Samuel Sarr n’a plus de bracelet électronique depuis le 6 mai

L’ancien ministre de l’Énergie Samuel Ameth Sarr n’est plus astreint au port du bracelet électronique depuis le 6 mai. L’information a été révélée par son avocat, Me Baboucar Cissé, invité de l’émission phare Toute la Vérité de Fabrice Nguema. Mais selon la défense, l’ex-patron de West African Energy (WAE) reste dans un état de santé toujours préoccupant.
Le retrait du dispositif clôt près d’un an de surveillance électronique. Samuel Sarr avait été libéré dans cette configuration le 28 mai 2025 par le juge du 2e cabinet du Tribunal de grande instance hors classe de Dakar, après plusieurs mois de détention provisoire à Rebeuss. Sa libération avait été obtenue de haute lutte par ses conseils, Mes Baboucar Cissé, Cheikh Ahmadou Ndiaye et Amadou Dionware Soumaré, après plusieurs requêtes successivement rejetées par le juge d’instruction, la Chambre d’accusation et la Cour suprême. C’est une expertise médicale, ordonnée par le juge, qui avait finalement conclu que son état de santé était incompatible avec la détention en milieu carcéral. Depuis, il vivait sous bracelet et en résidence surveillée.
La défense avait, dès juin 2025, contesté la mesure, qualifiant le maintien du bracelet d’illégal après l’expiration du mandat de dépôt initial. Pour les avocats de l’ancien ministre, il s’agissait d’un “acharnement”. L’ex-DG de WAE est poursuivi pour abus de biens sociaux dans une affaire portant sur un détournement présumé de huit milliards de francs CFA, sur plainte de ses associés du projet de centrale énergétique. Le juge a signé une ordonnance de renvoi en correctionnelle le 2 juin 2025. La défense a saisi la Chambre d’accusation pour demander l’annulation de toute la procédure, qu’elle estime “truffée d’irrégularités et instruite à charge”. Entre-temps, Senelec a pris le contrôle de WAE.






