Publié le 27 Dec 2014 - 07:16
LIBRE PAROLE

Le cas Karim Wade

 

La libération de Karim WADE fait l’objet de débats dans tous les cercles et dans tous les milieux. Telle une patate chaude, le pouvoir cherche par tous les moyens de s’en débarrasser sans perdre la face. Des émissaires officieux ou officiels travaillent depuis un moment à aplanir les difficultés liées aux exigences judiciaires et à la real politique que dicte la situation du moment, c’est-à-dire l’apaisement de la tension et du climat politico-social.

Ainsi, les différents entretiens que Cellou Dalein Diallo a eus avec Macky, Ouattara et Bongo sont à mettre dans l’optique de la libération de Karim WADE. S’y ajoutent la pression constante du Front pour la Défense de la République, les vœux exprimés par la quasi-totalité de la classe politique, des marabouts et de la société civile de voir Karim libre.

Cependant, force est de constater que le pouvoir, sous l’emprise de la peur, use de tous les moyens, même antidémocratiques et illégaux afin de maintenir injustement Karim WADE dans les liens de la détention. Cette posture est d’autant plus justifiée que Karim est devenu l’icône des masses. Sa popularité et son charisme ont été rehaussés par son séjour carcéral, déjouant ainsi tous les calculs du pouvoir qui le voyait mort politiquement.

Face à ce régime impopulaire, Karim WADE, une fois dehors, les portes du palais lui sont ouvertes inéluctablement. Reste à savoir s’il va regagner sa nouvelle demeure ou attendre jusqu'en 2017.

C’est pourquoi des pièges, des formules, des subterfuges sont en train d’être usités pour empêcher Karim de briguer la magistrature suprême. Cela va de la renonciation à la politique à l’acceptation d’un non-lieu partiel. Ce qui anéantirait définitivement toute chance de voir Karim devenir  le 5ème président de la République du Sénégal.

RESTONS VIGILANTS !

Samba DIAW

Président de CONVERGENCE LIBERALE

 

Section: 
ENJEUX DE LA RÉVISION DE LA CONSTITUTION DANS UN CONTEXTE DE SCISSION AU SEIN DE PASTEF-LES PATRIOTES : Wërwërloo beek wiiri wiiri bi, du ko teree jaari ndaari !
SONKO / DIOMAYE : La rupture définitivement consommée
SÉNÉGAL : Le grand théâtre de la fidélité sélective
KIIRAY, OU L’EXIGENCE DE REFAIRE LA RÉPUBLIQUE : Quand un parti politique choisit de placer la Nation au-dessus de lui-même
Touba à l’aune du territoire mouride
Pour Maguèye Kassé
Sa fitna et nous
HOMMAGE À IDRISSA FALL : Ce discret monument du journalisme africain et mondial
LUCIANO GENOVESIO : La peinture comme acte de souveraineté
*Où sont ceux qui disaient « France dégage ! » ?*
L'afrique mérite mieux que la dispersion de ses voix
LA QUERELLE DE PATRIOTISME OU L’ÉCHEC D’UN MANDAT : Tous responsables !
L’EAU QUI COULE SOUS NOS CLIMATISEURS : Une ressource sénégalaise gaspillée
Les quatre paris politiques risqués du Président Diomaye Faye
EXODE RURAL ET MIGRATION IRRÉGULIÈRE : Le délégué de quartier au cœur des mobilités territoriales
LE JOUR DU DÉPASSEMENT : Comment l’humanité vit à découvert à partir du (ndlr) 22 juillet ?
JOUER POUR RAYONNER : Ce que le sport pourrait faire pour une marque-pays
DAKAR, OU LA PIÈCE MANQUANTE : Macky Sall, le parrainage national et l’arithmétique de New York
FÉDÉRATION SÉNÉGALAISE DE FOOTBALL (FSF) : La caste inamovible qui asphyxie les Lions doit tomber
Quand le rapport Forvis Mazars révèle un risque systémique... et ouvre paradoxalement un nouvel espoir institutionnel