Publié le 24 Feb 2015 - 08:24
LE MULTIPARTISME

Oui pour le rationalisme et non pour le racisme 

 

Peut-on continuer de militer dans un parti ou le dirigisme du chef ne  laisse pas à certains militants l’opportunité de suivre un parcours politique salutaire ?

L’innovation n’est pas au rendez-vous des  discussions internes et externes, les partis ne font plus de formations et ils n’ont plus d’écoles fonctionnelles.

Les jeunes conscients vont ils continuer à faire la queue au niveau de ces associations démocratiques ?

Les militants ambitieux vont-ils continuer à supporter les humeurs du chef ? D’ailleurs le mot veut tout dire.

Les coalitions politiques hétérogènes,n’étranglent-elles pas le jeu et l’enjeu politique ? Ho,Oui

Elles freinent la démocratie interne et éloignent les leaders des bases. Le leader temporaire (chef de la coalition ou le coordonnateur) prend la place du vrai leader et/oudu chef de parti. La hiérarchie est perturbée et les nœuds supplémentaires augmentent la latence. L’enjeupolitique rejoint le terrain  de l’opinion et non les porteurs paniers. L’égoïsme se propage et se partage.

La transhumance se justifie par cette contre-valeur.

Les rôles au niveau des partis ne sont distribués qu’à l’approche des élections.Le parachutisme devient une nouvelle doctrine du faite de l’utilitarisme les managers. Une démarche,plus politique que humain, est au rendez-vous des manœuvres politiciennes visant à conserver le pouvoir ou à le conquérir.  Des leaders en perte d’ambition  et des coordonnateurs très contestés voient le jour.  A cela s’ajoute la  culture de l’insulte et du mauvais exemple. Des chefs de partis insultent, des hautes autorités insultent et des avocats insultes. Des jeunes militants font souvent recours à la violence lors de leurs manifestations, violence qui souvent les éloignent des idéaux du parti et des valeurs cardinales recommandées pour un jeune. Ils arborent à la place de la chemise blanche l’habit du clientélisme ou du suivisme aveugle.

L’absence d’arguments, de projets et de vision à défendre, est la conséquence de l’une et de l’autre (du mécontentement de certains et de la position  politique radicale des autres).

Les débats virent en tribune de gladiateurs.

Les thèmes ne sont pas abordés dans le fond,   la mouvance éprouve de la peine pour trouver les arguments et l’opposition peine à se mettre à jour.

La famine, la pauvreté, manque l’emploi, la cherté de la vie, les problèmes du transport, les problèmes de l’éducation/enseignement/formation et l’insécurité, sont et seront toujours les challenges de tout Président. Ils devront être aussi les thèmes sérieux sur lesquels nous devront débattre.

Dans une démocratie appréciable, les populations doivent moins souffrir. Elles doivent aussi être en sécurité. Les  libertés fondent les états modernes et démocratiques.

L’idée de la rationalité

La question n’est pas dans le nombre mais dans les convictions. Comme nous sommes obligés de coaliser pour gagner, mieux vaux le faire par les convictions et par les idéaux politiques plutôt que par les circonstances de la temporalité.  Certaines petites formations ne grenouillent pas ici et là(comme certains gros partis) mais tout au contraire, c’est des gens qui ont « OSER partir seul ».  Dans un jeu démocratique, chacun peut tenter sa chance. C’est pourtant l’absence de démocratie interne qui pousse la grande majorité des jeunes leaders, souvent dans l’étroit dans leurs formations politiques, à ouvrir ces cieux. Ils peuvent aussi être des très ambitieux.  C’est ca la démocratie. En démocratie on ne doit pas être raciste  et on ne doit pas non plus négliger les fortes minorités.  Une minorité aujourd’hui pourrait être une majorité demain et inversement.

Tout sénégalais, s’il le désire, doit pouvoir créer son parti. Nous sommes pour que des articles supplémentaires  soient ajoutés sur les textes de reconnaissance de ce type d’association.Les récépissés des partis politiques sont distribués selon les humeurs du Ministre de l’intérieur. Les leaders qui ont fusionné leurs partis,ne sont des non ambitieux.  Leurs partis doivent être éliminés de la base de données et ils leurs  devront être sur une liste rouge pendant 99 ans, c’est à dire la durée de vie d’association.

Ainsi le premier niveau de rationalisation serait de supprimer de la liste tous les partis qui ont étéabsorbés par le PDS (comme PPC et autres) et ceux qui aujourd’hui se sont dissous dans l’ARP (comme l’UDS/Innovation et autres).

 

Quoi qu’on puisse dire, il y a que deux blocs au Sénégal : les partis de gauche et les libéraux.

Avec l’éclatement des libéraux, se sont nés les Wadistes (les vrais libéraux) et les républicains (incarnés par le Président Macky SALL). Si la gauche se trouve (socialistes et communistes), nous aurons donc trois blocs sinon quatre blocs vont se dessiner.

Tenant compte des autres, les non de gauche et non libéraux, deux autres blocs pourraient voir le jour : le centrisme (l’UCS et autres) et le nationalisme (le PVD et autres).

Ainsi pour tout nouveau parti, il faut choisir son bloc, lors de sa création, sur la liste des six : les vrais libéraux ; les républicains ; les socialistes ; les communistes ; les centrismes et les nationalistes.

Six mois avant les électionsprésidentielles, des primaires devront êtreorganisées pour choisir un candidat parmi les leaders et investis des partis de chaque bloc.

Et tout candidat indépendant doit avoir un minimum de 20.000 signatures avec 2000 au minimum sur 7 régions et 1000 au minimum sur les 7 autres régions.

Ainsi quelque soit les élections, il n’aura pas plus de 10 listes et même avec les possibilités de coalition entre les blocs, le temps d’une élections, ce nombre pourrait être encore réduit.

Nous pensons que ceci pourrait être une piste qui permettraità ceux qui veulent créer des partis de réfléchir et bien comprendre les enjeux avant de s’engager. Les partis vont  s’organiser l’avantage et  pourront ainsi jouer pleinement leurs rôles dans l’échiquier politique, économique et social du pays.

Modou FALL

Président du Rassemblement pour la Vérité / Deggmoowoor

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