Publié le 18 Nov 2012 - 13:45
NAUFRAGE DU JOOLA

Décision de la justice française le 20 novembre

 

La plus haute juridiction française, la Cour de cassation, doit rendre mardi sa décision sur le pourvoi de responsables sénégalais poursuivis dans l'enquête menée en France sur le naufrage du ferry Joola, qui avait fait près de 1.900 morts au large de la Gambie il y a un peu plus de dix ans.

 

Six des sept anciens responsables sénégalais, civils et militaires, visés par des mandats d'arrêt internationaux, contestent la compétence de la justice française. Parmi eux, un seul a été interpellé, en octobre 2010 à Paris, mis en examen et placé sous contrôle judiciaire.

 

Une enquête pour homicides involontaires

 

L'enquête française avait été ouverte en 2003 pour homicides involontaires et défaut d'assistance à personnes en péril à la suite d'une plainte de familles de victimes, dont 22 étaient françaises. En 2010, la Cour de cassation avait annulé les mandats d'arrêt délivrés contre l'ex-Premier ministre sénégalais Mame Madior Boye et l'ex-ministre des Forces armées Youba Sambou. Pour Me Etienne Rosenthal, avocat de victimes françaises, ce serait un "déni de justice" que cette enquête ne donne pas lieu à un procès.

 

Un dossier refermé dès 2003

 

De son côté, la justice sénégalaise a refermé le dossier dès 2003, en concluant à la seule responsabilité du commandant de bord, disparu dans le naufrage. Le Joola avait chaviré au large de la Gambie le 26 septembre 2002, alors qu'il reliait Ziguinchor (sud du Sénégal) à Dakar. La catastrophe avait fait 1.863 morts et disparus selon le bilan officiel, plus de 2.000 selon les associations de familles de victimes, soit davantage que le naufrage du Titanic (1.500 morts). Seules 64 personnes avaient survécu.

 

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