Publié le 19 Oct 2018 - 20:19
BILAN PELERINAGE A LA MECQUE

Les bons et les mauvais points du hajj 2018

 

Dans l’organisation du hajj 2018, de grandes avancées ont été notées. Il y a eu quelques soucis de restauration et d’hébergement. Le délégué général au pèlerinage à La Mecque fait le bilan.

 

Cette année, contrairement à la précédente édition, aucun pèlerin à La Mecque n’a été laissé en rade. Le délégué général au pèlerinage à La Mecque, Abdoul Aziz Kébé, souligne qu’aucun des 12 860 pèlerins n’a déposé une plainte. Que le plan de vol a été respecté. Aucun bagage n’a été égaré. L’encadrement religieux élargi et le personnel médical ont assuré. Ce qui signifie, à ses yeux, une amélioration des performances du hajj de cette année. ‘’Le pèlerinage 2018 a été mieux préparé que les années précédentes. Nous avons noté des performances sur tous les plans : inscriptions, transport terrestre et aérien, hébergement, obtention de visas, restauration, encadrement religieux et médical’’, s’est-il félicité.

Sur le premier point, il signale que les inscriptions ont été bouclées le 31 mai, c’est-à-dire 70 jours avant le premier vol, sachant qu’elles ont débuté le 15 mars. Les années précédentes : en 2016, la plateforme d’inscription a été ouverte du 25 mai au 11 août ; en 2017, les inscriptions ont commencé le 18 mai pour prendre fin le 19 juillet, 18 jours avant la date du pèlerinage. La performance de cette année a été obtenue grâce au concours des voyagistes privés. ‘’Nous avons terminé les inscriptions à temps’’, s’est-il réjoui devant les membres de la délégation générale et les partenaires.

Faisant toujours le récapitulatif, le délégué général renseigne que les visas ont été récupérés 15 jours avant. ‘’Auparavant, compare-t-il, les pèlerins détenaient leurs visas à l’aéroport’’. Un grand succès qu’il a tenu à porter à la connaissance du grand public. Un plan de gestion a été établi, qui a permis d’avoir les visas six jours avant le premier vol. Ce, grâce à un travail fédérateur avec l’ambassadeur d’Arabie saoudite. Pareil pour l’obtention des kits. ‘’Cette année, trois jours avant, les pèlerins ont eu leurs kits’’, a-t-il fait savoir.

Pour ce qui est du transport, en 2016, le coût de l’avion était à 1 193 770 F Cfa ; en 2017, 1 189 950 F Cfa. En 2018, le prix a été fixé à 1 085 368 F Cfa. Là aussi, il s’agit d’une avancée significative, aux yeux de M. Kébé. A ce propos, il signale que des efforts ont été faits dans les contrats signés le 15 avril. D’autant qu’en 2016, ils ont été signés le 27 mai ; en 2017, le 6 mai.

Ainsi, sur le transport terrestre, ‘’des progrès notoires ont été enregistrés cette année, car des bus neufs, confortables ont été mis à leur disposition’’, dit-il.

Le délégué général et les couacs dans l’hébergement

Malgré les succès, il y a eu des couacs ou ‘’difficultés’’. Notamment en restauration et dans l’hébergement à Mouna et à Arafat. ‘’Mouna n’a pas la même configuration que les deux autres sites (Médina et La Mecque). Cela a créé des retards dans l’affectation des chambres. Ce temps d’attente a été réduit’’, explique M. Kébé. Concernant la disponibilité des matelas, il souligne que tous les pèlerins en disposaient. ‘’Au moment d’héberger, 200 pèlerins n’avaient pas de place sous les tentes. C’est dû au fait que les Sénégalais qui sont des résidents en Arabie saoudite, pendant le pèlerinage, cherchent à faire des économies. Ils se sont introduits sous les tentes, ont occupé la place des pèlerins avant leur arrivée’’, dénonce-t-il.

Toutefois, explique-t-il, des mesures immédiates ont été prises. Deux autres tentes ont été ajoutées. A Arafat, les difficultés connues l’année dernière, le manque d’aération et le déficit de tentes ont été résolues.

Les problèmes de restauration

‘’Nous n’avons pas de récrimination à Médina et à La Mecque, pour la restauration. Pour Mouna, oui, il y a eu problème. Celui-ci a risqué de voiler toutes les performances en termes d’organisation. Que l’on ne réduise pas le pèlerinage au problème à Mouna. Nous ne fuyons pas nos responsabilités. Nous n’avons pas de responsabilité technique, juridique sur Mouna’’, s’est défendu le délégué au pèlerinage Abdoul Aziz Kébé en réponse aux complaintes des voyagistes privés qui, lors du hajj, ont souhaité que le restaurateur de la délégation soit le leur. ‘’L’année dernière, il y a eu des difficultés à Mouna et à Arafat pour la restauration. Nous avons négocié avec notre restaurateur à La Mecque pour qu’il le soit à Mouna. Avec ce restaurateur, nous avons discuté pour que ses cuisiniers présentent des aliments sénégalais ou proches. Puisque notre restaurateur ne pouvait pas prendre en charge tous les pèlerins, une commission a été mise en place. Elle a recueilli un ensemble de demandes. Trois restaurateurs ont été choisis, après validation de la commission. Ils ont été payés par une banque’’, explique-t-il. 

Mais, le moment venu, ajoute M. Kébé, les prestataires n’ont pas respecté le cahier des charges. La délégation s’est alors substituée pour nourrir les pèlerins. Le délégué de faire savoir que les défaillances du prestataire ont été gérées et que la délégation n’a aucune responsabilité dans ces impairs.

‘’Quelques soucis notés’’

Outre l’hébergement et la restauration, il y a eu un retard du vol 3 du privé. A l’aller, il a été retardé de 12 heures. ‘’Ce n’est pas de la négligence de la délégation générale. C’est du fait du non-respect de certains voyagistes privés des clauses du cahier des charges qu’ils ont accepté pour avoir leur programme et accueillir leur agreement qui indique que les 50 % de leurs pèlerins doivent être convoyés par l’Etat du Sénégal. Certains d’entre eux n’ont pas respecté cela’’, explique-t-il. Ainsi, au moment où le vol 3 devait partir, la compagnie a réagi commercialement, car l’avion qui devait venir pouvait convoyer 410 pèlerins. Il s’est trouvé que ce vol 3 avait un gap de 200 pèlerins qui représentent les 50 % des voyagistes privés. La délégation n’a pas accepté cette situation, faute de non inspection de l’avion. Ce qui a causé un retard de 12 heures. Au retour, il y a eu des changements de vol qui ont impacté l’organisation. A ces difficultés, la délégation compte apporter des solutions.

De même, la délégation décide de revoir le système d’affichage du programme. A la place, elle propose de délivrer des fiches que le pèlerin pourra avoir à tout moment, car elle a constaté que certains pèlerins ne s’attardent pas à lire les programmes affichés.

AIDA DIENE

 

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