Afrique de l’Ouest.
Un corridor ouest-africain sous tension
Cette affaire intervient dans un contexte de recrudescence des saisies de cocaïne sur l’axe reliant l’Amérique latine à l’Europe via l’Afrique de l’Ouest. La sous-région sert à la fois de zone de transit et de réservoir de recrutement pour des organisations criminelles qui exploitent la vulnérabilité économique de candidates à l’émigration.
Au Sénégal, les autorités sécuritaires multiplient depuis plusieurs mois les opérations contre les filières de stupéfiants. Le Groupe de lutte anti-drogue (GLAD) de la Gendarmerie nationale a récemment démantelé plusieurs réseaux de trafic international de cocaïne dans les quartiers de Grand-Yoff, Ngor, Mamelles et Almadies.






