Publié le 17 Mar 2026 - 10:30
ENTRETIEN - SERIGNE MBOUP, PRÉSIDENT UNION NATIONALE DES CHAMBRES DE COMMERCE

“Nos autorités sont promptes à aller visiter les usines des étrangers et non celles des Sénégalais...”

 

Arrivée d’une nouvelle usine de montage, véhicules des députés, place des Sénégalais dans le secteur dynamique de l’industrie automobile, souveraineté économique…, le patron de CCBM Electronics, Serigne Mboup, sort de sa réserve et appelle à plus de patriotisme et de soutien à l’entreprise sénégalaise.

 

Comment se porte le secteur de l’automobile au Sénégal et comment voyez-vous son évolution ces dernières années ?

Le secteur se porte bien, malgré les difficultés. Mais notre rôle est justement de faire face à ces difficultés. Cela fait environ 20 ans que nous sommes dans le secteur, il n’y a pas de grands changements, ce sont toujours les mêmes concessionnaires, à quelques exceptions près. Sur plus de 20 ans, il y a eu deux ou trois nouveaux concessionnaires au maximum. Par contre, chez les distributeurs occasionnels, nous avons noté un boom.

La mesure qui a consisté en l’ouverture du secteur n’est pas une bonne mesure à mon avis. L’État devait travailler avec les industries qui sont déjà sur place pour voir comment diminuer le coût des voitures. Il y a déjà Sen Iran Auto et CCBM et nous aurions pu faire, avec l’accompagnement de l’État, des voitures moins chères comme au Maroc et en Malaisie. Je pense que c’était la meilleure option, au lieu de continuer à miser sur l’importation de véhicules d’occasion. C’est aussi une question de sécurité. Souvent, quand il y a accident, les gens parlent de l’état de la route ou du comportement du chauffeur. Or, la plupart du temps, c’est la vétusté du véhicule, avec une carrosserie complètement usée…. Cest ce qui fait que dès qu’il y a un accident, c’est la catastrophe.

Que pensez-vous de la mesure qui consiste à relever l’âge limite des véhicules importés ?

Cette mesure est typique des pays qui n’ont pas d’ambitions, des pays qui veulent s’enfoncer dans le sous développement. On aurait pu mettre en œuvre des mesures pour produire des véhicules tout neufs ; c’est cela l’émergence. Il fallait renforcer l’industrie et mettre en place des mesures incitatives pour que le véhicule puisse être accessible. Il ne faut pas oublier qu’en 1960 déjà, le Sénégal a produit une voiture: la marque Gaindé. À l’époque, la Chine n’avait pas d’industrie automobile. Malheureusement, quand les gens parlent, vous avez l’impression que c’est inédit de monter un véhicule à Dakar.

Comme je le dis souvent, nos autorités méconnaissent notre histoire et c’est de la faute de l’administration. Si on avait revisité l’histoire, on saurait que de 1960 à 1980, on a fait le montage. À CCBM, c’est depuis 2009 que nous faisons le montage des voitures. Nous avions fait les véhicules des maires, un marché de plusieurs centaines de véhicules. Nous avons aussi montré notre savoir-faire dans les véhicules militaires ; nous avons monté des véhicules identiques à ce qu’ils veulent faire à Diamniadio. Nous aurions pu le faire beaucoup moins chers, sans que l’État n’ait à metttre à disposition un terrain et un bâtiment. Les gens doivent savoir que le montage des véhicules n’est pas du tout compliqué. Ce qui est compliqué c’est la production, même si ce n’est pas impossible. Il faut juste y aller avec méthode en travaillant sur toute la chaîne de valeur. Par exemple, si vous allez en Tunisie, ils ne produisent pas encore de voitures, mais ils font des pneus, ils font des volants, ils font pleins de choses. Le Maroc a fait pareil. Nous nous en sommes au niveau du montage. Pour ça on n’a pas besoin de démultiplier les usines. Il faut accompagner l’industrie qui est déjà là pour qu’elle puisse aller crescendo. 

Comment se porte l’usine de montage que vous aviez mise en place?

Elle se porte bien, mais ça aurait pu aller encore mieux. C’est grâce a cette usine que nous avons des produits de qualité et à moindre prix. Aujourd’hui, beaucoup de camions et tracteurs sont montés ici. Nous avions d’ailleurs reçu Monsieur El Malick Ndiaye quand il était ministre des Transports. Malheureusement, le Sénégalais oublie très vite….

Là on voit un nouvel acteur s’installer. Mercedes était aussi annoncé…. Est-ce que les nationaux sont suffisamment soutenus ?

