Publié le 23 Jan 2017 - 09:14
VISITE A LA PRISON DE REBEUSS

Des femmes de détenus crient aux tracasseries

 

Des femmes de détenus de la prison de Rebeuss n’en peuvent plus des conditions de visite à ladite maison d’arrêt. En plus d’être peinées de l’emprisonnement de leurs proches, elles disent subir des tracasseries de la part des matons. A les croire, leurs droits de visite sont bafoués, puisque les temps de visite sont réduits et passés de 5 minutes à 2  minutes. A défaut d’être privées de visite, leurs permis sont souvent déchirés pour celles qui osent tenir tête aux gardes.

‘’ Dès que vous protestez, soit on vous interdit de voir le détenu sous le prétexte qu’il est en isolement ou bien ils déchirent votre permis’’, s’est plaint un groupe de dames auprès de EnQuête. Le pire, elles accusent les gardes pénitentiaires de leur faire des propositions indécentes. La décision qui les exaspère le plus, c’est la suppression de tout contact avec leurs proches prisonniers, puisque les mailles des grilles du parloir sont renforcées, depuis un certain temps. ‘’Le visiteur ne peut plus voir le prisonnier’’, fulmine une dame.

Les précisions de la DAP

La Direction de l’administration pénitentiaire (DAP) a démenti et apporté des réponses aux récriminations et allégations des visiteuses. Concernant les parloirs, le chargé de communication de la DAP explique que ‘’cette situation n’est pas sans fondement’’. D’après l’Inspecteur Mbaye Sarr, la décision est motivée par le fait que des détenus et des visiteurs non identifiés aient perforé le dispositif de séparation en élargissant les mailles du parloir pour introduire des objets prohibés, notamment du chanvre indien et de l'argent. Par conséquent, justifie-t-il, ‘’c’est pour des raisons de sécurité que le diamètre des mailles du dispositif de séparation a été réduit, afin d’éviter l’introduction frauduleuse de ces objets qui, il faut le rappeler, sont nocifs pour la sécurité des détenus eux-mêmes, des agents mais aussi des usagers du service public pénitentiaire’’.

Cependant, poursuit notre interlocuteur, ‘’cet aménagement n'a rien changé concernant la visibilité entre visiteurs et détenus’’. Le chargé de communication a aussi écarté l’existence de restriction sur les visites, en laissant entendre que ‘’tout visiteur détenteur d'un permis  est admis à visiter par l'administration pénitentiaire aux jours et heures indiqués’’. Il a laissé entendre que les visites sont encadrées, du début jusqu'à la fin sous la surveillance constante d’un sous officier de permanence. Par conséquent, il n’y a pas de place à certains écarts des gardes, pour qu’ils puissent déchirer les permis de communiquer.

 D’ailleurs pour le bonheur des visiteurs, l’Inspecteur Sarr annonce que les parloirs seront bientôt un vieux souvenir à Rebeuss, car d’autres, plus modernes et présentant plus de confort, sont en cours de construction et seront bientôt opérationnels.  Quid des allégations de réduction du temps de la visite ?  Le responsable de la DAP souligne qu’étant donné qu’en moyenne plus 1 500 personnes sont reçues lors des jours de visite, une bonne organisation est nécessaire pour pouvoir permettre à tout le monde de voir son parent. A cet effet, il est instauré des rotations par vague de visiteurs. Mieux, selon toujours notre interlocuteur, une discrimination est faite en faveur des personnes du 3ème âge, des personnes handicapées, des femmes enceintes ainsi que celles accompagnées d’un bébé. Cette catégorie de visiteurs bénéficie immédiatement d’une visite contact.   

 

Section: 
AFFAIRE MOUSSA BOCAR THIAM : Le Bâtonnier saisi par l’ancien ministre
Vol de bétail
Lutte contre la traite des personnes
BESOINS ET CRISES ALIMENTAIRES AU SÉNÉGAL EN 2024 : Tambacounda, Matam, Kédougou et Saint-Louis en première ligne
23 kg de chanvre indien saisis dans la forêt de Pakala
THIES - CENTRE HOSPITALIER REGIONAL EL AHMADOU SAKHIR NDIEGUENE 12 milliards F CFA pour moderniser l’établissement
Saisie historique de carentanais - un opioïde ultra-puissant
Le ciriz salue la circulaire du premier ministre
FERMETURE DES MAISONS JAUNES DE MALIKA ET MBOUR Plus de 200 enfants se retrouvent sans prise en charge
MUSÉE DES CIVILISATIONS NOIRES : Une situation bizarre
La Cedeao et l’UA appelle au respect de l’intégrité des territoires et à la vie
JEAN A. DIATTA (DIRECTEUR DES BOURSES) : "On ne fait pas de réformes, on réorganise le mode de paiement"
ME BAMBA CISSÉ INAUGURATION COMMISSARIAT DALIFORT-FORAIL : “Ce commissariat est le reflet de l’État, de l’autorité de l’État”
AUDIENCE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE - MAIRE DE LA VILLE DE THIES : Le maire de Thiès-Est ne digère pas
APRÈS LES DECLARATIONS DU PM : Le Front syndical dénonce des tentatives d’intimidation
ROUTES MIGRATOIRES DANS LE MONDE EN 2025 : Au moins 7 667 personnes sont décédées ou ont disparu
Interpellation à Grand-Yoff
SAINT-LOUIS : POUR UNE VILLE DURABLE ET RÉSILIENTE Une vaste campagne de reboisement des artères lancée
HAUTE COUR DE JUSTICE : Moussa Bocar Thiam conteste la procédure et saisit plusieurs institutions
Procès diffamation