Guy M. Sagna interpelle le gouvernement

Depuis 2016, les impactés du TER courent derrière leurs terrains, leurs maisons, leur argent, leurs papiers. Dix ans, c'est trop, selon le député Guy M. Sagna, qui prenait part à leur rencontre avant-hier. Suffisant pour qu'il demande aux nouveaux régimes de régler cette question.
"Le coût du TER n'est pas seulement de plus de 1 200 milliards. Il faut y ajouter la sueur et le sang de celles et ceux sans qui il n'y aurait pas de TER, car sans leur déplacement, il n'y aurait pas de rails. Ils ont été trompés par l'État néocolonial et parasitaire qui les a laissés dans des drames sociaux indicibles, mais qui étaient programmés du fait d'études d'impact économiques, sociales et environnementales ni démocratiques, ni transparentes, ni populaires. Résultats : par exemple, pas de passerelle pour Sébikotane dont la population doit être écoutée et ses préoccupations prises en charge », indique le député.
Selon le parlementaire, « le gouvernement issu de la Révolution démocratique au Sénégal doit impérativement rendre justice aux impactés du TER ». A ses yeux, ce n'est pas une option. « Nous exprimons à nouveau notre solidarité aux impactés du TER avec lesquels nous nous sommes rassemblés hier, samedi 31 janvier 2026, à Sébikotane. Nous continuerons à être à leurs côtés jusqu'au paiement de tout ce que l'État doit à ces impactés du TER. Enfin, plus jamais ça au Sénégal !", a lancé Guy M. Sagna.