Ce n’est pas seulement pour l’automobile. C’est valable pour tous les secteurs. L’État ne soutient pas assez le secteur privé. Nous avions fait beaucoup d’efforts avec Abdoulaye Wade. Malheureusement, Macky Sall a permis aux étrangers de revenir en force. C’est valable pour tous les secteurs. Nous avions combien d’usines de textile au Sénégal ? Idem pour l’huile…. Nos autorités doivent revoir leurs orientations de ce point de vue. On nous parle de zones économiques spéciales, mais je doute de leur efficacité. Déjà il y a beaucoup de zones économiques et spéciales et on peine à les développer. Si l’État ne change pas d’orientation, les Indiens et Chinois risquent de tout accaparer ; on va mettre en place de l’industrie lourde où tout est automatisé. Et ça ne va même pas créer de l’emploi. Je pense que l’État doit miser sur le semi automatique. Je parle de l’automobile et du textile que je connais le mieux, mais c’est valable pour tous les secteurs.

Quelle place les Sénégalais occupent aujourd’hui dans ce secteur automobile ?

Nous sommes les seuls Sénégalais dans ce secteur. À un moment donné nous étions à la 4e ou 5e place. Mais aujourd’hui, nous reculons. Parce que l’État passe toutes ses commandes chez nos concurrents étrangers. Il ne faut donc pas s’étonner parce que l’État est le plus gros acheteur….

Il a beaucoup été question dernièrement des voitures des députés ; jusqu’à présent il y a très peu d’informations sur les contours de ce marché…. Est-ce que les procédures ont été respectées ?

Moi je ne voulais même pas en parler. Parce que lors des législatives, j’ai soutenu Ousmane Sonko. Si on m’avait donné le marché, c’est comme si c’est ce que je cherchais, c’est pourquoi je n’en voulais pas. Même s’il y avait appel d’offres, je n’aurais pas soumissionné. Cela dit, je pense que le marché pouvait être fait par des Sénégalais, mais jusqu’à présent je ne connais pas le bénéficiaire. Or, importer un véhicule ce n’est pas compliqué. Ça demande juste une certaine capacité financière. N’importe qui peut le faire. Je ne parle pas pour moi. Parmi les gens qui les ont toujours soutenus, il y en a qui auraient pu en bénéficier. C’est comme ça que l’Etat accompagne le privé national.  

Parlez nous un peu plus de CCBM et de son parcours ?

Cela aurait pu faire toute une émission. C’est Elh Bara Mboup qui avait sa société. À sa disparition en 1992, nous avons pris le relais et avons mis en place CCBM. Nous avons fait du chemin: le développement de l’électronique, l’usine de montage, les centres commerciaux, le développement de Cosama, le projet cœur de ville de Kaolack. Tout ça c’est CCBM. Auparavant c’était les établissements Bara Mboup. Avant, c’était les Mauritaniens qui géraient l’alimentation. Avec les événements de 1989, ils sont partis et l’État a fait appel aux opérateurs nationaux. Cela montre que les Sénégalais ont toujours répondu présents à l’appel de l’État. Quand c’est difficile, l’État fait appel aux nationaux. Mais quand c’est facile, on choisit les autres. L’État doit accompagner davantage ses enfants.

Qu’est ce qui vous a motivé à investir dans le secteur automobile ?

Quand je suis entré dans l’automobile, les étrangers raflaient tout. Au détour d’une foire en Chine, j’ai vu que les véhicules n’étaient pas chers et que ce serait rentable de les commercialiser avec un service après vente. Au début, les gens étaient sceptiques parce qu’on ne connaissait pas trop les marques chinoises. Aujourd’hui, tout le monde va en Chine. J’avais compris que celui qui peut acheter des véhicules d’occasion peut forcément acheter un véhicule neuf de qualité. Nous avons été propulsés par  Abdoulaye Wade qui avait demandé qu’on me donne le marché des véhicules des députés, malgré les critiques. Cela nous a lancé et nous a permis aujourd’hui de bâtir une industrie. On a aussi travaillé avec Macky Sall jusqu’en 2019. Mais de 2019 à maintenant, nous ne vendons pas de véhicule à l’Etat.

Est-ce que ce n’est pas à cause de votre engagement politique ?

Moi j’ai toujours refusé d’utiliser ma casquette d’homme politique pour avoir des privilèges. J’aurais pu le faire mais je l’ai évité depuis le début. Il n’empêche, je crois avoir une entreprise crédible ; on devrait pouvoir faire la différence entre ma personne et celle de l’entreprise.

