Enfants maires

L'UNICEF, en partenariat avec la Coalition nationale des associations et ONG en faveur de l’enfant (CONAFE), a organisé une rencontre nationale réunissant les 77 enfants maires/maires des Conseils municipaux d’enfants (CME) de communes partenaires des régions de Tamba, Kédougou, Kolda, Sédhiou, Dakar, Thiès et Saint-Louis. Cette initiative s’inscrit dans une dynamique nationale de structuration et de mise en réseau des CME en vue de donner plus d’impact à la participation des enfants dans la gouvernance locale. Elle est soutenue par un processus préparatoire incluant des consultations locales, des sessions d'information et de partage, ainsi qu'une mobilisation continue des enfants à travers l’atelier de Dakar.
L’atelier vise à consolider les réflexions issues des consultations locales sur des sujets de préoccupations portés par les enfants eux-mêmes, à renforcer les capacités des enfants en matière de plaidoyer et de participation citoyenne, tout en leur offrant un espace pour exprimer leurs priorités et faire entendre leur voix. L'objectif est d'amener les enfants à consolider leurs réflexions et propositions formulées suite aux consultations locales organisées, favoriser la structuration et la mise en réseau nationale des Conseils municipaux d’enfants (CME), à travers la co-création de mécanismes communs de collaboration, de gouvernance et de représentation, offrir aux enfants et aux parlementaires un cadre d’échanges et de dialogue favorisant une meilleure connaissance des préoccupations des enfants ainsi que le rôle du député, et amener les participants à porter un plaidoyer collectif en faveur des droits de l’enfant, en mettant en lumière les priorités des enfants sur la Vision Sénégal 2050, l’adoption du projet de Code de l’Enfant, y compris d’autres thématiques identifiées par les enfants.
...Hier, lors de la cérémonie de clôture, Mouhamadou Lamine Diatta, maire de CME Koussy (Sédhiou) et porte-parole des 77 autres enfants, a confié que parmi leurs attentes figure en bonne place l'adoption du Code de l'enfant pour que chaque enfant puisse jouir de ses droits et de ses devoirs. "On veut aussi avoir un parlement national des enfants. Pour le suivi, on veut que chaque maire prenne ses plaidoyers, les envoie au niveau national, pour que chaque député puisse prendre part aux problèmes des enfants qui se posent dans telle localité. C'est pour ça qu'on veut adopter ce réseau d'enfants pour permettre à chaque enfant de donner son point de vue sur ses problèmes et voir ensemble comment on peut apporter des solutions, en faisant part aux députés pour qu'ils puissent nous aider dans la bonne marche.
Des députés ont laissé leurs activités et sont venus à notre rencontre, parler avec nous, échanger pour nous dire que nous allons faire. C'est une bonne marche dans l'issue de nos activités", a confié M. Diatta. Venu prendre part à cette rencontre, le député Samba Dang a laissé entendre qu'il est venu entendre les doléances des enfants, car en tant que député, il est obligé de prendre en compte les doléances des enfants, parce qu'une société est toujours déterminée par l'éducation qu'on donne à ses enfants.
"Ils ont le droit et nous allons nous battre pour que les enfants aient leur propre Parlement pour accompagner la loi de finances initiale afin que les préoccupations des enfants soient prises en compte dans cette loi de finances initiale. Mais surtout, dans les communes, que les budgets communaux prennent en compte les préoccupations des enfants afin que l'administrateur territorial, avant de valider le budget, prenne en compte les préoccupations des enfants.
Nous avons bien pris note de ces trois doléances et nous allons faire le maximum possible pour défendre ces trois doléances. Et nous allons nous battre pour que ces préoccupations figurent dans la loi de finances initiale. Je pense que parmi les points les plus essentiels reste l'éducation des enfants, des jeunes filles également. Il y a des endroits au Sénégal où l'éducation souffre, les filles ne vont pas à l'école, et celles qui y vont ne terminent pas leurs études. L'éducation pour tous est un droit fondamental, à plus forte raison pour les filles", a indiqué le député.







