Thiès D’ABORD sonne l’alerte et appelle les maires à l’unité
À quelques jours de la célébration du 4 avril, date marquant la Fête de l’Indépendance du Sénégal, le climat politique local suscite des inquiétudes. Face à ce qu’il qualifie de « signaux préoccupants », le président du Mouvement Thiès D’ABORD est sorti de sa réserve pour appeler à la responsabilité et à la cohésion.
Depuis plusieurs jours, l’espace public est marqué par des communications dissonantes, des postures d’ego et une méfiance perceptible entre responsables municipaux. Une situation jugée d’autant plus préoccupante que la ville sera au centre de l’attention nationale. « Quelle image donnons-nous à notre population, à notre région et au reste du Sénégal ? » s’interroge le président du mouvement, dénonçant des initiatives isolées et un déficit de coordination entre les différentes communes. S’exprimant en tant qu’acteur politique local et citoyen « profondément attaché à Thiès », Me Habib Vitin a insisté sur le caractère symbolique du 4 avril, présenté comme un moment d’unité nationale, de discipline républicaine et de dépassement des clivages.
Pour Me Vitin, le débat devrait plutôt porter sur les investissements durables en infrastructures et l’impact réel de l’événement sur les conditions de vie des populations. Il estime que la ville ne saurait être « le théâtre de rivalités personnelles », encore moins « l’otage d’ambiances individuelles ». « Thiès n’est pas un champ de compétition d’égo. La population mérite le respect », a-t-il insisté, appelant à un dépassement des considérations partisanes au profit de l’intérêt général. Rappelant la portée nationale de la fête de l’indépendance, il a tenu à préciser que celle-ci « appartient à la nation sénégalaise » et non à des personnalités ou institutions spécifiques. « Elle n’appartient ni au président de la République, ni au gouvernement, ni au Premier ministre, ni au gouverneur, encore moins aux maires », a-t-il martelé.
Plaidoyer pour une intercommunalité effective
Le mouvement rappelle avoir, depuis plusieurs mois, alerté sur « l’absence d’esprit de mutualisation » et « la concurrence institutionnelle permanente ». Selon son président, les récents événements confirment les risques de fragmentation anticipés. « Ce n’est ni l’esprit de l’intercommunalité, ni l’exigence républicaine attendue dans un moment d’envergure nationale comme le 4 avril », affirme-t-il, regrettant que les responsables municipaux « ratent un rendez-vous avec l’histoire ».
Il appelle à une coordination officielle et transparente entre les communes et la Ville ; une communication conjointe pour éviter les malentendus ; le respect des équilibres institutionnels ; et une mutualisation effective des moyens humains et logistiques.
Selon lui, « la grandeur politique ne se mesure pas à la virulence des déclarations, mais à la capacité de rassembler ». Me Habib Vitin a assuré que son mouvement participera pleinement à la réussite de la célébration, tout en invitant les acteurs politiques locaux à faire preuve de retenue et de responsabilité, a-t-il conclu.
Ndeye Diallo (Thiès)