Quel est l’impact de la guerre en Iran sur votre activité ?

Cela nous affecte beaucoup. Avant même l’Iran, il y a eu l’Ukraine. D’habitude, les containers font 45 jours. Aujourd’hui, ça prend trois mois. Ça a complètement bouleversé nos processus d’achat, et parfois ça affecte les relations avec les clients.

Quid de la fiscalité ? Sentez-vous plus de pression ?

Il y a effectivement de la pression. Il y en a toujours eu. Les gens doivent savoir que quand il y a pression, l’entreprise le répercute sur le consommateur. Et le consommateur va le répercuter sur l’État. L’État a donc tout intérêt à soulager l’entreprise. Notre système est trop repressif, ce qui n’encourage pas les gens à se formaliser. Moi si on me demande comment l’Etat peut faire pour avoir plus de recettes, je peux l’aider. Mais il n’y a pas de concertations dans la mise en place des réformes. Le plus souvent, l’État décide et vient partager de manière très verticale.

On parle beaucoup de patriotisme et de souveraineté économique depuis 2024. Est-ce que cela a un effet sur l’entreprise sénégalaise ?

Pour moi, ce n’est même pas une affaire de gouvernement cette absence de patriotisme économique. C’est un problème du Sénégalais. Chacun se vante d’avoir des produits made in France, made in USA…. C’est dans nos têtes. Par exemple, nos autorités sont fières de recevoir des entreprises étrangères, d’aller visiter leurs installations… Alors que nous, nous avons tous les problèmes d’être reçus en audience, elles ne viennent pas visiter nos usines. Ça c’est une catastrophe nationale.

Parlons de la chambre de commerce, vous vous êtes toujours battu pour des renouvellements. Où en êtes-vous dans ce combat ?

Abdoulaye Wade avait pris un décret très pertinent pour l’organisation des chambres de commerce. C’est sous Macky Sall que nous avons connu des régressions majeures, avec des réformes qui n’ont pas servi à grand-chose. Là encore, on nous parle de réformes. Ils devraient d’abord veiller au respect des textes en vigueur avant de penser à des réformes. Depuis 15 ans, Dakar est dans l’illégalité totale. Des gens s’accaparent les resources de la chambre de commerce sans rien faire. Quand on est incapable de faire appliquer un jugement, à quoi ça sert de mener des réformes.

Et puis, il y a de sérieux problèmes avec ces réformes annoncées. On veut demander juste l’inscription au RCCM et le paiement de la patente de 15 000 francs pour avoir le même droit que la Sonatel ; c’est pourquoi ces grandes entreprises ne sont pas intéressées par la chambre de commerce. Pour l’agriculture, vous allez juste à la direction de l’élevage et on vous donne une attestation et tu te retrouves avec un fichier de milliers de personnes. Ça ne doit pas se passer comme ça. Pour le fichier, vous mettez en place des critères, vous allez au service des impôts, vous demandez les entreprises qui respectent les critères et vous les classez par catégories. Le vote pourrait même se faire par voie électronique. Les conditions actuelles ne feront que créer des problèmes, si on procède aux renouvellements.

La chambre de commerce joue-t-elle pleinement son rôle ?

Les chambres de commerce jouent leur rôle dans toutes les régions. À Dakar, la chambre de commerce est supplantée par les agences. D’autre part, il y a un manque de dynamisme. Mais les autres chambres font un travail remarquable avec peu de moyens, des budgets qui tournent autour de 500 millions de francs. Du temps des colons, elles étaient très fortes, ce qui leur permettait de construire même les ports. Pourtant, il y a les chambres de métiers qui sont là et il n’y a aucun problème. Mais ici, il y a des gens qui s’accrochent aux postes, alors qu’ils devaient partir à la retraite depuis longtemps.  

Comment se porte le port de Kaolack ?

Nous pensions que les gens allaient améliorer l’existant. Mais malheureusement, ce n’est pas le cas. En 2023, l’État avait pris un décret avec comme objectif de placer tous les ports sous la tutelle du port de Dakar. Nous n’étions pas contre, nous y travaillions avec l’ancien régime. Mais avec la nouvelle direction, ils se sont levés un jour et ont dit qu’ils veulent récupérer les ports, alors qu’il y a des procédures à respecter. Vous ne pouvez pas vous lever un jour et décider de mettre dehors les chambres ; ça ne peut pas se passer comme ça. Nous allons continuer de gérer le port jusqu’à ce que les choses soient clarifiées. Si c’est pour l’intérêt du pays et des sénégalais, on ne va pas s’y opposer. Mais si c’est pour le donner à des puissances étrangères nous n’allons pas l’accepter. Certains disent qu’ils l’ont déjà vendu.

On parle beaucoup de renégociation de contrats. Comment l’appréhender vous en tant que chef d’entreprise ?

La renégociation c’est quelque chose de normal. S’il y a un accord entre les deux parties, c’est tant mieux. Ça existe partout dans le monde. Maintenant, s’il n’y a pas d’accord, la partie lésée peut faire un recours devant les juridictions. Pour moi, ça ne devrait pas susciter tant de bruit. Il faut juste éviter de commettre des fautes qui pourraient nous coûter cher. 

Vous êtes aussi dans le transport. Quelle lecture faites-vous des nombreux accidents mortels enregistrés sur nos routes ?

La meilleure solution pour les accidents, c’est de faire en sorte qu’il y ait des véhicules neufs. Si la voiture est neuve, vous avez plus de chance de s’en sortir en cas d’accident. Mais si vous inondez le marché avec des véhicules de 7-10 ans, vous pouvez prendre la mesure que vous voulez, dès qu’il y a accident c’est mortel. C’est comme placer un moteur sur une caisse vide. Au moindre choc, c’est la tragédie. 

Le secteur du transport est plein de voitures vétustes. Au même moment, des sénégalais qui veulent investir dans le transport sont contraints à la clandestinité, livrés à la corruption sur les routes. N’est-ce pas un paradoxe ?

Je pense qu’il faut juste remettre de l’ordre dans le secteur. Veiller au respect de la légalité aussi bien pour le véhicule que dans la pratique du métier. Même les motos Jakarta, on peut les autoriser, mais on doit les encadrer. Quand les Blancs étaient là même les charrettes avaient des numéros d’immatriculation, une carte grise…. C’est dans tous les domaines, il faut qu’il y ait un peu plus d’ordre si on veut aller de l’avant.

Vous avez parlé des agences. L’État a annoncé leur rationalisation, êtes vous optimiste ?

On en parle depuis très longtemps. Ce que les agences font, les chambres de commerce ou les directions peuvent le faire. Il y a trop de doublons. Quand vous allez au Cosec (Conseil sénégalais des chargeurs), ils prélèvent mais ils ne font rien du tout. Juste payer des salaires. Cet argent, l’État aurait pu le prendre et l’orienter par exemple dans la construction de gares routières. Pour la Caisse des dépôts et consignations par exemple, elle doit garder sa vocation, pas créer à tout va des sociétés qui vont concurrencer le secteur privé. Et sans obligation de résultats. Il faut aussi réformer la Caisse de sécurité sociale et l’Ipres pour qu’elles jouent leur rôle. Ce n’est pas non plus normal que ce soit la même équipe qui les dirige depuis toujours, alors que tout le monde cotise. Il y a énormément d’exemples, et dans tous les secteurs. Au ministère de l’agriculture, il y a énormément de structures. La preuve, aux journées de l’élevage, il n’y a que le public qui occupe les stands pour faire visiter le président de la République. Ça n’a pas de sens.  Pendant ce temps, aucun appui pour les foires organisées par les privés. Même la foire de Paris, ils ne font rien pour la soutenir, au moment où ils gaspillent plus de 2 milliards à Tokyo sans aucun impact. À la limite, j’aurais pu comprendre une telle mobilisation en Europe, en France ou en Italie… On a un vrai problème de priorité et d’organisation.

On vous a vu accompagner le président de la République et le Premier ministre dans leurs déplacements à l’étranger. Quelles en sont les retombées ?

C’est bien de partir avec le secteur privé, nous les en remercions. C’est aussi bien pour leur image. Mais le manque d’organisation peut créer parfois des frustrations dont on aurait pu se passer. Parfois vous êtes à l’hôtel, ils reçoivent des entreprises étrangères et nous laissent dans nos coins. Je pense qu’on peut mieux organiser ces voyages. Du temps de Wade par exemple, dans l’avion, il convoque une réunion et recueille les attentes et conseils. À la fin du voyage, on fait le point. Il faut une préparation avant de partir. Sinon, c’est une bonne chose que nous saluons.

Quels sont les défis de Serigne Mboup et de CCBM?

Le défi c’est de transférer le legs à la jeune génération. C’est mon principal défi. Nous avons fait ce que nous avions à faire, nous préparons juste la nouvelle génération.

MOR AMAR

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